Results of ACRO’s monitoring in South Korea

(8th of October 2012 update)

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After the nuclear disaster of Fukushima, ACRO has extended its Citizen Watch of Radioactivity in the Environment to Japan.
We also received samples from South Korea.

AUGUST 2011 :
Samples collected in eastern South Korea

DECEMBER 2011
Wallpaper sample from South Korea

AUGUST 2012 :
Infant milk from South Korea

See data below


SOUTH KOREA ENVIRONMENTAL SAMPLES : ACRO’s RESULTS

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WALLPAPER SAMPLE FROM SOUTH KOREA : ACRO’s RESULTS

Download the analysis report

tab occ papier peint en

Comments:

ACRO analysed wallpaper from Korea at the request of the NGO “Save Child Korea”.
This paper is highly contaminated by natural radioactive elements that have been concentrated.
It is:
–          uranium 238 that decays into a chain of other radioactive elements. For each of them, the concentration is of the order of 1,000 Bq/kg;
–          uranium 235, present in lower quantity, as in nature. Even if the decay products were not identified, they should also be present in the paper;
–          thorium 232 that decays into a chain of other radioactive elements. For each of them, the concentration is of the order of 8,000 Bq/kg;

ACRO also checked various part of the wallpaper to see if a given pigment could explain such a level of radioactivity. It appears that the contamination is quite uniform.
Such levels of radioactivity are anomalously high. They are higher than the exemption levels fixed by the Euratom 96/29 directive. If the concentration of thorium 232 is larger than 1,000 Bq/kg, the product should be considered as a radioactive matter. The threshold is the same for the uranium 238.
In Europe, the production of such a product should be considered as a nuclear activity that requires authorizations and strict rules for the workers and the waste.
The French law forbids the introduction of radioelements into goods expected if it is authorized after justification. The use of this wallpaper leads to an irradiation of the inhabitants that is small but continuous and not justified.

As a consequence this wallpaper should be withdrawn from the market and considered as a radioactive waste.

This wallpaper was made by Daedong Wallpaper ( http://www.ddwp.co.kr/ ) that bankrupted in July 2011. The factory is located in Gimhae and is very probably also contaminated. It is callOCC_en1ed “Spring Vivid”.

In its patent, the company pretends: “Disclosed is functional wallpaper comprising tourmaline and elvan powders so as to emit anions and far infrared rays. The functional wallpaper comprises a base layer, a layer formed of a foamed polyvinyl chloride resin comprising tourmaline and elvan powder, and a print layer, when viewed from the bottom surface adhered to a wall surface. The functional wallpaper emits a great amount of anions and far infrared rays, and thus refreshes indoor environments and provides excellent effects favorable to the human body.”


INFANT MILK FROM SOUTH KOREA : ACRO’s RESULTS

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Ancien lien

Urines d’enfants en provenance de différentes régions du Japon (juin 2012)

urines juin12 fr

Commentaires (urines analysées de mars à juin 2012)

L’ACRO continue à faire face à une forte demande d’analyses d’urine en provenance du Japon et continue donc son aide. Nous présentons ici 59 nouveaux résultats.
Tous les résultats des analyses sur des enfants à Tôkyô et sa banlieue ne montrent pas de contamination, à l’exception d’un enfant de la ville de Matsudo, dans la province de Chiba.
Moins loin de la centrale, des enfants présentent toujours une contamination de leurs urines, plus d’un an après les rejets massifs dans l’environnement. C’est le cas en particulier dans la province de Fukushima, mais aussi dans les provinces voisines de Miyagi et de Tochigi. Ces contaminations sont faibles, mais persistent dans le temps.
A Kurihara, dans la province de Miyagi, ce sont tous des enfants d’agriculteurs qui mangent des produits de la ferme. Les niveaux de contamination de leurs urines sont similaires variant de 1,68 à 2,5 Bq/l pour les deux césiums.
Pour 5 personnes, il s’agit d’un suivi. Dans tous les cas, il y a une baisse de la contamination, ce qui montre l’utilité de ce genre de test qui permet aux personnes concernées de faire attention.

Nucléaire au Japon : un redémarrage aux forceps

ACRO, 9 juillet 2012 ; mis à jour le 18 juillet.

« 再稼働「反対」- Saïkadô hantaï – saïkadô hantaï… » (Non au redémarrage). C’est le cri de protestation de milliers de manifestants devant la résidence du premier ministre japonais tous les vendredis à 18h. Ils étaient 150 000 selon les organisateurs vendredi 6 juillet, 21 000 selon la police. C’est plus que la semaine précédente. Le nombre de participants n’a fait qu’augmenter depuis le 29 mars, semaine après semaine, le bouche à oreille et les réseaux sociaux aidant. Du jamais vu au Japon depuis les années 70. A tel point que les grands médias commencent à en parler. Le vendredi suivant, ils étaient tout aussi nombreux, bien que la police ait essayé de bloquer les accès en mettant des barricades et en fermant la station de métro la plus proche.

A Ôsaka, devant le siège de KEPCo, Kansaï Electric Power Co, qui est en train de redémarrer deux de ses réacteurs de la centrale d’Ôï (ou Ohi) dans la province de Fukui, sur la côte de la Mer du Japon, la manifestation du vendredi voit aussi le nombre de participants augmenter, même si l’affluence n’est pas encore comparable. Là aussi, la police a fermé la station de métro la plus proche le vendredi 13 juillet, en vain. D’autres manifestations plus sporadiques ont aussi été organisées ça et là au gré des déplacements des ministres.

