Etude des niveaux de radioactivité dans les environs du centre de stockage CSFMA de l’Aube (2012-2013)

Réalisée à la demande de la CLI de Soulaines, cette étude poursuit le travail engagé en 2007 qui avait pour but de dresser un premier bilan environnemental après quinze années d’exploitation du centre de stockage des déchets radioactifs de l’Aube (CSA). Cinq ans plus tard, l’objectif est ici de suivre l’évolution des niveaux de radioactivité rencontrés et de permettre, à partir de nouvelles investigations, d’en élargir la connaissance.

A cette fin, le travail s’est articulé en 4 volets complémentaires visant à connaitre la situation radiologique actuelle et d’en évaluer les évolutions :

  • Volet 1 : Mesures dans l’environnement aquatique et terrestre du CSA et dans ses environs,
  • Volet 2 : Evaluation des niveaux d’irradiations autour du périmètre de l’installation nucléaire,
  • Volet 3 : Implantation de végétaux aquatiques afin d’évaluer la qualité radiologique des eaux de surface,
  • Volet 4 : Bio-surveillance réalisée par les abeilles au travers de l’analyse des produits de la ruche.

Accès au rapport de cette étude :

Rapport de l’étude 2012-2013 (volets 1,2 et 3)

Volet 4 (2012-2017) :

Rapport du volet 4 Biosurveillance par les abeilles (2017)

 

CLI du Nord-Cotentin : 4 associations de protection de l’environnement suspendent leur participation

ACROnique du nucléaire n°103

Dernière mise à jour : le 25 novembre 2013

Echanges de courriers entre les associations et le Conseil Général de la Manche, en charge des Commissions Locales d’Information (CLI) :

Courrier des associations (ACRO, CREPAN-FNE, CRILAN et Greenpeace) au Président du Conseil Général de la Manche le 30 octobre 2013 :
courrier au CG50 - 30.10.13

Réponse du Conseil Général de la Manche à ce courrier le 6 novembre 2013 :

CG50-06.11.13
CG50-p2-06.11.13

Réponse des associations (ACRO, CREPAN-FNE, CRILAN et Greenpeace) au courrier du Président du Conseil Général de la Manche le 14 novembre 2013 :

lettreCG50 14.11.13


Réponse du Conseil Général de la Manche du 20 novembre 2013 :

CG50-20.11.13

Suite : Quatre associations de protection de l’environnement se retirent des CLI du Nord-Cotentin

Ancien lien

Etude des niveaux de radioactivité dans les environs de la rade de Brest

Etude réalisée à la demande de la Commission d’Information auprès des sites d’exploitation des installations nucléaires des ports militaires de Brest et de l’Île Longue (juin 2013)

Etude des niveaux de tritium dans les eaux souterraines du Centre de Stockage de la Manche

ACROnique du nucléaire n°102

Résumé non technique

Le suivi de la qualité radiologique des eaux souterraines au droit du Centre de Stockage de la Manche (CSM) constitue un élément essentiel de la surveillance du site. A cette fin, les eaux prélevées à l’intérieur d’un puits de contrôle (piézomètre) se doivent d’être représentatives de l’aquifère concerné au moment du prélèvement.

Dans le cadre de la surveillance réglementaire du site, les prélèvements sont réalisés par l’ANDRA pour chaque piézomètre à une même profondeur, sans purge préalable de la colonne d’eau. Il existe donc une incertitude sur les données fournies par l’exploitant liée à la méthode de prélèvement retenue.

C’est pourquoi, la CLI du CSM a souhaité lancer une étude afin de déterminer si la contamination en tritium est homogène en fonction de la profondeur ou stratifiée et, par extension, de tester la méthode de prélèvement retenue par l’exploitant.

Cette étude a porté sur une sélection de 8 piézomètres dans lesquels un échantillonnage a été réalisé sur quatre profondeurs définies, dont celle sondée habituellement par l’exploitant.

Afin d’étudier l’influence éventuelle de la hauteur de nappe, dont les variations décrivent un cycle annuel, les prélèvements ont été renouvelés chaque trimestre pendant une année.

L’étude réalisée sur l’année 2012 montre que :

Sept piézomètres étudiés sur huit présentent une stratification notable des niveaux de tritium sur l’ensemble de sa colonne d’eau. Les différences observées peuvent atteindre un facteur 87 entre deux profondeurs successives et un facteur 250 le long d’une même colonne d’eau. Cette stratification varie au cours de la l’année.

Cette constatation montre qu’un prélèvement à une profondeur donnée, comme le fait l’exploitant, ne peut être représentatif de l’aquifère étudié et n’apporte donc qu’une information partielle de la situation radiologique présente.

Toutefois si l’existence avérée d’une non homogénéité des niveaux de tritium le long d’une même colonne d’eau a pu être mis en évidence ici, un tel phénomène reste difficile à interpréter. Une poursuite du travail sur une période plus longue complétée par des investigations complémentaires sur un nombre plus important de strates pourrait permettre d’affiner ces premières conclusions.

