Tous les trimestres, nous publions un dossier thématique, une revue de presse, des résultats d’analyse de la radioactivité.

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Derniers numéros :

N°149 : 

N°148 : 20 ans de notre observatoire citoyen

N°147 : Étude des niveaux de radioactivité dans les environs du Centre de Stockage de l’Aube (CSA) – Les déchets du CSM et d’Orano – L’ACRO à la fête de la science

N°146 : Surveillance radioécologique réalisée autour de la centrale de Gravelines – 20 ans de surveillance citoyenne, aidez-vous à continuer ! – Distribution de comprimés d’iode autour des centrales nucléaires : la population mal protégée

N°145 : Surveillance radiologique du littoral normand 2023 – Traitement des combustibles nucléaires : quel avenir ?

N°144 : Le nucléaire français n’assume pas ses liens avec la Russie – Regard d’un haguais sur la décontamination du Ru des Landes – Pavlo, liquidateur – Petit point sur la catastrophe de Fukushima 13 ans après – Surveillance radiologique du plateau de la Hague 2022 ( printemps 2024)

N°143 : L’absorption de l’IRSN par l’ASN à marche forcée – Bilan 2022 de la surveillance radiologique de l’environnement autour des installations nucléaires de la Loire et de la Vienne (décembre 2023)

N°142 : Alors que les piscines françaises sont proches de la saturation, KEPCo va envoyer des combustibles en France – Le contrôle nucléaire recadré – Analyses environnementales du CNPE de Nogent sur Seine ( septembre 2023)

N°141 : L’humanité face au défi climatique – Quel avenir pour le combustible Mox et le retraitement ? – Au revoir Jean-Claude (juin 2023)

N°140 : D’où vient l’uranium importé en France ? – Nucléaire, un cycle du combustible grippé (mars 2023) Note d’information de l’ACRO

N°139 : Projet de construction de six EPR2 dont une première paire à Penly – Pollution au plutonium à La Hague révélée par l’ACRO (décembre 2022)

N°138 : Surveillance de la contamination de l’eau potable et de légumes autour de Valduc (septembre 2022)

N°137 : Résultats 2021 de la surveillance radiologique de l’environnement autour des installations nucléaires de la Loire et de la Vienne (juin 2022)

N°136 : Suivi du projet de la piscine nucléaire EDF à La Hague / Enquête publique sur la poursuite du démantèlement de la centrale de Brennilis (mars 2022)

Historiques des Acroniques


Rencontres ACRO : Conférences et débats à Caen le 9 mars 2016, 20H00.

A l’occasion des 30 ans de la catastrophe de Tchernobyl et des 5 ans de celle de Fukushima, l’ACRO vous invite à une rencontre, le mercredi 9 mars 2016 à 20h00, à la Maison des Associations de Caen, 7 bis rue neuve Bourg l’Abbé. Au programme :

– Fukushima 5 ans après, retour à l’anormal
Depuis le début de la catastrophe, l’ACRO effectue un suivi régulier de ses développements et de ses conséquences. Un bilan de la situation à la centrale et autour sera présenté à l’occasion du cinquième anniversaire.
Alors que quelques 100 000 personnes restent déplacées par cet accident, quels sont les défis qu’il reste à relever ?
Fin février 2016, l’ACRO était au Japon sur le Rainbow Warrior III de Greenpeace pour l’assister dans sa campagne de mesure de la pollution radioactive des fonds marins au large de la centrale. Un premier retour sera présenté.
– Tchernobyl : retour sur une catastrophe et ses conséquences
30 ans déjà ! une bonne partie de nos jeunes concitoyens n’ont pas « vécu en direct » la plus grande catastrophe nucléaire de notre histoire. Cette rencontre sera l’occasion de revenir sur les premiers jours de cet accident majeur, l’ampleur de la contamination radioactive des territoires et ses conséquences sanitaires actuelles et en devenir.
– Tchernobyl 30 ans après : bilan de la cartographie citoyenne
L’ACRO a mené d’octobre 2014 à février 2016 une grande campagne de prélèvements en France et en Europe afin de réaliser une cartographie citoyenne de la contamination actuelle en Césium-137, 30 ans après la catastrophe de Tchernobyl. Un bilan sera ainsi présenté lors de ces rencontres. En 30 ans, la radioactivité du césium-137 devrait avoir diminué de moitié par rapport à 1986 pourtant elle est loin d’avoir disparu.

Ces trois rapides présentations seront suivies d’un échange avec la salle oh combien important dans le contexte actuel concernant l’énergie nucléaire. Venez donc nombreux !

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L’ACRO assiste Greenpeace dans sa campagne de mesure de la radioactivité des fonds marins à Fukushima

Le Rainbow-Warrior III de Greenpeace est de nouveau à Fukushima pour une campagne de mesure de la contamination des fonds marins au large de la centrale accidentée de Fukushima daï-ichi.

L’ACRO est à bord pour assister Greenpeace dans cette opération. Chikurin, le laboratoire indépendant monté à Tôkyô avec le soutien de l’ACRO est aussi partenaire.

A suivre sur notre site dédié à la catastrophe de Fukushima.

Voir le témoignage de Mylène Josset, chargé d’études à l’ACRO, en mission sur le Rainbow Warrior III au large de Fukushima (site de Greenpeace)

Cuve de l’EPR, l’ACRO dénonce la politique du fait accompli

Le couvercle de l’EPR, attendu dans la journée à Flamanville, tout comme le fond de cuve, déjà en place, ont été déclarés non conformes aux règles de sûreté. Areva procède actuellement à des essais complémentaires pour tenter de qualifier l’acier qui a servi à leur fabrication. Sans attendre les résultats, le couvercle de l’EPR est apporté à Flamanville afin de préparer son installation. De nombreux instruments vont y être fixés. Areva et EdF tentent-elles de forcer la main des autorités avec cette politique du fait accompli ?