Mais c’est le lundi 16 juillet, férié au Japon, qu’a eu lieu la plus grosse manifestation anti-nucléaire de l’histoire du Japon : 170 000 personnes dans le parc de Yoyogi à Tôkyô selon les organisateurs, 75 000 selon la police. L’objectif de 100 000 personnes a donc été fort probablement dépassé.

« Saïkadô hantaï… »

Sur 54 réacteurs de production de l’électricité, 14 ont été arrêtés par le séisme du 11 mars 2011. En mai 2011, le premier ministre de l’époque a ordonné l’arrêt immédiat de la centrale de Hamaoka située sur une faille. Les autres réacteurs ont été arrêtés les uns après les autres après 13 mois de fonctionnement pour remplacer une partie du combustible et assurer la maintenance. Le dernier s’est arrêté le 5 mai 2012. Leur redémarrage est tributaire des autorités locales qui exigent des garanties après la catastrophe survenue à la centrale de Fukushima daï-ichi.

La décision prise par le gouvernement, le 16 juin dernier, d’autoriser le redémarrage de deux réacteurs avant l’été suscite une forte réaction d’opposition de la population, ce qui est compréhensible après la catastrophe de Fukushima, et divise aussi la majorité au pouvoir. 30% des parlementaires du Parti Démocratique du Japon, soient 117 personnes, ont signé une pétition demandant au gouvernement de ne pas redémarrer de réacteur cet été. Il est possible pour eux de faire des économies d’électricité. Mais, le premier ministre, faute d’avoir pu convaincre, dit endosser la responsabilité de cette décision. Alors qu’il ne sera bientôt plus premier ministre…

L’arrêt de tout le parc nucléaire japonais dernier coûte cher aux exploitants. Les compagnies d’électricité et le gouvernement mettent en avant le coût élevé des énergies fossiles de substitution. Mais ce qui plombe les comptes des compagnies, c’est l’investissement massif dans une technologie nucléaire qui se trouve inutilisable. A cela s’ajoutent la main d’œuvre et les frais liés au maintien des centrales et le refroidissement des combustibles usés. La pression est donc forte pour redémarrer au plus vite les réacteurs. Selon une estimation du ministère de l’économie japonais, 4 compagnies feraient faillite si le nucléaire était abandonné dès 2012 parce qu’elles sont trop endettées.

« Saïkadô hantaï… »

Le gouvernement, surpris par l’opposition des élus locaux et des populations, a organisé des stress-tests en prenant exemple sur l’Europe. Il voulait aller vite pour qu’il n’y ait pas d’arrêt complet du parc nucléaire. Ce sont les réacteurs n°3 et 4 de la centrale d’Ôï qui ont rendu le plus vite leur copie. Mais il ne s’agit que d’un exercice de simulation numérique sur un réacteur virtuel qui ne permet en rien de garantir la sûreté des réacteurs réels. Par ailleurs, l’autorité de sûreté en place, complètement discréditée par la catastrophe en cours qu’elle n’a pas su prévenir, n’a aucune légitimité pour les expertiser. Elle a beau avoir entériné l’exercice fait par l’exploitant en mars 2012, cela n’a pas suffit à convaincre. L’AIEA, appelée à la rescousse, n’a pas été plus convaincante car elle est aussi plus préoccupée par la promotion du nucléaire que par sa sûreté.

« Saïkadô hantaï… »

Les élus locaux ont demandé en préalable que toute la lumière soit faite sur l’accident de Fukushima et de nouveaux standards de sûreté qui éviteront une nouvelle catastrophe. Un processus trop long pour le gouvernement. Si le pays pouvait se passer du nucléaire cet été, au moment où la demande en électricité est la plus forte à cause de la climatisation, comment convaincre ensuite que le pays a un besoin impératif de cette énergie ?

Le gouvernement a donc entériné de nouveaux standards de sûreté en deux jours ! 3 jours plus tard, KEPCo soumettait un rapport au gouvernement expliquant comment il satisfaisait à ces nouveaux critères pour sa centrale d’Ôï et son plan à moyen et long terme de renforcement de la sûreté. Et il n’a fallu qu’une demi-journée au gouvernement pour se déclarer satisfait de ce rapport. Plus besoin d’autorité de contrôle ! Mais il a décidé de laisser passer une semaine pour annoncer sa décision officielle, histoire de paraître plus crédible. Nous sommes encore à la mi-avril et il n’a pas encore perdu espoir de pouvoir annoncer un redémarrage avant le 5 mai.

« Saïkadô hantaï… »

Ne restait plus qu’à convaincre les élus locaux. Quels élus ? Dans quel périmètre ? Uniquement ceux de la ville d’Ôï et de la province de Fukui qui dependent des subsides de la centrale, bien que la catastrophe en cours à Fukushima a montré que les particules radioactives pouvaient retomber massivement jusqu’à plus d’une cinquantaine de kilomètres. Les autres élus sont donc légitimement inquiets. Avec l’élargissement du périmètre de sûreté à 30 km autour de la centrale, de nombreux maires ont demandé voix au chapitre. Ce nouveau périmètre empiète aussi sur le territoire des provinces voisines de Kyôto et Shiga. Les gouverneurs ont donc posé leurs conditions. Enfin, le maire de la ville d’Ôsaka, située plus loin, mais sous les vents dominants, s’est fermement opposé au redémarrage de toute centrale nucléaire. Il réclame qu’un accord soit signé avec toutes les communes dans un rayon de 100 km et une nouvelle autorité de sûreté indépendante. Le lac Biwa, le plus grand du Japon, qui alimente en eau potable une partie de cette région du Kansaï est aussi menacé par un accident à la centrale.