Pour voir l’intégralité de l’étude ACRO, réalisée à la demande de la Commission Locale d’Information du Centre de Stockage de la Manche, cliquez ici
Pour voir la présentation faite devant la Commission Locale d’Information du Centre de Stockage de la Manche, cliquez ici
Ancien lien

Concentration anormale en tritium dans l’eau de mer à proximité de l’usine Areva

ACROnique du nucléaire n°101

Communiqué de presse

Expertise du dossier de déclaration de modifications relatives aux rejets et aux prélèvements d’eau du C.N.P.E. de Belleville-sur-Loire

ACROnique du nucléaire n°103

Expertise du dossier de déclaration de modifications relatives aux rejets et aux prélèvements d’eau du C.N.P.E. de Belleville-sur-Loire

Incendie et défaillance d’une pompe primaire du réacteur n°2 à la centrale nucléaire de Penly : l’ACRO sur le pont !

ACROnique du nucléaire n°97 – juin 2012


Rappel de l’incident.

Dans la journée du 5 avril, deux départs de feu dans le bâtiment réacteur suivis d’une fuite sur une des quatre pompes du circuit primaire ont entraîné l’activation du plan d’urgence interne de l’exploitant, l’intervention des pompiers et l’arrêt du réacteur. L’autorité de sûreté nucléaire et son centre d’urgence (ASN + IRSN) ont été mobilisés au cours de cet événement.

Dès le 6 avril, après avoir adressé au président de la Commission Locale d’Information (CLI) une proposition de s’associer à des contrôles indépendants (courriel resté sans réponse à ce jour), l’ACRO est allée collecter de l’herbe avec l’aide de préleveurs volontaires dieppois. Les prélèvements ont été effectués à environ 2 km sous le vent de la centrale (voir carte jointe), mais notre équipe n’a pu s’approcher de la centrale du fait du verrouillage de ses abords par la gendarmerie.

Malgré les limites imposées à son intervention, l’ACRO a démontré une fois de plus sa capacité à réagir rapidement pour produire un contrôle indépendant nécessaire à une information pluraliste.

Les résultats d’analyses n’ont pas mis en évidence de contamination artificielle dans l’environnement terrestre mais cela ne signifie pas pour autant l’absence d’un impact plus proche de la centrale, notamment dans la zone touchée par les fumées provenant du bâtiment réacteur bien visibles sur les photos de presse.

Remarques et commentaires : EDF a précisé à de nombreuses reprises qu’il n’y avait aucune conséquence sur l’environnement.

S’il est indiqué que les effluents liquides radioactifs ont été collectés à l’intérieur du bâtiment réacteur, rien n’est dit dans les communiqués EDF et les rapports ASN concernant la gestion et le contrôle des effluents gazeux produits lors de ces incidents. Ces points devraient faire l’objet de précisions à donner à la CLI. Autre affirmation à justifier ou préciser : aucun intervenant n’aurait été contaminé aux dires de l’exploitant. Il n’en reste pas moins que les taux d’irradiation devaient être significatifs dans l’enceinte du bâtiment réacteur.

Par ailleurs, on peut noter que les enregistrements des débits de dose, sur le site et à ses abords, ne sont diffusés sur le Réseau National de Mesure (RNM) que jusqu’au 1er avril, juste avant l’incident, et qu’au 15 mai, il n’y avait toujours pas d’actualisation du RNM pour Penly.

Suite à cet événement, le réseau Sortir du nucléaire et le collectif Stop EPR ni à Penly ni ailleurs ont organisé une conférence de presse le 18 avril à laquelle l’ACRO était invitée à présenter les résultats de ses contrôles.

Le président de la CLI, M. Boulanger, a refusé l’accès à ces associations à la réunion de la CLI qui avait lieu le même jour au même endroit. Les citoyens dieppois et les élus écologistes qui avaient fait également le déplacement se sont heurtés au même refus.

On notera que la CLI dans son communiqué de presse du 18 avril mentionne le travail effectué par l’ACRO en s’en félicitant (!) et demande à EDF et à l’ASN une meilleure information sur l’incident.

Peut-on suggérer à M. Boulanger qu’il faudrait peut-être s’appuyer sur une structure indépendante et un questionnement malheureusement porté le plus souvent par les seuls associatifs au sein de la CLI pour permettre une information pluraliste.

Ancien lien

Résultats des analyses ACRO autour de la centrale nucléaire de PENLY suite aux incidents du 05/04/12

Aussitôt l’incident à la centrale de Penly connu, des préleveurs volontaires de l’ACRO ont effectué 3 prélèvements d’herbe sous les vents dominants de la centrale.

Les résultats d’analyse n’ont pas mis en évidence de contamination artificielle à 2 km de la centrale. Nous regrettons que nos préleveurs n’aient pas eu le droit de prélever plus près.

Le rapport d’analyse est en ligne sur notre site internet.

L’ACRO a démontré, une fois de plus, sa capacité à réagir rapidement pour produire un contrôle indépendant nécessaire à une information pluraliste.

La CLI a été invitée à s’associer à notre action mais n’a pas répondu.