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L’héritage radioactif de Chalk River

La construction d’un dépotoir pouvant stocker un million de mètres cubes de déchets faiblement radioactifs à Chalk River, en Ontario, suscite des craintes environnementales car l’emplacement choisi est à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais, la source d’eau potable de millions d’habitants du Canada.

L’équipe de Radio-Canada est donc venue enquêter sur le Centre de Stockage de la Manche qui est devenu une référence internationale pour les mauvaises pratiques en matière de gestion des déchets radioactifs. L’ACRO, qui effectue une surveillance citoyenne de site, a contribué au documentaire.

Le reportage a été diffusé à Découverte, dimanche 25 mars à 18h30 (HAE) à ICI Radio-Canada Télé :

L’ACRO a effectué quelques analyses de la radioactivité dans les environs du site de Chalk River qui font apparaître une faible contamination au cobalt-60 et au césium-137 des sédiments de la rivière des Outaouais. Du tritium a aussi été détecté dans l’eau. Voir le rapport d’analyse.

Appel aux dons exceptionnel : MERCI ! Grâce à vous nous pouvons poursuivre notre surveillance de la radioactivité dans l’environnement 

Fin 2017, l’ACRO lançait un appel aux dons exceptionnel, suite au non renouvellement par la nouvelle région Normandie de la subvention de 23 000 euros précédemment attribuée chaque année par la Basse-Normandie. Près de 300 donateurs y ont répondu. Cela montre leur confiance et leur adhésion à notre mission de vigilance citoyenne. Nous les remercions très chaleureusement.

Ainsi, nous avons récolté plus de 25 000 euros de plus que ce que nous recevons habituellement sur une année. C’est une somme importante, qui va nous permettre de boucler l’exercice 2017. Si nous avons gagné la « bataille » de la trésorerie, nous n’avons pas gagné celle du retour de cette subvention régionale, qui couvrait en partie les frais de l’Observatoire citoyen de la radioactivité dans l’environnement (OCRE).

Nous allons bien-sûr poursuivre nos actions de vigilance aux abords des sites nucléaires, car, une fois de plus en 2017, nous avons constaté que sans notre contrôle, des pollutions ne seraient pas révélées. En est-il ainsi de la contamination en américium et en plutonium du Ru des Landes, près du site de La Hague.

Pour cela, il nous faut assurer la pérennité de nos ressources financières, ce qui suppose plus d’adhérents, plus de donateurs. C’est pourquoi nous encourageons les lecteurs de ce texte à adhérer et/ou à nous soutenir financièrement si ce n’est pas déjà fait.


L’appel aux dons d’octobre 2017 :

La démarche que nous entreprenons aujourd’hui a un caractère exceptionnel : l’exercice financier 2017 devrait accuser un déficit élevé dû essentiellement à la non reconduction, par la nouvelle région Normandie, de la subvention annuelle de 23 000 euros que nous versait la Basse-Normandie jusqu’en 2016, car notre demande « ne répond pas aux nouvelles orientations de la politique environnementale de la Région Normandie ».

Et pourtant l’action de l’ACRO, grâce à son laboratoire agréé, à ses bénévoles et à son réseau de préleveurs volontaires, est plus que jamais pertinente et donc nécessaire. En effet, face au manque d’informations et aux pressions exercées par les acteurs de la filière nucléaire, l’ACRO agit tel un « contre-pouvoir » pour protéger les populations et leur environnement. Sans l’ACRO, des pollutions ne seraient pas révélées. Ainsi, récemment, nous avons mis à jour une pollution à l’américium et au plutonium aux abords des usines Aréva de La Hague suffisamment importante pour que l’exploitant annonce l’enlèvement des terres contaminées. Nous avons également donné l’alerte sur l’introduction de radioactivité dans des biens de consommation vendus pour des vertus soit disant de “bien être”.

Par ailleurs, l’ACRO siège dans plusieurs commissions mises en place par les pouvoirs publics au niveau local (les CLI par exemple) comme national. Il s’agit d’y relayer les attentes des citoyens en matière de transparence et de sûreté et d’y apporter notre expertise et notre vigilance. L’ACRO s’est ainsi très impliquée pour obtenir une transparence maximale sur le dossier de la cuve de l’EPR et sur les falsifications de pièces à l’usine du Creusot.