« Saïkadô hantaï… »

Mais le gouvernement n’en démord pas. Pas question d’élargir le périmètre de la consultation. Il est soutenu par l’exploitant nucléaire, Kepco. Evidemment. C’est le gouverneur de Fukui qui exigera que le gouvernement convainque les gouverneurs de provinces voisines pour qu’il donne son accord. Les tractations sont allées bon train, et finalement à la mi-mai, il y a eu un retournement spectaculaire des opinions des gouverneurs de la région et du maire d’Ôsaka, mais juste pour la période de l’été.

Les populations quant à elles, n’auront jamais été consultées. Pourtant, tous les sondages montrent qu’une majorité de Japonais est opposée au redémarrage et préfère affronter la pénurie d’électricité. Une pétition a rassemblé suffisamment de signatures aussi bien à Ôsaka qu’à Tôkyô pour réclamer un référendum d’initiative populaire sur la question du nucléaire. En vain, les gouvernements locaux ont rejeté la demande comme la loi le leur permet.

« Saïkadô hantaï… »

Le 26 avril, des représentants du gouvernement, accompagnés de membres de la NISA, organisme en charge de la sûreté, ont tenu une réunion publique à Ôï à propos du redémarrage des réacteurs. L’accès à la réunion n’était possible qu’aux porteurs d’une invitation et le contrôle était aussi sévère que dans les aéroports : passage sous des détecteurs de métaux, contrôle des sacs, interdiction d’apporter de la nourriture ou une boisson… Les manifestants contre le redémarrage ont été tenus à distance par des contrôles très stricts : chaque voiture, camion ou bus ont été arrêtés et contrôlés. Malgré cela, environ 540 personnes ont assisté à la réunion, soit environ 10% des électeurs du village. Les opinions étaient partagées entre les risques économiques (la centrale fournit 58% du budget de la commune) et les risques nucléaires. L’assemblée était plutôt favorable au redémarrage, mais a critiqué la façon dont le gouvernement a traité ce dossier.

Impossible de connaître le détail des tractations qui ont conduit au revirement des élus locaux. Mais le risque de coupure pendant l’été, faute de capacité suffisante d’approvisionnement, a sûrement pesé fortement dans la balance. Si ces coupures provoquent des drames, sûr que le gouvernement en fera porter la responsabilité aux élus locaux qui, inconscients, refusaient le redémarrage du nucléaire. Le maire d’Ôsaka a reconnu sa défaite mais a affirmé qu’il allait tenter d’obtenir l’arrêt des réacteurs à l’automne quand la situation sur le marché de l’électricité ne sera plus tendue. Les gouverneurs de Kyôto et de Shiga lui ont emboîté le pas, mais il est peu probable qu’ils obtiennent gain de cause.

« Saïkadô hantaï… »

La région desservie par Kepco, l’exploitant de la centrale d’Ôï, est celle où la situation est la plus critique car cette compagnie tirait 40% de sa production de l’énergie nucléaire. Si l’été 2012 est aussi chaud que l’été 2010, qui a été exceptionnellement chaud, il manquera à KEPCo 16,3% des capacités de production au moment des pointes de consommation. Même avec le redémarrage de deux réacteurs d’Ôï, la situation restera tendue car il pourra manquer jusqu’à 8% des capacités de production. De toutes façons, il faudra faire des économies. Avec la température moyenne des dernières années, il manquera 13,5%. Ces chiffres de l’exploitant ne prennent pas en compte les possibilités d’achat d’électricité aux autres compagnies qui sont dans une situation moins tendue. Ni les possibilités d’imposer une baisse de la consommation aux gros consommateurs comme cela a été fait l’été dernier dans la zone alimentée par TEPCo, l’exploitant de la centrale de Fukushima.

KEPCo avait déjà hurlé au loup en février dernier, appelant à une baisse de 10% de la demande pour éviter la rupture de l’approvisionnement et cela s’est avéré inutile… Les capacités hydrauliques ont été plus abondantes que prévu. La fourniture d’électricité des autres compagnies a aussi été supérieure. Evidemment, les efforts des consommateurs ont aidé à diminuer le pic de demande. Les prédictions pour l’été à venir de KEPCo ne prennent pas en compte cette nouvelle réalité sociétale.

« Saïkadô hantaï… »

Le réacteur n°3 d’Ôï a finalement redémarré le 1er juillet et atteint sa pleine puissance le 9. Le redémarrage du réacteur n°4 est en cours depuis le 18 juillet. Après de longues tractations avec l’opposition, le parlement japonais a réussi à s’entendre sur la nouvelle autorité de sûreté nucléaire qui devrait être mise en place à l’automne. En attendant, les réacteurs d’Ôï satisfont très partiellement à des critères de sûreté provisoires. KEPCo affirme que sa centrale d’Ôï peut faire face à un tsunami de 11,4 m. Pourquoi 11,4 m et pas 11 ou 12 m, voire 15 m comme à Fukushima daï-ichi ? La plus grosse vague attendue à Fukushima était de 5,5 mètres, d’après les calculs de la Société japonaise des ingénieurs en génie civil. Mais le tsunami du 11 mars 2011 faisait 9,5 m de plus que prévu. La NISA, l’autorité de sûreté japonaise, a donc demandé à chaque exploitant d’ajouter 9,5 m à ses prédictions. A Ôï, les calculs savants avaient prédit une vague de 1,9 m maximum. Et le nouveau critère est devenu 1,9+9,5 = 11,4 m. Rassuré ? Pour les centrales où les prédictions étaient déjà assez élevées, la NISA fixé la barre à 15 m, pas plus haut. Ces 15 m correspondent à la hauteur de la vague à la centrale de Fukushima daï-ichi, pas la plus grande hauteur enregistrée sur la côte pacifique…

Une faille active courrait aussi sous cette centrale, selon deux sismologues japonais réputés. La commission d’experts auprès de la NISA a aussi de sérieux doutes sur cette faille présentée comme inactive par l’exploitant. L’enjeu est important, car, d’après la loi japonaise, il n’est pas possible de construire une centrale nucléaire sur une faille active. Le 18 juillet, la NISA a officiellement demandé à KEPCo de réétudier cette faille et de présenter son plan de travail avant la fin du mois, mais n’a pas arrêté pour autant le réacteur n°3 ni bloqué le démarrage du n°4.

