L’ACRO alerte sur une pollution à l’américium autour du ruisseau des Landes à la Hague et demande la transparence sur les origines et sur l’impact de cette pollution.

En octobre dernier, l’ACRO avait dénoncé la présence d’une pollution radioactive liée entre autre à la présence d’américium-241, élément réputé hautement radiotoxique, dans la zone publique située au Nord-Ouest du site AREVA la Hague, non loin de la source du ruisseau des Landes.

Les résultats de nos analyses avaient été présentés lors de la réunion de la Commission locale d’Information en octobre dernier, au cours de laquelle l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) avait jugé prendre « très au sérieux nos mesures ».

Suite à ces premières constatations, l’ACRO a décidé de continuer les investigations sur ses fonds propres afin de mieux cerner l’étendue des pollutions observées ainsi que leurs origines. Deux campagnes de prélèvement ont été réalisées les 17 octobre et 16 novembre dernier au cours desquelles ont été collectés une quarantaine d’échantillons.

Les nouveaux résultats obtenus sont sans appel : ils confirment nos premières analyses et de surcroît, montrent des niveaux de contamination encore plus importants en certains endroits. Outre l’américium-241, d’autres éléments radioactifs sont mesurés comme le césium-137, le cobalt-60, l’iode-129. Des mesures des isotopes du plutonium et de strontium-90 sont également en cours.

Nos résultats ont été présentés lors de la réunion de la Commission locale d’information qui se tenait ce 26 janvier à Beaumont-Hague. Sans attendre cette réunion, dans un communiqué publié le 24 janvier, AREVA reconnaissait la pollution et s’engageait à nettoyer la zone. Nous prenons note avec satisfaction de cette annonce qui montre une fois de plus l’importance de la surveillance citoyenne effectuée par l’ACRO.

Toutefois, l’expertise réalisée par l’exploitant, telle que présentée par AREVA lors de la réunion de la CLI, nous semble incomplète et les niveaux maxima relevés par ses mesures sont en dessous des nôtres.

C’est pourquoi, nous souhaitons que toute la lumière soit faite sur l’origine et sur l’impact de cette pollution. Nous avons  donc demandé qu’un groupe d’expertise soit créé sur ce sujet avec, notamment, l’accès à toutes les données environnementales de la zone Nord-Ouest, depuis la création de cette zone ouest de stockage des déchets. La CLI a validé cette demande.

D’autre part, nous restons vigilants et demandons qu’une expertise indépendante (à laquelle nous souhaiterions participer) soit menée à l’occasion des travaux de dépollution.

Communiqué ACRO du 26 janvier 2017. Voir la version PDF

Cliquez ici pour voir la synthèse des résultats

Voir la présentation ACRO lors de la CLI AREVA du 26/01/2017

Pollution en américium-241 dans la zone Nord-Ouest du site Areva-La Hague

La pollution à l’américium-241 augmente dans le nord-ouest du site Areva-La Hague : jusqu’à + 80% en 7 ans pour ce radioélément particulièrement radiotoxique.

Voir la note technique.

Concentration anormale en tritium dans l’eau de mer à proximité de l’usine Areva

ACROnique du nucléaire n°101

Communiqué de presse

Résultats des mesures ACRO au Japon

(mise à jour du 6 mars 2013)

Suite à la catastrophe de Fukushima, l’ACRO a étendu son observatoire citoyen de la radioactivité dans l’environnement au Japon.

Nous avons reçu des échantillons en provenance des provinces de Fukushima et de Miyagi qui mettent en évidence une contamination alarmante.

MARS 2011 :
Prélèvements de sol et eau (31 mars 2011)

AVRIL 2011 :
Légumes et des champignons prélevés dans la région de Sendai le 2 avril 2011 par l’équipe de tournage de “Compléments d’enquête” (France 2).
Sols en différents points au Japon (prélevés du 12 au 18 avril 2011)
Eau de mer prélevée à Soma, Préfecture de Fukushima (16 avril 2011)
Légumes achetés le 22 avril 2011 dans un supermarché d’Osaka

MAI 2011 :
Algues prélevées par Greenpeace International (du 5 au 9 mai 2011)
Herbe de la préfecture d’Ishikawa (14 mai 2011)
Sol, légumes et eau du Sud de la province de Miyagi (14 -18 mai 2011)
Sols des environs de Tokyo, (15-17 mai 2011)
Urines d’enfants vivant à Fukushima, (19-21 mai 2011)
Environs de l’usine d’incinération des boues de station d’épuration de Tokyo , Koutou-ku (22-25 mai 2011)

JUIN 2011 :
Sols et pâture des préfectures de Fukushima et Miyagi (5 mai 2011 – 4 juillet 2011)
Eau du robinet des provinces de Fukushima et Miyagi (8 juin 2011 – 19 juin 2011)
Légumes de la ville de Fukushima (18 juin 2011 – 20 juin 2011)