Malgré tout ce travail reconnu, l’ACRO fait face à des difficultés financières que nous espérons temporaires. Cela fragilise notre association alors que la vigilance citoyenne est plus que jamais nécessaire dans un contexte de plus en plus critique avec le vieillissement des centrales, les défauts de l’EPR, la gestion incertaine des déchets, etc…

Pour continuer nos actions, nous avons besoin de vous et de votre soutien financier. Sachez que 66% de votre don ou votre adhésion sont déductibles de votre impôt (dans la limite de 20% de vos revenus imposables); ainsi, par exemple, un don de 50 euros ne vous revient en réalité qu’à 17 euros. Vous pouvez effectuer votre versement par chèque (à envoyer à ACRO – 138 rue de l’église – 14200 Hérouville Saint Clair) ou en ligne sur https://www.acro.eu.org/agir-faire-un-don/

Voir ce communiqué en version PDF

Notre appel aux dons dans les médias :

L’ACRO assiste Greenpeace dans sa campagne de mesure de la radioactivité des fonds marins à Fukushima

Le Rainbow-Warrior III de Greenpeace est de nouveau à Fukushima pour une campagne de mesure de la contamination des fonds marins au large de la centrale accidentée de Fukushima daï-ichi.

L’ACRO est à bord pour assister Greenpeace dans cette opération. Chikurin, le laboratoire indépendant monté à Tôkyô avec le soutien de l’ACRO est aussi partenaire.

A suivre sur notre site dédié à la catastrophe de Fukushima.

Voir le témoignage de Mylène Josset, chargé d’études à l’ACRO, en mission sur le Rainbow Warrior III au large de Fukushima (site de Greenpeace)

Cahiers d’acteur de l’ACRO dans le cadre du débat public CIGEO

Dans le cadre du débat public CIGEO (stockage profond de déchets radioactifs à Bure), l’ACRO vient de publier 2 cahiers d’acteurs (pour consulter l’ensemble des cahiers d’acteurs sur le site officiel, cliquez ici) :

Cahier d’acteur de l’ACRO N°79

Cahier d’acteur de l’ACRO N°81

CLI du Nord-Cotentin : 4 associations de protection de l’environnement suspendent leur participation

ACROnique du nucléaire n°103

Dernière mise à jour : le 25 novembre 2013

Echanges de courriers entre les associations et le Conseil Général de la Manche, en charge des Commissions Locales d’Information (CLI) :

Courrier des associations (ACRO, CREPAN-FNE, CRILAN et Greenpeace) au Président du Conseil Général de la Manche le 30 octobre 2013 :
courrier au CG50 - 30.10.13

Réponse du Conseil Général de la Manche à ce courrier le 6 novembre 2013 :

CG50-06.11.13
CG50-p2-06.11.13

Réponse des associations (ACRO, CREPAN-FNE, CRILAN et Greenpeace) au courrier du Président du Conseil Général de la Manche le 14 novembre 2013 :

lettreCG50 14.11.13


Réponse du Conseil Général de la Manche du 20 novembre 2013 :

CG50-20.11.13

Suite : Quatre associations de protection de l’environnement se retirent des CLI du Nord-Cotentin