« Saïkadô hantaï… »

Des camions avec des générateurs électriques de secours ont été positionnés sur place. Mais parmi les 91 mesures nécessaires à l’amélioration de la sûreté, 37 restent à implémenter, et pas des moindres : le centre de secours résistant aux séismes sera prêt, promis, en 2015. Le centre actuel est dans les sous-sols et peut être inondé en cas de tsunami… En attendant, la compagnie va aménager une salle de réunion à proximité de la salle de contrôle, qui ne peut accueillir que 50 personnes et qui est trop près des réacteurs. Les filtres qui doivent retenir une partie de la radioactivité si les réacteurs doivent être éventés, ne seront installés qu’en 2015. La digue sera rehaussée en 2014…

Mais, il n’y a pas que les réacteurs à améliorer. Il y a aussi la gestion de la crise. La centrale d’Ôï est située tout au bout d’une péninsule avec une seule route d’accès qui peut être bloquée par la neige en hiver ou être très glissante (carte). Les secours pourront-ils arriver ? Le jour du redémarrage du réacteur n°3, le 1er juillet, seulement quelques centaines manifestants avaient réussi à bloquer l’accès à la centrale. Le président de Kepco a dû se rendre sur les lieux en bateau… En cas d’accident, comment évacuer les 300 000 personnes qui vivent dans un rayon de 30 km de la centrale ? En hiver, il y a peu de routes pour s’enfuir et une seule ligne de chemin de fer.

« Saïkadô hantaï… »

Le gouvernement ne veut pas s’arrêter là. Il commence déjà à annoncer partout qu’il y aura une pénurie cet hiver à Hokkaïdô, la région la plus froide du pays, si l’on ne redémarre pas de réacteurs nucléaires sur cette île. Même TEPCo n’a pas renoncé à redémarrer un jour sa centrale de Fukushima daï-ni, située à 12 km de celle accidentée de Fukushima daï-ichi ! Elle dépense 90 milliards de yens (900 millions d’euros) par an pour tenter une remise en état de marche alors que les autorités régionales n’accepteront naturellement jamais. Elles ont été claires là-dessus. Et les dommages sont probablement irréversibles. In fine, c’est le consommateur qui paye cette folie. La compagnie a inclus ces coûts dans son bilan pour justifier l’augmentation de ses tarifs. 2 000 personnes y travaillent quotidiennement dans un environnement très contaminé et prennent des doses inutiles.

« Saïkadô hantaï, saïkadô hantaï… »

Les informations de cet article sont tirées du suivi quotidien de la catastrophe fait par l’ACRO.

Ancien lien

アクロ(ACRO)による日 本の放射能モニタリング結果

(2012.07.12)

see Environnement Japon on a bigger map


カンパをお願いします



福島原発の事故の後、アク ロは、日本でも市民によって環境放射能のモニタリングができるようにと協力をしてきました。

2011年3月
福島県の土壌と水 (2011年3月31日)

2011年4月
宮城県の野菜とシイタケ (2011年4月2日)
大阪市内のスーパーで購入した野菜(2011年4月22日)
日本の土壌と藁 (2011年4月12日 ~18日)
福島県相馬市の海水 (2011年4月16 日)

2011年5月
•  福島 県の海藻  (2011年5月4日~9日)
宮城県南部の土壌と水と野菜 (2011年5月14日~18日)
東京江東区のスラッジプラントの周辺のサンプル (2011年5月22日~25日)
茨城県南部と千葉県の土壌 (2011年5月15日~17日)
福島市の子供の尿 (2011年5月19日~21日)

2011年6月
福島県と宮城県の土壌と牧草 (2011年5月5日 ~4日)
福島県と宮城県の水道水 (2011年6月8日~19日)
福島市の野菜 (2011年6月18日 ~20日)

2011年7月
福島市と宮城県の野菜と 牛乳 (2011年7月3日 ~5日)
福島県小名浜港の魚 (2011年5月23日と7月23日 ~24日)
福 島の子 どもの尿分析(2回目)(2011年07月)
福島県、宮城県、神奈川県と北海道の土 (2011年6月28日~2011年7月31日)
福島県のジャガイモ (2011年07月)

2011年8月
東北の魚と海藻 (2011年8月19日~2011年8月22日)

2011年9月
東北の魚と海藻 (2011年9月13日~2011年9月14日)
福島県のサンプル (2011年9月)

2011年10月
東北の魚と海藻 (2011年10月12日~2011年10月13日)

2011年11月
掃除機のホコリや尿 (2011年9月~2011年11月)
福島県川俣のひらたけについての調査 (2011年11月)

2011年12月
東北の魚とカキ (2011年11月~2011年12月)

2012年01月
岩手 県一関市の食品 (2011年05月~2012年01月)
東北地方の掃除機からのハウスダスト (2012年01月)

2012年02月
日本各地の尿検査結果 (2012年02月)

2012年03月
日本各地の尿検査結果 (2012年03月)

2012年04月
食品 (2011年07月~2012年04月)
日本各地の尿検査結果 (2012年04月)

2012年05月
日本各地の尿検査結果 (2012年05月)
水と土壌 (2011年02月~2012年05月)