JUILLET 2011 :
Légumes et lait de la ville de Fukushima et de Miyagi (3 juillet 2011 – 5 juillet 2011)
Poissons collectés par Greenpeace (23 mai et 23-24 juillet 2011)
Suivi de la contamination et nouvelles analyses d’urines d’enfants  (juillet 2011)
Sols des préfectures d’Hokkaido, Kanagawa, Miyagi et Fukushima (28 juin – 31 juillet 2011)
Pommes de terre de la province de Fukushima (juillet 2011)

AOUT 2011 :
Poissons et algues du Tohoku collectés par Greenpeace (19-22 août 2011)

SEPTEMBRE 2011 :
Poissons et algues du Tohoku collectés par Greenpeace (13-14 septembre 2011)
Echantillons de Fukushima. (septembre 2011)

OCTOBRE 2011 :
Poissons et algues du Tohoku collectés par Greenpeace (12-13 octobre 2011)

NOVEMBRE 2011 :
Urines et poussières d’aspirateur (septembre – novembre 2011)
Etude sur des champignons de Kawamata dans la province de Fukushima (novembre 2011)

DECEMBRE 2011 :
Poissons et huitres du Tohoku (novembre – décembre 2011)

JANVIER 2012 :
Aliments de Ichinoseki dans la province d’Iwaté (mai 2011- janvier 2012)
Poussières d’aspirateur en provenance du Tôhoku (janvier 2012)

FEVRIER 2012 :
Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (février 2012)

MARS 2012 :
Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (février – mars 2012)

AVRIL 2012 :
Aliments provenant du Japon (juillet 2011 – avril 2012)
Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (avril 2012)

MAI 2012 :
Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (mai 2012)
Eaux et sols provenant de différents régions du Japon (février 2011 – mai 2012)

JUIN 2012 :
Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (juin 2012)
Analyse des dépôts atmosphériques aux alentours de l’incinérateur de Fuji – Préfecture de Shizuoka (juin 2012)
Analyse d’un frottis de cyanobactéries de Minami Soma, Fukushima Pref. (juin 2012)

JUILLET 2012 :
Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (juillet 2012)

AOUT 2012 :
Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (août 2012)

SEPTEMBRE 2012 :
Aliments provenant du Japon (août 2012 – septembre 2012)
Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (septembre 2012)

OCTOBRE 2012 :
Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (octobre 2012)

NOVEMBRE 2012 :
Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (novembre 2012)
Poussières d’aspirateur en provenance de différentes régions du Japon (novembre 2012)

DECEMBRE 2012 :
Urines d’enfants habitant dans la préfecture de Fukushima (décembre 2012)

JANVIER 2013 :
Complément alimentaire – calcium de corail provenant de l’île d’Okinawa (janvier 2013)
Urines d’enfants habitant dans la préfecture de Miyagi (janvier 2013)

Voir tableaux ci-dessous


 PRELEVEMENTS ENVIRONNEMENTAUX – PREMIERE CAMPAGNE : RESULTATS ACRO

 Commentaires :

– Lire le communiqué de presse du 11 avril 2011 au format html ou pdf.
– Lire le rapport d’analyse de la première campagne de prélèvements

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 PRELEVEMENTS DENREES ALIMENTAIRES – DEUXIEME CAMPAGNE : RESULTATS ACRO

Commentaires :

Les analyses montrent que les quatre échantillons (champignons et légumes) collectés dans la région de Sendai (80 km de Fukushima Daiichi) sont contaminés par des radioéléments artificiels caractéristiques des rejets de la centrale.
Les teneurs en césium mesurées dans les trois légumes (chou chinois, Komatsuna et Tsubomina) sont supérieures aux limites fixées par la réglementation Japonaise (500 Bq/kg) et sont impropres à la consommation.

Lire le rapport d’analyse de la deuxième campagne de prélèvements

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LEGUMES ACHETES DANS UN SUPERMARCHE A OSAKA : RESULTATS ACRO

Note : la provenance exacte des légumes est inconnue

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ND : Non Détecté


ANALYSES DE SOLS PRELEVES AU JAPON (12-18 avril 2011) : RESULTATS ACRO

Commentaires :

L’ACRO a reçu des prélèvements de sol effectués en différents point du Japon par des préleveurs japonais. A l’exception de la terre de Kobe, tous ces échantillons sont contaminés par de nombreux radioéléments qui proviennent des retombées de Fukushima.
Les activités massiques très élevées relevées dans la paille s’expliquent pas le fait que la paille est très légère : la même quantité de polluant retombant sur un mètre carré va entraîner une contamination au kilo beaucoup plus forte avec de la paille qu’avec de la terre.
Les premières mesures que nous avons faites sur la terre provenant de Fukushima avaient montré que l’iode 131 était prépondérant. Mais comme il a une demi-vie assez courte (8 jours), il disparaît relativement vite : les valeurs relevées lors de cette campagne sont plus basses que celles en césium.
En revanche, le tellure 129m se désintègre en iode 129 qui a une demie-vie très longue : 16 millions d’années. Il faudra surveiller cet élément dans les environs de la centrale.
A moyen terme, c’est le césium 137 qui va poser le plus de problèmes : les contaminations massiques relevées sont toutes sous la limite de 5 000 Bq/kg fixée par le gouvernement japonais pour la culture du riz.
Si l’on calcule la contamination en césium 137 en Bq/m2, toutes les valeurs relevées dans la préfecture de Fukushima sont supérieures à la limite de 185 000 becquerels par mètre carré qui ouvre le droit à la migration en Biélorussie.
La contamination relevée dans la province de Miyagi est aussi assez élevée, confirmant les fortes contaminations que nous avions relevées sur les légumes de cette préfecture.

