아크로의 대한민국 모니터링 결과

대한민국 지도 확대 Environnement Corée du Sud

아크로나 일본에 기부





(2011년 12월 6일에 업데이트)

후쿠시마의 원자력 사고 이후, 아크로는 방사능 시민감시를 일본으로 확대했습니다.
우리는 대한민국의 샘플도 받았습니다.

2011년 8월 • 대한민국 동부의 샘플들

2011년 12월 • 한국에서 보내온 벽지

2012년 08월 • 한국에서 유아 우유

밑의 자료를 보십시오.


대한민국 환경 샘플 : 아크로 검사결과

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한국에서 보내온 벽지

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아 크로는 한국의 NGO인 “차일드세이브”의 요청을 받아 벽지를 핵종 분석했습니다.
벽 지는 농축된 자연방사능 원소에 의해 심하게 오염되어 있었습니다. 결과는 다음과 같습니다 :

우 라늄 238은 다른 방사능 원소들로 연속하여 붕괴됩니다. 이 각각의 농축량은 대략 1,000 Bq/kg입니다.
우 라늄 235는 자연에서와 같은 적은 양이 존재하고 있습니다.
비록 붕괴된 원소의 종류는 정확하게 식별되지 않지만, 그것들 역시 벽지에 있다고 봅니다.
토 륨232는 다른 방사능 원소들로 연속 붕괴됩니다. 이 각각의 농축량은 대략 8,000 Bq/kg입니다.

아 크로는 어쩌면 하나의 안료(색소)가 앞에서 언급한 정도의 방사선수치를 설명할 수 있을 것인지를
또한 살펴보기 위해서 벽지의 다양한 부분을 검사했습니다. 오염은 상당히 균일한 상태로 나타났습니다.

위에서 언급한 레벨의 방사선 수치는 이례적으로 높습니다. 이 수치들은 유럽원자력공동체 96/29 지침(근로자나 일반 대중이
접할 수 있는 이온화된 방사능의 양의 기준을 정한 지침)에 의해 정해진 공제치(한계나 예외 정도?)보다도 더 높습니다.
만일 토륨232의 농축된 정도가 1,000 Bq/kg보다 많다면, 그 상품은 (저준위?)방사성물질로 간주됩니다.
그 한계치는 우라늄 238의 경우에도 마찬가지입니다.

유 럽에서 이러한 상품의 생산은 노동자들의 근로 기준과 폐기물에 대한 허가와 엄격한 규제를 필요로 하는 핵 활동으로
간주됩니다.OCC_en1

프 랑스 법률은 경제적인 이유로 타당하다고 하여 승인된 것일지라도 방사성원소가 들어갔다고 예상되는 상품의 도입을
금지합니다. 이 벽지의 사용으로 작지만 지속적인 그러나 정당하지 않은 거주자의 방사선 조사가 일어나게 됩니다.

분 석 결과에 따라 이 벽지는 시장에서 철수(리콜, 판매금지)해야 하며 (저준위?)방사성폐기물로 간주되어야합니다.

이 벽지는 2011년 7월에 파산한 DSG대동벽지(http://www.ddwp.co.kr/) 가 만들었습니다.

벽 지 공장은 김해에 있으며 공장역시 아마 매우 오염되었을 것입니다.

이 벽지는 음이온 벽지라고 합니다.

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한국에서 유아 우유

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아크로나 일본에 기부





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Fukushima : le Japon durablement contaminé

ACRO
138, rue de l’Eglise
14200 Hérouville St Clair
https://acro.eu.org

Article écrit pour la revue du Réseau Sortir du Nucléaire, août 2011


Dans une vidéo mise en ligne le 17 août sur son site (à télécharger ici), le directeur de la centrale de Fukushima Daï-ichi prie la population de l’excuser pour les « désagréments et l’anxiété causés par l’accident ». TEPCO n’aurait ainsi causé que des désagréments et de l’anxiété ? Et d’ajouter sans vergogne qu’ils font tout pour que les personnes déplacées puissent revenir au plus vite chez elles.

Des rejets massifs de radioéléments

Même arrêtée, une centrale nucléaire est menaçante : la forte chaleur dégagée par la radioactivité du combustible doit être évacuée dans le cœur du réacteur puis pendant des années en piscine. Sans électricité et eau, pas de refroidissement et la pression monte. Il faut donc dépressuriser les réacteurs pour éviter qu’ils n’explosent. C’est ce qui s’est passé dans les réacteurs 1 à 3 de la centrale de Fukushima frappée par un puissant séisme et un tsunami, entraînant des rejets radioactifs massifs. Comme le combustible a fondu, il n’est plus protégé par sa gaine, et les éléments très radioactifs sont en contact direct avec l’eau et l’air. Les explosions hydrogène qui ont eu lieu dans trois des six réacteurs de la centrale et au niveau de la piscine d’un quatrième ont aussi provoqué de forts dégagements de gaz radioactifs.