2012年06月
日本各地の尿検査結果 (2012年06月) 解説
-> 子供たちに対する放射能の説明、ACRO 2011

放射能測定に資金が必要です-ちくりん舎へカンパをお願いします


福島県の土壌と水 (2011年3 月31日)

すでに福島県からいくつかのサンプルがアクロに届き、測定の結果、基準を超える高い数値の放射性物質が検出されました。これらのサンプルは、日本の一般市 民によって採取されたものであります。

解説:

高度な濃度の放射能の汚染はチェルノブイリ原発事故と同レべルに値します。
アクロが測定したサンプルの中では、飯舘村前田の農地の土壌から最も高い放射性物質が検出されました。
放射性ヨウ素の値が一番高く、住民を避難させるべきであります。
長期的にみれば、半減期が約30年のセシウム137が最も心配されます。

土壌の測定の結果(単位はベクレル/ キロあたり)、その多くが、日本政府が定めた水田の土壌中の放射
性セシウムの濃度基準(5 000ベクレル以下/ 土1キログラムあたり)を上回るものでありました。
この結果をみれば、コメの作付けは見送られるべきです。

アクロが測定した数値(ベクレル/平方メートル)をチェルノブイリ事故後のベラルーシでの測定値と比べてみます。
185 000 –    555 000ベクレル/ m²           避難区域
555 000 – 1 480 000 ベクレル/m²           強制避難区域

ほとんどの測定結果の値はこの基準値を上回るものであります。

Download the analysis report in English

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宮城県の野菜とシイタケ  (2011年4月2日)

サンプルはフランスのテレビ局のレポーターによって宮城県から持ってこられま した。
これらは福島第一原発から約80キロの場所で採取されました。

解説:

野菜から検出されたセシウム137の値は基準値の500ベクレル/kgを大幅に上回っています。

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大阪市内のスーパーで購入した野菜 (2011年4月22日)

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日本の土壌と藁 (2011年4月12日~18日)

解説:

ACROは日本の市民が日本各地で 集めたサンプルを分析した。
福島から遠く離れた神戸では汚染は発見されなかった。佐賀(九州)と福井ではセシウム137の みが発見された。セシウム134が同じレベルで発見されないのでこのセシウム137は 過去の汚染であることを示している。
福島に近いところでは全てのサンプルは損壊した原発からの降下物による多数の放射性元素により汚染されている。
藁が高い放射能濃度であるのは藁が軽いことによる。一平方メートル当たりで同じ量の降下物による汚染でも、藁は土と比べるとキログラム当たりの汚染では非 常に高いものとなる。
前回の福島県からの土のサンプル分析ではヨウ素131が強く出ていた。しかしヨウ素131の 半減期は非常に短い(8日間)ので比較的早く消滅する。今回測定されたヨウ素はセシウ ムと比べ低い。
テルル129mは崩壊して半減期の非常に長いヨウ素129に なる。半減期は16百万年である。この核種は原発周辺で注意深く監視する必要があ る。
中間的なセシウム137は最もやっかいな核種とな るだろう。今回測定された濃度は全て日本政府により決定された米の作付基準であるキログラム当たり5,000ベクレルを下回っている。
1平方メートル当たりのセシウム137のベクレルを計算すれば、福島県の全てのデータはベラルーシで は移住の許可が与えられた185,000ベクレルを上回っている。
宮城県の汚染も極めて高いものである。それは以前に我々が宮城県の野菜で測定した高い汚染と符合する。

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福島県相馬市の海水 (2011年4月16日)

解説:

通常、海水の汚染は検出することができない。原発から40Km以上北に位置する相馬で発見された放射性元素は福島原発からの ものである。海水の汚染は海の生物に蓄積される特性をもっている。例えば海藻のヨウ素汚染は海水のそれに比べ1,000倍から10,000倍もの濃度になりうる。魚や貝類ではこの値は10倍 から100倍となる。セシウムは生物種により10倍 から400倍に濃縮される場合がある。

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福島県の海藻 (2011年5月4日~9日)

グリン ピースによって採取された海藻。

Download the analysis report in English

国際環境NGOグリーンピースが福島第一原発の南方80Km沖で採取した海藻のうち1つの試料を除き、その他全ての試料について警戒レベルの放射能汚染を計測しました。

ヨウ素131の濃縮数値においては、日本政府の設定した暫定基準値である2000bq/kgを遥かに超える数値が検出されました。

この藻類は福島第一原発の第2号機から高濃度の汚染水が海へ流出した時点から約1ヶ月後に採取された試料です。この結果は公に汚染について公表されたものは異なり、また同時に、汚染は残留するという事を立証しました。

海藻がこれほどまでのレベルに汚染されている事から、海水も同じ様に汚染されています。しかしながら、日本政府による検査分析はより厳密に行われるべきで あり、日本政府によって行われた検査の検出限界はヨウ素131は4bq/L、 セシウム134は6bq/L、セシウム137は9bq/L としています。 放射能物質は海洋生物に濃縮する事から、この政府の設けた検出限界よりもより低い検出限界を設定する必要があります。藻類で計測されるヨウ素汚染は水の汚 染と比較した場合、1000倍高い数値になる場合もあります。

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宮城県南部の土壌と水と野菜 (2011年5月14日~18日)

Download the analysis report in English

解説:

今回調査した宮城県南部の野菜は輸出が許可されるレベルの汚染度である。
これらの野菜と同時に収集した土は全て日本政府の米の作付基準以下の汚染度であった。すなわち、全てセシウム汚染は上限の5000Bq/kg以下である。
しかしながら、放射能に安全なしきい値は無いということに注意を払うことが重要である。
Fの畑の表面汚染はベラルーシでは定期的な監視が必要となる37,000Bq/m2 の基準を超えている。
今回の水のサンプルからは汚染は検出されなかった。