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ANALYSE D’EAU DE MER PRELEVEE LE 16 AVRIL 2011 (Soma, Préfecture de Fukushima) : RESULTATS ACRO

Commentaires :

En temps normal, aucune contamination de l’eau de mer ne devrait être mesurée.
Les éléments trouvés à Soma, situé à plus de 40 km au Nord de la centrale, proviennent de la centrale de Fukushima. Ces polluants ont la propriété de se concentrer dans les êtres vivants.
Ainsi, la concentration en iode dans les algues peut être 1 000 à 10 000 fois plus élevée que dans l’eau de mer. C’est 10 à 100 fois plus chez les poissons et coquillages. Le césium peut être 10 à 400 fois plus concentré en fonction des espèces.

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ALGUES PRELEVEES EN MER DU 5 AU 9 MAI 2011 PAR GREENPEACE INTERNATIONAL : RESULTATS ACRO

Lire le communiqué de presse de Greenpeace
Lire le rapport d’analyse (en anglais)
Autres résultats d’analyse (prélèvements marins Greenpeace)

Les algues prélevées par Greenpeace International jusqu’à 80 km au Sud de la centrale de Fukushima sont toutes contaminées à des niveaux alarmants, sauf une collectée au large.
La concentration en iode 131 dépasse largement la limite de 2 000 Bq/kg fixée par le gouvernement japonais pour la mise sur le marché des aliments.

La contamination en césium 134 et 137 est aussi significative et dépasse toujours la limite de 500 Bq/kg fixée par les autorités japonaises.

Ces algues ont été prélevées presque un mois après le colmatage de la fuite du réacteur n°2 qui a contaminé massivement la mer. Cela montre que, contrairement à ce qui avait été annoncé, la pollution persiste.

Si les algues sont contaminées à de tels niveaux, l’eau de mer doit l’être aussi. Mais les analyses effectuées par les autorités japonaises ne sont pas assez précises : en-dessous de la limite de détection de 4 Bq/l pour l’iode 131, 6 Bq/l pour le césium 134 et 9 Bq/l pour le césium 137, il est annoncé “non détectable”. Or il est nécessaire d’avoir des limites plus basses, car la vie marine a tendance à concentrer cette pollution. La pollution en iode peut être 1 000 fois plus forte dans une algue que dans l’eau.
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Herbe de la préfecture d’Ishikawa (14 mai 2011)

herb 110621 fr


Sol, légumes et eau du Sud de la province de Miyagi (14 -18 mai 2011)

Télécharger le rapport d’analyse (en anglais)

Commentaires :

Tous les légumes récoltés au Sud de la province de Miyagi sont contaminés à des niveaux qui autorisent leur mise sur le marché.
Les sols des fermes où ont été faits les prélèvements de légume sont aussi contaminés à des niveaux qui autorisent la culture du riz. Dans tous les cas, la contamination en césium est inférieure à 5 000 Bq/kg qui est la limite fixée par les autorités japonaises.
Cependant, il est important de noter qu’il n’y a pas de limite d’innocuité en ce qui concerne la radioactivité.
La contamination surfacique de la ferme F est supérieure à la limite biélorusse de 37 000 Bq/m2 qui implique un contrôle radiologique périodique.
Aucune eau n’est contaminée.

sols miyagi kg fr

sols miyagi m2 fr

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eaux miyagi fr

Environs de l’usine d’incinération des boues de station d’épuration de Tokyo, Koutou-ku (22-25 mai 2011)

Commentaires :

Les environs de l’usine d’incinération des boues situées dans la baie de Tôkyô sont fortement contaminés. Cette pollution vient très probablement en grande partie des fumées de l’usine d’incinération qui a brûlé des boues radioactives. La contamination surfacique des sols en césium 137 est supérieure à la limite biélorusse de 37 000 Bq/m2 qui implique un contrôle radiologique périodique.
La contamination des végétaux est aussi élevée. La forte différence entre les herbes sèches et la mousse vient du fait que les résultats sont exprimés par kilo de matières.
Il conviendrait de faire une étude plus détaillée de la contamination de cette zone.

sols koutou ku kg fr

sols koutou ku m2 fr

leg koutou ku fr

Sols des environs de Tokyo (15-17 mai 2011)

Commentaires :

Tous les échantillons de terre prélevés dans les environs de Tôkyô sont contaminés par les retombées de la catastrophe de Fukushima à des niveaux significatifs.
Dans la ville de Kashiwa (province de Chiba), la contamination surfacique des sols en césium 137 est supérieure à la limite biélorusse de 37 000 Bq/m2 qui implique un contrôle radiologique périodique.
Il conviendrait de faire une étude plus détaillée de la contamination de cette zone.