Alors que la Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a saisi le Haut Comité à la Transparence et à l’Information sur la Sécurité Nucléaire (HCTISN), avec notamment, comme mission, d’émettre un avis sur les “mesures prises par AREVA et EDF pour assurer l’information du public” sur ce dossier, il est cocasse de constater que c’est Greenpeace qui annonce l’arrivée de ce couvercle. L’ACRO siège dans le groupe de travail du HCTISN.

Etant donné l’importance de l’enjeu pour la sûreté de la cuve, dont la défaillance doit être exclue, il est inquiétant de voir avec quelle légèreté est traitée ce dossier par le fabricant et le client.

Cliquez ici pour voir la version PDF (CP du 12.02.16)

Fukushima, 5 ans après : quel impact sanitaire ?

A un mois du cinquième anniversaire de la catastrophe de Fukushima,
l’ACRO publie en ligne un premier rapport sur son impact sanitaire.
D’autres rapports vont suivre d’ici le 11 mars 2016. A retrouver sur
http://fukushima.eu.org

L’Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO) s’est
beaucoup investie à Fukushima en étant sur le terrain dès les premiers
jours. Elle a soutenu la création d’un laboratoire indépendant de la
radioactivité à son image au Japon qui est en pleine expansion :
http://chikurin.org

L’ACRO effectue aussi un suivi régulier des évènements sur place sur un
site Internet dédié : http://fukushima.eu.org

Enfin, à l’occasion du trentième anniversaire de la catastrophe de
Tchernobyl, l’ACRO a effectué une cartographie citoyenne de la pollution
radioactive rémanente à retrouver sur http://tchernobyl30.eu.org
Plus de 350 échantillons ont déjà été analysés.

Pastilles d’iode : les Français sont particulièrement mal protégés en cas d’accident nucléaire

Communiqué commun Greenpeace – ACRO

La France s’apprête à renouveler la distribution de comprimés d’iode dans un rayon de 10 km autour des 19 centrales nucléaires françaises sans prendre en compte, ni les enseignements des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, ni les recommandations européennes. Pour Greenpeace et l’Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO), cette distribution doit être étendue à 100 kilomètres autour des réacteurs nucléaires.

En effet :

  • Il existe un consensus international pour reconnaître que l’iode radioactif libéré lors d’un accident nucléaire peut être à l’origine d’une augmentation des cancers de la thyroïde chez les jeunes comme cela a été observé après la catastrophe de Tchernobyl, jusqu’à 500 km de la centrale accidentée.
  • Lors de l’accident de Fukushima, la zone dans laquelle la dose à la thyroïde pouvait dépasser les critères de prophylaxie fixés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (50 mSv sur les 7 premiers jours) s’étendait jusqu’à environ 50 km de la centrale bien que les rejets soient allés à 80% vers l’océan.
  • AtHLET, le groupe de travail européen sur l’urgence nucléaire, mis en place par les autorités de sûreté et les autorités compétentes en radioprotection, a conclu que l’évacuation doit être préparée jusqu’à 5 km et, la prophylaxie à l’iode ainsi que la mise à l’abri jusqu’à 20 km. Il recommande, en outre, qu’une stratégie soit mise en place pour évacuer jusqu’à 20 km et mettre à l’abri et protéger la thyroïde jusqu’à 100 km.
  • En Allemagne, la Commission de Protection Radiologique (Strahlenschutzkommission) a conclu qu’il pourrait être « nécessaire d’administrer de l’iode stable aux enfants, jeunes et femmes enceintes qui sont bien plus éloignés de la centrale (>100 km) mais sous les vents. Les calculs ont montré que les limites de dose peuvent être dépassées jusqu’à 200 km autour des centrales allemandes. Les distances supérieures à 200 km n’ont pas été étudiées » car cela couvre déjà presque tout le territoire national.

La France s’illustre par un paradoxe choquant : étant donné le nombre record de réacteurs nucléaires sur son territoire, sa population est l’une des plus exposées dans le monde au risque d’un accident nucléaire. Mais dans le même temps, elle est particulièrement mal protégée par le plan de distribution d’iode en vigueur. Cette situation n’est pas acceptable. Il y a donc urgence à appliquer les mesures que les autorités compétentes ont admises au niveau européen

La France doit étendre la pré-distribution d’iode stable jusqu’à 100 kilomètres autour des réacteurs nucléaires afin de pouvoir protéger plus efficacement sa population en cas d’accident grave. Au-delà de cette zone, les plans de distribution de l’iode en situation d’urgence doivent être évalués et testés.

Actuellement, la distribution des comprimés d’iode est :

  • dans un rayon de 20 km en Belgique ;
  • dans un rayon de 50 km en Suisse ;
  • dans tout le pays au Luxembourg, c’est à dire jusqu’à une centaine de kilomètres de la centrale française de Cattenom ;
  • et… dans un rayon de 10 km en France.

Surveillance radioécologique autour de la centrale nucléaire de Gravelines – 2014

Surveillance radioécologique réalisée autour de la centrale nucléaire de Gravelines – Bilan des résultats 2014

Rapport d’étude réalisé pour la Commission Locale d’Information de Gravelines, résultats, commentaires et mises en perspectives.

Analyses de sols alpins réalisées en 2015 pour “Les enfants de Tchernobyl”

Analyse des niveaux de radioactivité artificielle de sols des Alpes, en 2015.

Etude réalisée par l’ACRO pour l’association Les Enfants de Tchernobyl dans le cadre de la campagne Tchernobyl, 30 ans après?
Tous les résultats de cette opération sont disponibles sur la carte interactive : http://tchernobyl30.eu.org/resultats/