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東京江東区のスラッジプラントの周辺のサンプル (2011年5月22日~25日)

解説:

東京湾にある汚泥焼却プラントの周辺は高度に汚染されている。
この汚染はおそらく大部分が放射能に汚染された汚泥を焼却する焼却プラントからの煙によるものだろう。
セシウム137による表土汚染は定期的監視が必要となるベラルーシの基準である37,000Bq/m2を超えている。
植物の汚染も高い。キログラム当たりの値で表される事実から枯れ草と苔の鋭い違いがある。
この地域の汚染についてはより詳細な調査が必要である。
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茨城県南部と千葉県の土壌 (2011年5月15日~17日)

解説:

東京近郊で採取された土のサンプルは全て福島原発事故による降下物で顕著に汚染されている。
柏市(千葉県)のセシウム-137による表土汚染はベラルーシでは定期的監視が必要とされる37,000Bq/m2の基準を超えている。
この地域ではより詳細な調査が行われるべきである。

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福島市の子供の尿 (2011年5月19日~21日)

ACRO press release
Download analysis report

解説:

ACROは福島原発から約60Kmに位置する福島市に住む子どもの尿を分析した。その結果は極めて明確である:全てのサンプルは セシウム134と137に汚染されている。その濃度範囲は0.4から1.3ベクレル/リットルである。
このことは、これら6歳から16歳の子どもたち全員がセシウム134と137に汚染されていることを意味する。おそらくヨウ素1 31にも汚染されていた可能性があるが、ヨウ素131は素早く消失するため現在では検出されない。
これらのデータから全身の被ばく量を評価することは難しい。このことは放射能雲にさらされた人々と汚染された地域に住む人々の内 部被ばくを組織的に測定することを日本政府に強く求めている。これは簡単にできる(アントロポガンマメトリーにより(ホールボ ディカウンタのこと;訳注)。
内部被ばくの測定結果は公衆の被ばく量の評価において、その一部として考慮されるべきである。
今回の測定結果は、日本政府により決定された避難基準は高すぎるという我々の意見を補強するものである。ACROのみならず多くのNGOが、事故後1年間で20ミリシー ベルトと定められた基準を批判して来た。それはフランス政府により設定された事故後の基準である10ミリシーベルトの2倍であり 平常時の公衆の許容レベルの20倍である。
この内部被ばくは放射能雲によるものか、または汚染された食物によるもの、あるいはその両方による被ばくである。内部被ばくにつ いても放射能汚染による別の形態の被ばくとして付け加えられなければならない。この内部被ばくについての許容基準は減少されるべきである。

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± 2σ
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福島県と宮城県の土壌と牧草 (2011年5月5日~19日)

Download analysis report

解説:

全てのサンプルは福島原発事故の降下物によるセシウム134と137に
汚染されている。その大部分は日本政府が決めた米の作付制限である
5000Bq/kg以下である。
温室の サンプルは雨よけの場所から収集されたものであり汚染は少ない。
2か所での表面汚染はベラルーシでは定期的監視が必要な37,000Bq/m2を
超えている。
牧草もセシウム134と137に汚染されているが放牧可能なレベルである。

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福島県と宮城県の水道水 (2011年6月8日~19日)

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福島市の野菜 (2011年6月18日~20日)

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福島市と宮城県の野菜と 牛乳(2011年7月03日~05日 )

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福島県小名浜港の魚(2011年5月23日7月23日~24日 )

グリーン ピースによって採取された魚。

国際環境NGOグリーンピースは8月9日、福島第一原子力発電所周辺で実施した、海産物の放射線調査において、福島県いわき市の小名浜港で採取したアイナメやクロメバルなどの魚から、暫定規制値を超える放射性物質を検出したことを発表しました。

サンプリングした海産物を、フランス原子力安全機関(ASN)認定機関のアクロ(ACRO)研究所で核種分析したところ、アイナメ(福島県小名浜港で採 取)から 1kgあたり749Bqのセシウム(Cs-134 + Cs-137)、クロメバル(福島県小名浜港で採取)から同1,053Bqのセシウム(Cs-134 + Cs-137)など、複数のサンプルから暫定規制値を超える放射性物質を検出しました。

魚 がこれほどまでのレベルに汚染されている事から、海水も同じ様に汚染されています。しかしながら、日本政府による検査分析はより厳密に行われるべきで あり、日本政府によって行われた検査の検出限界はヨウ素131は4bq/L、 セシウム134は6bq/L、セシウム137は9bq/L としています。 放射能物質は海洋生物に濃縮する事から、この政府の設けた検出限界よりもより低い検出限界を設定する必要があります。

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± 2σ

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福島の子 どもの尿分析(2回目)(2011年07月)

ACRO 記者会見発表

解説:

日本の市民からの要求によりACROは18人の日本人の子どもの尿を分析した。子どもたちは福島県および東京都その周辺の出身である。

福島県の15人の子どもたちは全て、約60キロメートル離れた場所での核事故による放射性降下物で尿が汚染され続けている。このことは子どもたち自身がずっと汚染され続けていることを示している。一方で、東京とその周辺の3人の子どもたちの尿からは汚染は検出されなかった。

日本政府により実施された検査では福島の子どもたちの約半数が汚染されているとしているが、我々の結果では100%である。このことは日本政府の測定精度が不十分であり全ての汚染を検出していないことによる。