sols env tokyo kg fr

sols env tokyo m2 fr


Urines d’enfants vivant à Fukushima (19-21 mai 2011)

Communiqué de presse ACRO html ou pdf
Télécharger le rapport d’analyse (en anglais)

urine fr± 2σ


Sols et pâture des préfectures de Fukushima et Miyagi (5 mai 2011 – 4 juillet 2011)

Télécharger le rapport d’analyse (en anglais)

Commentaires :

Tous les sols sont contaminés par les retombées de la catastrophe de Fukushima par du césium 134 et du césium 137.  Toutes les contaminations massiques sont inférieures à la limite de 5 000 Bq/kg fixée par les autorités japonaises pour la culture du riz.
Les deux premiers échantillons de sols (de Gyufun et Ochiba) ont été prélevés en serre, à l’abri de la pluie, et sont donc moins contaminés.
En deux endroits la contamination surfacique dépasse les 37 000 Bq/m2 qui nécessite une surveillance régulière en Biélorussie.
La pâture est aussi contaminée par les césiums 134 et 137, mais à des niveaux qui permettent le pâturage.

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Eau du robinet des provinces de Fukushima et Miyagi (8 juin 2011 – 19 juin 2011)

tab 110629 eaux fr

 

Légumes de la ville de Fukushima (18 juin 2011 – 20 juin 2011)

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Légumes et lait de la ville de Fukushima et de Miyagi (03 juillet 2011 – 05 juillet 2011)

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Poissons du port d’Onahama, province de Fukushima (23 mai 2011 et 23–24 juillet 2011)

Ces poissons ont été prélevés par Greenpeace auprès de pêcheurs du port d’Onahama.

Ils sont tous contaminés, certains ont une concentration totale en césium radioactif qui dépasse 500 Bq/kg, la limite fixée par les autorités japonaises pour la nourriture.

Si les poissons sont contaminées à de tels niveaux, l’eau de mer doit l’être aussi. Mais les analyses effectuées par les autorités japonaises ne sont pas assez précises : en-dessous de la limite de détection de 4 Bq/l pour l’iode 131, 6 Bq/l pour le césium 134 et 9 Bq/l pour le césium 137, il est annoncé “non détectable”. Or il est nécessaire d’avoir des limites plus basses, car la vie marine a tendance à concentrer cette pollution.

poissonsGP

± 2σ 


Suivi de la contamination des urines de 10 enfants de la ville de Fukushima (mai – juillet 2011)

Lire le communiqué de presse de l’ACRO
Commentaires :

A la demande de citoyens japonais, l’ACRO a analysé les urines de 18 enfants japonais de la province de Fukushima et de Tokyo et ses environs.

Les urines des 15 enfants de Fukushima ont été ou sont contaminées par les retombées radioactives de la centrale accidentée située à une soixantaine de kilomètres. Ce qui signifie que les enfants eux-mêmes ont été ou sont contaminés. En revanche, nous n’avons détecté aucune contamination chez les 3 enfants de Tokyo et des environs.
Alors que les tests effectués par les autorités japonaises donnent environ un enfant de Fukushima sur deux contaminé, nous obtenons 100%. Cette différence s’explique par le fait que les mesures officielles ne sont pas assez précises et ne permettent pas de détecter toutes les contaminations.

Les 10 premiers enfants sont les mêmes que lors de notre précédente campagne de mesure (résultats rendus publics le 30 juin). 9 d’entre eux ont quitté la province de Fukushima depuis. Un seul est resté (U2).
U6 a été évacué à la fin mars. Les enfants U3 et U4 ont été évacués dès la fin mai. 3 sont partis fin juin, début juillet et 3 autres au début des vacances scolaires après le 22 juillet.

Enfin, les 5 nouveaux enfants vivent à proximité de la ville de Fukushima. Mais un a été évacué fin mai (U14).

U11 et U12 fréquentent le même lycée et ont souvent des activités sportives sur le même terrain. La différence de contamination pourrait être due à la nourriture.

Plus de quatre mois après les rejets massifs de radioactivité dans l’environnement, tous les enfants qui étaient à Fukushima au moment des prélèvements ont leurs urines marquées alors que leurs parents font des efforts pour limiter cette contamination interne. L’évacuation est un moyen de diminuer la contamination. Les variations de contamination interne entre les différents enfants pourraient être dues à la nourriture. 

Il est important d’effectuer une surveillance précise, systématique et régulière de la contamination interne des enfants de Fukushima. Les familles doivent avoir accès à la mesure pour les aider à réduire cette contamination.