Ancien lien

Les becquerels ne sont pas bavards

Le Canard Enchaîné, 7 septembre 2011


Alors, Fukushima, c’est fini ? A en croire la discrétion des médias, oui. Mais en réalité, ça vient juste de commencer. Les Japonais continuent d’arroser en permanence les réacteurs, dont la température est stabilisée : aux alentours de 100°, quand même. Rappelons que, lorsque le tsunami a frappé, les réacteurs se sont arrêtés automatiquement, mais ont aussitôt commencé à chauffer dangereusement, car ils exigent d’être refroidis en permanence, même à l’arrêt. Or, l’alimentation en eau et en électricité ayant été coupée, et les générateurs de secours ayant failli, les combustibles des réacteurs 1, 2 et 3 ont atteint de telles températures qu’ils ont fondu et tout percé. Arroser jour et nuit est le seul moyen d’éviter que cela s’aggrave…
Mais à force d’arroser, plus de 120 000 tonnes d’eau contaminée ont fui et se sont accumulées dans les sous-sols des réacteurs, pas prévus pour faire office de piscines. Cette eau, il faut la pomper, la décontaminer, afin de l’utiliser pour arroser à nouveau, sans trop de rejets alentour. Environ 1500 personnes travaillent sur le site… « Il y en a pour des années, note le physicien nucléaire David Boilley, président de l’ACRO (1), qui revient du Japon où il effectue des séjours réguliers. Et cela pose de sérieux problèmes : si on n’arrose pas assez, ça chauffe. Si on arrose trop, ça inonde… ».
S’il n’y avait que ça ! Mais il y a aussi le combustible usé entreposé dans les piscines (du Mox, notamment), où il continue d’irradier et de chauffer (température stabilisée à 40°) : Tepco envisage d’aller le récupérer, l’an prochain si tout va bien, pour l’entreposer dans un endroit plus sécurisé. Quant au combustible fondu, le corium, « il est déjà évident que cela prendra au moins une vingtaine d’années avant de pouvoir le retirer », note David Boilley. Tout cela sous réserve, évidemment, qu’un nouveau séisme ne vienne pas infliger des dégâts qui pourraient réduire à néant ces bricolages de secours…
Et à part ça ? A part ça, on remarquera que les quatre cinquièmes des réacteurs nucléaires japonais sont à l’arrêt, mais que, curieusement, le pays ne s’est pas effondré : les Japonais ont réduit leur consommation, non sans mal, certes, mais ils ne sont pas revenus pour autant à la bougie. Et, comme c’est curieux, ils se sont mis à se poser des questions, laissant exploser leur colère, notamment sur les blogs : comment avons-nous pu croire aux promesses de ces « gens arrogants » ? Comment avons-nous pu nous laisser berner par les élus ? Les trois convictions sur l’énergie nucléaire – qu’elle est stable, raisonnable et sans danger – se sont effondrées, a constaté un pédégé lors d’un débat public (Japan Times, 9/8). Chez nous, tout va bien.

Jean-Luc Porquet

(1) Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest, sur le site de laquelle on trouvera le meilleur suivi quotidien de l’actualité de Fukushima (chronologie, synthèses, etc) : acro.eu.org

Ancien lien

Extraits du “Six – Sept” du 31 mai 2011

France-Inter

Frédéric Charles, correspondant au Japon, à 47’43 :

“Il faut se référer plutôt à une association française, pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest, ACRO par exemple, elle est plus indépendante que les officines du gouvernement japonais. L’ACRO affirme que la pollution radioactive à Fukushima est comparable à celle que l’on trouve aujourd’hui autour de Tchernobyl. Et cette pollution s’étend bien au-delà de la préfecture de Fukushima, ce que refuse d’admettre le gouvernement. Dans les légumes analysés à Sendai, au Nord de Fukushima, et plus au Nord encore, dans la préfecture de Miyagi, les teneurs en césiums 134 et 137 relevées dans les légumes sont supérieures aux limites fixées par la réglementation japonaise, ce qui les rend impropre à la consommation. Mais le gouvernement japonais se contente d’interdire la vente de produits agricoles cultivés dans un rayon seulement de 30 à 40, voire 50 km autour de la centrale, alors que la contamination, elle, est détectée à 270 km de la centrale, au Nord comme au Sud, jusqu’à Tokyo, dans des plantations de thé ou des stations de retraitement de l’eau.

Par ailleurs, le gouvernement ne dit pas aux habitants du Tohoku des zones sinistrées, “cessez de manger les légumes que vous cultivez”. De nombreux habitants ou des agriculteurs continuent d’en manger. Et la radioactivité relevée dans le sol des cours d’écoles primaires de cette région est aussi très élevée.”

La surveillance de l’environnement exercée par une association : l’observatoire citoyen de la radioactivité dans l’environnement

Contrôle n°188, juillet 2010

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