最初の10人の子どもたちは我々が前回測定(結果は6月30日に発表)した子どもたちと同一である。子どもたちのうち9人はその後、福島を離れた。一人だけが留まっている(U2)。U6の子どもは3月末に避難した。U3とU4は5月末に避難した。3人は6月から7月始めに福島を去り、残りの3人も7月22日からの夏休みの始めに避難した。

後の5人の新しい子どもたちは福島市周辺に住んでいる。そのうちの一人は5月中旬に避難した(U14)。

U11とU12は同じ高校の生徒であり同じグラウンドで頻繁に運動の練習を行っている。2人の汚染の違いは食物からのものであろう。

子どもたちの親は汚染を減らそうと精一杯の努力をしているにもかかわらず、環境中への大量の放射性物質の放出から4カ月以上もたった後、採尿の時期に未だ福島にいる子どもたちは全て汚染されていた。避難は汚染を減らすための一つの方法である。子どもたちの間での内部被ばくのバラつきは食物によるものであろう。

福島の子どもたちの内部被ばくを正確に、系統的にかつ定期的に監視することが重要である。家族はこの汚染を減らすことができるように放射能の測定結果について知ることができなければならない。

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± 2σ

福島県の子どもの尿分 析 (2011年07月)

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± 2σ

 東京周辺の子どもの尿 分析結果 (2011年07月)

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福島県、宮城県、神奈川県と北海道の土 (2011年6月28日 ~ 2011年7月31日)

解説:

福島原発から75kmの宮城県南部に位置する白河市越河ではセシウムによる汚染の合計は343,000Bq/m2に達した。これはベラルーシでは住民は移住の権利が与えられるレベルである。
原発から66kmの宮城県角田市ではセシウムの汚染は合計で163,000Bq/m2である。ベラルーシでは継続的な放射能監視が必要なレベルに相当する。
原発から約300kmの横浜でもかなりの汚染がある。北海道富良野市は原発から670Kmである。

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福島県のジャガイモ (2011年07月)

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東北の魚と海藻 (2011年8月19日~ 2011年8月22日)

グリーン ピースによって採取された海藻と魚

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東北の魚と海藻 (2011年9月13日~ 2011年9月14日)

グリーン ピースによって採取された海藻と魚

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福島県のサンプル (2011年9月)

サンプルはフランスのテレビ局のレポーターによって福島県から持ってこられました。場所の詳細は確認されていません。
地元住民は川前町のホットスポットを知っている。

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東北の魚と海藻 (2011年10月12日~ 2011年10月13日)

グリーン ピースによって採取された海藻と魚

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掃除機のホコリや尿 (2011年9月~ 2011年11月)

掃除機のホコリ

ACROは日本の市民からの求めに応じて13軒の家の掃除機のホコリを分析した。原発から600Km離れた大阪を除いて、これらのホコリは全て福島での大惨事によるセシウム134と137で汚染されていた。

セシウムにより1キログラム当たり約20,000ベクレルという最も高い汚染を示したのは福島市渡利地区のものである。原発から約60 kmの場所にあるこの地域は特に汚染されている地域として知られており、コメの出荷も禁止されている。

北は岩手県一関市、南は東京の北の郊外に位置する千葉県柏市の住宅も相当に汚染されている。両市は原発から約200 km離れているが、汚染されたホコリは1キログラム当たりほぼ6,000ベクレルである。

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 東北の子どもの尿

ACROは日本の市民からの求めに応じて子どもたちの尿の分析を続けてきた。今回、福島からの尿が100%汚染されてはいなかったのは良いニュースではあるが、しかし依然として多くの子どもたちが汚染され続けており、そのレベルは減衰していない。

これらの子どもたちの何人かは掃除機のホコリの比較調査を行った家に住んでいる。しかしホコリと尿の汚染の間にはどんな相関関係もなさそうである。このことからは食品が指摘される。

事故を起こした原発からほぼ200Kmの岩手県一関市の尿が最も高い汚染であった。

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関東の子どもの尿

初めて東京の子どもの尿からセシウムを検出した。これはおそらく食品によるものである。

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福島県川俣のひらたけについての調査 (2011年11月)

解説:

今回、生のヒラタケを初めて分析した。それらは30分間水に浸したもの、水あるいは酢を加えた水で15分間煮たものである。これらの結果、水に浸したものでは、わずかに11%のセシウムが水に移ることが分かった。一方で煮出した水には31から32%のセシウムが移動した。

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東北の魚とカキ (2011年11月~ 2011年12月)

解説:

フランス人ジャーナリストがこれらの魚、カキを持ち帰った。 魚のセシウム汚染は500Bq/Kgの現在の規制よりは低い。しかしこれ らの魚のうち2品目は将来予定されている100Bq/Kgの規制を超えている。

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岩手 県一関市の食品 (2011年05月~ 2012年01月)

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東北地方の掃除機からのハウスダスト (2012年01月)

ACROは宮城県と福島県の掃除機から集められたハウスダストを分析した。全てのハウスダストが高いレベルで汚染されていることを確認した。ちなみに日本政府は廃棄物の放射能レベルを8,000Bq/kgと定めている。サンプルのうち2つはゴミ箱に酢捨てることはできないことになる。
家の汚染の継続的なモニタリングも必要であろう。

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日本各地の尿検査結果 (2012年02月)

ACROは日本のNGOや個人からの尿検査の要望に応えて無料での分析を行っている。今回の結果は福島原発から遠く離れた県からのものである。
3月11日からほぼ1年経過し福島原発から約220km離れた奥州市(岩手県)でも尿がまだ汚染されていることを示している。より近くの宮城県でも、特に丸森町で見られるように尿が汚染されている。
サンプルNo.11は前回の一関市の女児のものである。尿の汚染は顕著に改善された。両親は祖父母の菜園の野菜が汚染されているとは知らずに食べていた。ACROによる尿検査は、彼らが食生活を改善して予防ができるようにした。