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σ

 Analyses d’urines de 5 autres enfants de la préfecture de Fukushima (23-26 juillet 2011)

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± 2
σ

 Analyses d’urines de 3 autres enfants autour de Tokyo (juillet 2011)

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Sols des provinces d’Hokkaido, Kanagawa, Miyagi et Fukushima (28 juin – 31 juillet 2011)

Commentaires :

A Kosugō, dans la ville de Shiraishi, située au Sud de la province de Miyagi à 75 km de la centrale de Fukushima, la contamination totale en césium est de 343 000 Bq/m2. En Biélorussie, la population aurait le droit de migrer.
Dans la ville de Kakuta, située dans la province de Fukushima à 66 km de la centrale, la contamination totale en césium est de 163 000 Bq/m2. En Biélorussie, cela impliquerait un contrôle radiologique périodique.
On trouve une contamination significative jusqu’à Yokohama située à environ 300 km de la centrale. La ville de Furano, à Hokkaido, est à 670 km de la centrale.

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Pommes de terre prélevées dans la province de Fukushima (juillet 2011)

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Poissons et algues du Tohoku (19-22 août 2011)

Poissons et algues prélevés par Greenpeace

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Poissons et algues du Tohoku (13-14 septembre 2011)

Poissons et algues prélevés par Greenpeace

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Echantillons de Fukushima (septembre 2011)

Echantillons rapportés par un réalisateur français. Les indications de lieu ne sont pas confirmées.
Le point chaud de Kawamae-cho est connu de la population locale.

johnson sols fr

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Poissons et algues du Tohoku (12-13 octobre 2011)

Poissons et algues prélevés par Greenpeace

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ND : Non Détecté

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ND : Non Détecté


Urines d’enfants et poussières d’aspirateur (septembre – novembre 2011)

Lire le communiqué de presse de l’ACRO

Les poussières d’aspirateur toutes contaminées

L’ACRO a, à la demande de citoyens japonais, analysé les poussières d’aspirateur de 13 habitations situées dans un rayon de 200 km autour de la centrale. A l’exception d’Osaka, prise comme référence car située à 600 km de la centrale, toutes ces poussières sont contaminées en césium 137 et 134 suite à la catastrophe de Fukushima.

C’est dans le district de Watari de la ville de Fukushima que la contamination est la plus forte avec presque 20 000 becquerels par kilo pour les deux césiums. Ce district, situé à une cinquantaine de kilomètres de la centrale, est connu pour être particulièrement contaminé et la vente de riz vient d’y être interdite.

Les habitations sont aussi contaminées de manière significative jusqu’à Ichinoseki dans la province d’Iwaté vers le Nord ou Kashiwa dans celle de Chiba vers le Sud, située dans la banlieue Nord de Tokyo. Dans ces deux villes, connues pour être particulièrement contaminées, bien que situées à environ 200 km de la centrale, la contamination des poussières atteint presque 6 000 becquerels par kilo.

Nous ne connaissons pas la date de collecte des poussières par chaque aspirateur. Au Japon, on enlève ses chaussures avant d’entrer chez soi.

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Les urines des enfants encore contaminées

L’ACRO a continué à analyser des urines d’enfants à la demande de citoyens japonais. Même s’il n’y a plus 100% des urines analysées en provenance de Fukushima contaminées, ce qui est une bonne nouvelle, de nombreux enfants continuent à être contaminés à des niveaux qui ne baissent pas depuis nos premières analyses du mois de mai.

Certains de ces enfants vivent dans les habitations où l’on a contrôlé les sacs d’aspirateur. Mais il ne semble pas y avoir de corrélation claire entre la contamination des poussières et des urines. Cela nous conduit à pointer du doigt la nourriture comme principal mode de contamination interne des enfants.

Les urines les plus contaminées sont à Ichinoseki dans la province d’Iwaté à presque 200 km de la centrale accidentée.

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Urines d’enfants du Kantô

Pour la première fois, nous avons trouvé une contamination des urines d’un enfant de Tokyo.

Cela provient très probablement de l’alimentation.

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Etude sur des champignons de Kawamata dans la province de Fukushima (novembre 2011)

Commentaires :

Les champignons (Hiratake) ont été analysés en frais. Ils ont ensuite été trempés dans de l’eau pendant une demi-heure, puis cuits pendant 15 min en milieu acide (eau+vinaigre) ou dans une eau salée. En analysant l’eau issue de ces processus, il apparaît que seulement 11% du césium est passé dans l’eau de trempage. En revanche entre 31 et 32% du césium est passé dans l’eau de cuisson.

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Poissons et huitres du Tohoku (novembre – décembre 2011)

Commentaires :

Ces poissons et huitres ont été rapportés par des journalistes français. La concentration en césium dans les poissons est inférieure à la limite maximale actuelle de 500 Bq/kg. Mais pour deux des poissons, elle est supérieure à la future limite de 100 Bq/kg.
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Aliments de Ichinoseki dans la province d’Iwaté (mai 2011 – janvier 2012)

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Poussières d’aspirateur en provenance du Tôhoku (janvier 2012)

L’ACRO a aussi analysé de nouvelles poussières d’aspirateur en provenance des provinces Fukushima et Miyagi : nous confirmons que les poussières sont toutes contaminées à des niveaux élevés. A titre de comparaison, les autorités japonaises ont fixé à 8 000 Bq/kg la limite à partir de laquelle un déchet est considéré comme radioactif. C’est le cas de 2 de ces poussières qui ne peuvent donc pas être mises aux ordures ménagères.
Un contrôle systématique de la contamination des maisons nous paraît nécessaire.

dust 120222 fr


Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (février 2012)

L’ACRO continue à faire face à une forte demande d’analyses d’urine en provenance du Japon et continue donc analyser gratuitement ces échantillons. Cette fois-ci, les urines viennent de provinces plus éloignées de la centrale Fukushima.
Les résultats montrent, qu’un an après le début de la catastrophe, les urines des enfants continuent à être contaminées. Ils mettent en évidence une contamination des urines jusqu’à Ôshû (province d’Iwaté) située à environ 220 km de la centrale. Dans la province plus proche de Miyagi, les urines des enfants sont aussi contaminées. C’est en particulier le cas à Marumori.
L’échantillon n°11 provient de la même petite fille d’Ichinoseki que la dernière fois. On note une baisse significative de la contamination. Les parents consommaient des légumes du jardin des grands-parents sans se douter que ceux-ci puissent être contaminés. Le test des urines fourni par l’ACRO leur a permis de changer leur habitude alimentaire et de mieux se protéger.

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Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (février – mars 2012)

Commentaires (urines analysées de mars à juin 2012)

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Aliments provenant du Japon (juillet 2011 – avril 2012)

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Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (avril 2012)

Commentaires (urines analysées de mars à juin 2012)

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Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (mai 2012)

Commentaires (urines analysées de mars à juin 2012)

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Eaux et sols provenant de différents régions du Japon (février 2011 – mai 2012)

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Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (juin 2012)

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Commentaires (urines analysées de mars à juin 2012)

L’ACRO continue à faire face à une forte demande d’analyses d’urine en provenance du Japon et continue donc son aide. Nous présentons ici 59 nouveaux résultats.
Tous les résultats des analyses sur des enfants à Tôkyô et sa banlieue ne montrent pas de contamination, à l’exception d’un enfant de la ville de Matsudo, dans la province de Chiba.
Moins loin de la centrale, des enfants présentent toujours une contamination de leurs urines, plus d’un an après les rejets massifs dans l’environnement. C’est le cas en particulier dans la province de Fukushima, mais aussi dans les provinces voisines de Miyagi et de Tochigi. Ces contaminations sont faibles, mais persistent dans le temps.
A Kurihara, dans la province de Miyagi, ce sont tous des enfants d’agriculteurs qui mangent des produits de la ferme. Les niveaux de contamination de leurs urines sont similaires variant de 1,68 à 2,5 Bq/l pour les deux césiums.
Pour 5 personnes, il s’agit d’un suivi. Dans tous les cas, il y a une baisse de la contamination, ce qui montre l’utilité de ce genre de test qui permet aux personnes concernées de faire attention.


Analyse des dépôts atmosphériques aux alentours de l’incinérateur de Fuji – Préfecture de Shizuoka (juin 2012)

L’ACRO a été sollicitée par une association de Shizuoka inquiète par l’incinération de débris du tsunami potentiellement contaminés.
L’association avait disposé du papier filtre dans des bacs en plusieurs lieux autour de l’usine d’incinération pour récolter les poussières et nous a demandé de faire les analyses. Nous avons trouvé du césium en faible quantité sur un échantillon. Il ne nous est cependant pas possible de quantifier le césium car l’échantillon n’est pas homogène.

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Analyse d’un frottis de cyanobactéries de Minami Soma, Fukushima Pref. (juin 2012)

Une mystérieuse poudre noire qui concentre des radioéléments rejetés massivement lors de la catastrophe de Fukushima a suscité beaucoup d’inquiétude et d’interrogations.
Il s’agirait de cyanobactéries.
L’ACRO a donc été sollicitée pour faire une analyse d’un frottis à l’acide de cette poudre prélevée sur un pont de Minami-Sôma.
Nous n’avons fait qu’une analyse par spectrométrie gamma.

L’échantillon analysé contenait les cyanobactéries prélevées et le papier filtre qui a servi au frottis.
Il est donc impossible d’en déduire une concentration en becquerels par kilogramme et les résultats affichés sont en becquerels dans l’échantillon.

Il apparaît une très forte contamination en césium 134, 137 et argent 110, ce qui confirme que les cyanobactéries concentrent la pollution radioactive.

L’échantillon analysé contient du césium 134 et 137, ainsi que de l’argent 110, comme l’échantillon de terre provenant de la même ville (https://www.acro.eu.org/OCJ_fr.html#34).
En particulier, nous n’avons trouvé ni cobalt 60, ni américium 241, ce qui rend peu plausible l’hypothèse qu’il s’agit de combustible nucléaire.

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Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (juillet 2012)

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Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (août 2012)

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Aliments de différentes régions du Japon (août – septembre 2012)

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Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (septembre 2012)

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Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (octobre 2012)

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Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (novembre 2012)

La ville d’Itô, dans la province de Shizuoka, est à 350 km de la centrale de Fuksuhima daï-ichi.