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日本各地の尿検査結果 (2012年03月)

尿の 結果のコメントはこちらへ

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食品 (2011年07月~2012年04月)

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日本各地の尿検査結果 (2012年04月)

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日本各地の尿検査結果 (2012年05月)

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水と土壌 (2011年02月~2012年05月)

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日本各地の尿検査結果 (2012年06月)

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解説:

フランスのNGO ACROは日本からの依然として続く尿検査の強い要望に応え測定を行っている。ここに59例の新たな結果を公表する。
千葉県松戸市を除き、東京とその近郊の子どもたちの検査結果では汚染は検出されなかった。
環境中への大規模な(放射能)放出から1年以上たっても、福島原発からそれほど遠くない地域では子どもたちの尿は汚染されている。
これは特に福島地方で顕著だが近隣の宮城、栃木県でも同様である。これらの汚染は低いが長期に渡る。
宮城県栗原の子どもたちは全て自家の作物を食べている農家の子どもである。尿からの検出はセシウム134,137合計で1.68から2.5Bq/Lの範囲であり同一レベルである。
5人についてはフォローアップ検査である。全ての事例で汚染の減少が見られた。このことは、こうした検査が人々に注意を促す上で有効であることを示している。

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Ancien lien

Incendie et défaillance d’une pompe primaire du réacteur n°2 à la centrale nucléaire de Penly : l’ACRO sur le pont !

ACROnique du nucléaire n°97 – juin 2012


Rappel de l’incident.

Dans la journée du 5 avril, deux départs de feu dans le bâtiment réacteur suivis d’une fuite sur une des quatre pompes du circuit primaire ont entraîné l’activation du plan d’urgence interne de l’exploitant, l’intervention des pompiers et l’arrêt du réacteur. L’autorité de sûreté nucléaire et son centre d’urgence (ASN + IRSN) ont été mobilisés au cours de cet événement.

Dès le 6 avril, après avoir adressé au président de la Commission Locale d’Information (CLI) une proposition de s’associer à des contrôles indépendants (courriel resté sans réponse à ce jour), l’ACRO est allée collecter de l’herbe avec l’aide de préleveurs volontaires dieppois. Les prélèvements ont été effectués à environ 2 km sous le vent de la centrale (voir carte jointe), mais notre équipe n’a pu s’approcher de la centrale du fait du verrouillage de ses abords par la gendarmerie.

Malgré les limites imposées à son intervention, l’ACRO a démontré une fois de plus sa capacité à réagir rapidement pour produire un contrôle indépendant nécessaire à une information pluraliste.

Les résultats d’analyses n’ont pas mis en évidence de contamination artificielle dans l’environnement terrestre mais cela ne signifie pas pour autant l’absence d’un impact plus proche de la centrale, notamment dans la zone touchée par les fumées provenant du bâtiment réacteur bien visibles sur les photos de presse.

Remarques et commentaires : EDF a précisé à de nombreuses reprises qu’il n’y avait aucune conséquence sur l’environnement.

S’il est indiqué que les effluents liquides radioactifs ont été collectés à l’intérieur du bâtiment réacteur, rien n’est dit dans les communiqués EDF et les rapports ASN concernant la gestion et le contrôle des effluents gazeux produits lors de ces incidents. Ces points devraient faire l’objet de précisions à donner à la CLI. Autre affirmation à justifier ou préciser : aucun intervenant n’aurait été contaminé aux dires de l’exploitant. Il n’en reste pas moins que les taux d’irradiation devaient être significatifs dans l’enceinte du bâtiment réacteur.

Par ailleurs, on peut noter que les enregistrements des débits de dose, sur le site et à ses abords, ne sont diffusés sur le Réseau National de Mesure (RNM) que jusqu’au 1er avril, juste avant l’incident, et qu’au 15 mai, il n’y avait toujours pas d’actualisation du RNM pour Penly.

Suite à cet événement, le réseau Sortir du nucléaire et le collectif Stop EPR ni à Penly ni ailleurs ont organisé une conférence de presse le 18 avril à laquelle l’ACRO était invitée à présenter les résultats de ses contrôles.

Le président de la CLI, M. Boulanger, a refusé l’accès à ces associations à la réunion de la CLI qui avait lieu le même jour au même endroit. Les citoyens dieppois et les élus écologistes qui avaient fait également le déplacement se sont heurtés au même refus.

On notera que la CLI dans son communiqué de presse du 18 avril mentionne le travail effectué par l’ACRO en s’en félicitant (!) et demande à EDF et à l’ASN une meilleure information sur l’incident.

Peut-on suggérer à M. Boulanger qu’il faudrait peut-être s’appuyer sur une structure indépendante et un questionnement malheureusement porté le plus souvent par les seuls associatifs au sein de la CLI pour permettre une information pluraliste.

Ancien lien

Résultats des analyses ACRO autour de la centrale nucléaire de PENLY suite aux incidents du 05/04/12

Aussitôt l’incident à la centrale de Penly connu, des préleveurs volontaires de l’ACRO ont effectué 3 prélèvements d’herbe sous les vents dominants de la centrale.

Les résultats d’analyse n’ont pas mis en évidence de contamination artificielle à 2 km de la centrale. Nous regrettons que nos préleveurs n’aient pas eu le droit de prélever plus près.

Le rapport d’analyse est en ligne sur notre site internet.

L’ACRO a démontré, une fois de plus, sa capacité à réagir rapidement pour produire un contrôle indépendant nécessaire à une information pluraliste.

La CLI a été invitée à s’associer à notre action mais n’a pas répondu.