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Poussières d’aspirateur en provenance de différentes régions du Japon (novembre 2012)

L’ACRO a refait une campagne de mesure des poussières d’aspirateur de maisons japonaises.
Les maisons choisies sont les mêmes que celles de l’an dernier, plus cinq nouvelles.
L’intérieur des maison demeure très contaminé par endroit.
A partir de 8 000 Bq/kg pour la somme des deux césium, les sacs d’aspirateur sont considérés comme des déchets radioactifs et ne peuvent donc pas être traités comme des ordures ménagères. C’est encore le cas dans 4 maisons.

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Urines d’enfants habitant dans la préfecture de Fukushima (décembre 2012)

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Complément alimentaire – calcium de corail provenant de l’île d’Okinawa (janvier 2013)

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Urines d’enfants habitant dans la préfecture de Miyagi (janvier 2013)

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Contrôle du couvert végétal en Europe

 


Contrôle des retombées consécutives au passage du nuage « radioactif » en provenance du Japon

Analyse d’échantillons de lait en France :

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ND : Non Détecté
Les éléments recherchés prioritairement correspondent aux radioéléments prépondérants dans le panache de rejets mesuré à proximité de la centrale de Fukushima : iode-131 (131I), césium-134 (134Cs) et césium-137 (137Cs)

Analyse du couvert végétal en Suisse et au Luxembourg :

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ND : Non Détecté
Les éléments recherchés prioritairement correspondent aux radioéléments prépondérants dans le panache de rejets mesuré à proximité de la centrale de Fukushima : iode-131 (131I), césium-134 (134Cs) et césium-137 (137Cs)

Analyse du couvert végétal (herbe) en France :

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ND : Non Détecté
Les éléments recherchés prioritairement correspondent aux radioéléments prépondérants dans le panache de rejets mesuré à proximité de la centrale de Fukushima : iode-131 (131I), césium-134 (134Cs) et césium-137 (137Cs)

Poursuite de la surveillance : analyses ponctuelles (plantes séchées)

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ND : Non Détecté
Poursuite de la surveillance : analyses ponctuelles (herbe)

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ND : Non Détecté
Contrôle des retombées d’iode 131 en France (herbe)

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ND : Non Détecté


Télécharger le communiqué n°3 ACRO du 22 avril 2011
Télécharger le communiqué n°2 ACRO du 13 avril 2011
Télécharger le communiqué de presse ACRO du 4 avril 2011

Depuis l’arrivée de gaz et de particules radioactifs en provenance du Japon, le laboratoire d’analyses de l’ACRO – en partenariat avec Greenpeace France – a effectué des contrôles en différents endroits du territoire métropolitain. L’objectif final était de savoir si la chaîne alimentaire pourrait être affectée. Pour accéder à cette connaissance, le niveau de contamination du couvert végétal (l’herbe) est régulièrement examiné ; c’est l’axe prioritaire de la surveillance. Au vu des résultats obtenus, des investigations complémentaires ont été réalisées sur du lait.

Le territoire métropolitain a été surveillé une première fois entre le 25 et le 31 mars, soit au plus tard, quelques jours après l’arrivée des masses d’air contaminées en provenance du Japon. Constatant la présence d’iode radioactif (iode-131) dans le couvert végétal de certains lieux mais également une augmentation de la contamination de l’air, entre le 27 et le 31 mars 2011, une seconde évaluation a été organisée une semaine plus tard, le dimanche 3 avril. Celle-ci a confirmé la présence d’iode radioactif (iode-131) sur pratiquement l’ensemble du territoire français avec des niveaux supérieurs à ceux mesurés lors de la première campagne. Du césium 137 a également été détecté dans le couvert végétal à des concentrations qui restent cependant faibles.

Afin de suivre l’évolution de ces niveaux de contamination, une troisième campagne de prélèvements a été réalisée entre le vendredi 8 et le dimanche 10 avril 2011. Les résultats confirment la très large étendue géographique des retombées (tous les prélèvements effectués révèlent la présence d’iode radioactif (iode-131). A la différence des précédentes campagnes, les concentrations en iode-131 commencent à diminuer et du césium-134 est détecté dans deux échantillons contenant également du césium-137.

A la demande de particuliers, des prélèvements d’herbe ont été réalisés en Suisse et au Luxembourg, leur résultats confirment que des retombées ont encore eu lieu entre le 13 et le 27 avril 2011 (voir résultats ci-dessus).

Une quatrième campagne a été organisée au mois de mai 2011 (entre le 03 et le 26), les résultats ne révèlent plus la présence d’iode-131, alors que le césium-137 est encore présent sur certains sites.

Rappelons que cette contamination, aussi faible soit-elle actuellement, n’est pas normale et ne doit pas être banalisée. En effet, avant la catastrophe de Fukushima, on ne trouvait ni iode 131, ni césium 134, ni césium 137 dans l’herbe en France.

Remerciement et poursuite :
L’ACRO tient à remercier toutes les équipes qui ont œuvré à l’échelle du territoire français pour collecter de manière méthodique et codifiée les échantillons indispensables à obtenir une vision synthétique de la situation des dépôts radioactifs sur le territoire Français.

 

Nos actions ont un coût et nous avons besoin de votre soutien pour continuer. Si vous pensez que l’ACRO est utile, adhérez ou envoyez un don !

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 Contexte :

Les évaluations faites par les autorités prédisent un impact très faible du panache radioactif en France. Celles-ci sont confirmées par les mesures dans l’air effectuées en France et par différents pays sur le passage du nuage. Cependant, la situation reste critique au Japon, et les rejets continuent à la centrale de Fukushima dai-ichi.

L’ACRO, qui a été créée à la suite de la catastrophe de Tchernobyl afin d’analyser les retombées de son nuage, se doit d’être vigilante. Les prélèvements d’herbe réalisés ont permis d’évaluer les potentielles retombées sur le sol des particules radioactives qui auraient pu être présentes dans l’air en provenance du Japon. Des prélèvements ont été renouvelés pendant les semaines suivantes, en fonction de la situation au Japon.

Les analyses ont été effectuées au laboratoire de l’ACRO. Chaque analyse demande plusieurs heures de comptage (12 à 24h).

Quelques éléments de compréhension :

L’air transporte toutes sortes de substances radioactives sous la forme de gaz, ou associées aux particules les plus fines et dénommées aérosols. Avec la distance, le niveau de contamination de l’air diminue. L’une des raisons tient dans l’existence de dépôts. Par temps sec, les éléments sous forme d’aérosols ou de gaz contenus dans une masse d’air vont se déposer lentement le long du parcours. On parle de « dépôts secs ». Le relief, la nature du couvert végétal et le vent influencent l’intensité de ces dépôts.

Par temps de pluie, les gouttes d’eau en se formant emprisonnent les aérosols puis lors de leur chute précipitent ceux contenus dans la masse d’air située entre le sol et les nuages. On parle alors de lessivage dans et sous le nuage, finalement de « dépôts humides ». Les quantités déposées par temps de pluie sont toujours plus importantes que par temps sec.

Les dépôts vont d’abord être en partie captés par les surfaces végétales comme les feuilles, les brins d’herbe, etc.

Pourquoi s’intéresser à l’herbe

Le couvert végétal, notamment l’herbe, va être concerné (au premier plan) par les dépôts. Son analyse par spectrométrie gamma renseigne bien souvent mieux sur la situation globale que l’analyse directe de la masse d’air (les aérosols) compte tenu des différences dans les méthodes d’analyses.

Contrôler l’herbe qui sera broutée par les vaches, brebis, … c’est également la possibilité de savoir si la chaîne alimentaire, particulièrement la viande et le lait pourront être concernés. Contrôler l’herbe, c’est aussi la possibilité d’en savoir plus sur le niveau de contamination éventuel des légumes feuilles comme les salades par exemple.

En conclusion, organiser un contrôle du couvert végétal (de l’herbe) c’est donc accéder à la connaissance de ce qui va réellement « retomber » et se permettre d’estimer préventivement le risque lié à la consommation de divers produits alimentaires.

Méthodologie


  Sur le terrain :

Il est indispensable de choisir un endroit assez éloigné des arbres, haies, maisons. L’endroit doit être le plus possible dégagé, particulièrement dans un rayon d’une vingtaine de mètres. Généralement, on privilégie le centre d’un champ car les différents obstacles modifient les retombées.

Le couvert végétal ne doit pas s’apparenter à de hautes herbes ; ce peut être un gazon non tondu ; il est souhaitable que la hauteur de l’herbe soit au moins d’une dizaine de centimètres.

 Une surface de 1m2 est délimitée. Pour chaque site, les 2 premiers centimètres (le mât) sont systématiquement écartés et la collecte concerne un nombre d’unité d’1m² suffisant pour couvrir les besoins (au moins 250 g).

Au laboratoire :

Au sein du laboratoire ACRO, les échantillons font l’objet d’une analyse qualitative et quantitative par spectrométrie gamma selon méthode interne. Les brins d’herbe sont coupés en longueur d’environ 5cm dans un bac propre puis homogénéisé manuellement.

Après quoi, une quantité de 250g de matière fraîche est conditionnée dans un conteneur SG500 comme le montrent les photos ci-dessous. En attente d’un créneau d’analyse, les échantillons sont conservés à 4°C ; l’analyse est réalisée le plus rapidement possible.

Cette méthode interne garantit :

Ø  l’absence de pertes des halogènes et autres volatils car il n’y a pas de séchage notamment avec une étuve ventilée ;

Ø  d’avoir des échantillons comparables car tous d’une densité de 0,5 ce qui n’est pas le cas après séchage et broyage ;

Ø  de ne pas trop “diverger” par rapport à la courbe d’efficacité théorique (densité 0,5 contre 1) et de pouvoir en conséquence faire une correction d’atténuation

Ø  une évaluation rapide

 Qualifications du laboratoire ACRO

Le laboratoire de l’ACRO est agréé pour la mesure des radioéléments émetteurs gamma dans différentes matrices et la mesure du tritium dans l’eau, dans le cadre du réseau national de mesure de la radioactivité dans l’environnement (RNM).

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