Tout un cocktail de radioéléments a été rejeté. La quantité estimée a posteriori a changé au cours du temps et dépend de l’organisme qui a fait les calculs. Une chose est sûre, c’est que l’on n’est pas loin des quantités rejetées par Tchernobyl. Les niveaux de contamination relevés jusqu’à des dizaines de kilomètres de la centrale sont aussi similaires à ceux relevés dans les territoires contaminés de Biélorussie. Avec cependant quelques petites différences : contrairement à Tchernobyl, où un incendie a entraîné une forte contamination de la Scandinavie par exemple, les vents dominants ont emporté la majorité de la radioactivité émise par la centrale de Fukushima vers l’Océan Pacifique. Les relevés effectués autour de la centrale ont aussi montré que très peu de plutonium est sorti, alors qu’en Biélorussie, la contamination en plutonium, très toxique, doit être prise en compte dans la délimitation des zones à évacuer. La contamination en strontium est aussi relativement plus faible qu’autour de Tchernobyl.

L’évacuation pour protéger les populations

Les habitants ont été rapidement évacués, parfois dans des conditions chaotiques, dans un rayon de 20 km autour de la centrale et confinés jusqu’à 30 km pour éviter l’exposition au panache radioactif. Le confinement a duré des semaines avant que les habitants soient invités à partir. Comme la centrale est encore menaçante et que l’on ne peut pas exclure de nouveaux rejets une distance de sécurité de 30 km est maintenue. En effet, la centrale est fragilisée et les séismes continuent. À cela s’ajoute la contamination de vastes territoires qui fait qu’une grande partie de ces gens ne pourront pas rentrer chez eux. Ce sont près de 80 000 personnes jusqu’à une quarantaine de kilomètres de la centrale qui ont finalement été évacuées. Et ce n’est sûrement pas suffisant.

Évacuer est une décision terrible, car on perd tout, maison, emploi… C’est aussi le démantèlement des communautés et du lien social très fort au Japon. Les agriculteurs sont les plus pénalisés car ils n’ont presque aucun espoir de retrouver des terres. Nombreux ont refusé de partir et sont restés avec leurs bêtes. Quand les autorités ont bouclé la zone des 20 km autour de la centrale, fin avril, 45 irréductibles ont refusé de partir.

Pourtant, les conséquences de la radioactivité sont pires que l’évacuation et personne n’a réclamé une zone d’évacuation plus étroite. En revanche, les appels à l’élargissement de la zone sont nombreux. Les autorités japonaises ont fixé à 20 millisieverts par an la limite de risque acceptable pour la population, comme pour les travailleurs du nucléaire. C’est 20 fois plus qu’en temps normal et c’est inacceptable (un argumentaire d’ONG japonaises de 16 pages sur le sujet peut être téléchargé ici). Car, contrairement aux travailleurs du nucléaire qui sont sélectionnés et suivis médicalement, il y a des personnes fragiles et vulnérables parmi la population qui doivent être mieux protégées. C’est le cas des enfants particulièrement sensibles aux radiations. Où mettre la limite ? Jusqu’où évacuer ? Ce n’est pas une décision facile. Interrogée par l’ACRO, l’IRSN a déclaré qu’elle recommanderait de mettre la limite à 10 millisieverts par an en cas de situation similaire en France. Et d’ajouter que cela impliquerait d’évacuer 70 000 personnes supplémentaires au Japon. De fait, les familles qui peuvent se le permettre sont parties, ou se sont séparées, la mère et les enfants, ou les enfants seuls envoyés plus loin. Sans aide gouvernementale, d’autres n’ont pas le choix et doivent rester.

La délimitation des zones d’évacuation est seulement définie à partir de l’irradiation externe due aux retombées sur le sol. Mais, les personnes ne partent pas de zéro puisqu’elles ont été exposées aux retombées radioactives : le logiciel SPEEDI développé après Tchernobyl pour calculer l’impact des panaches radioactifs en cas d’accident n’a servi à rien, ou presque. Les prévisions n’étaient pas publiées et pas utilisées par les autorités. Des personnes ont été évacuées dans un abri situé sous les vents dominants où les enfants ont joué dehors. Et la contamination interne risque de continuer via l’alimentation, l’inhalation de poussières…

De la radioactivité détectée à travers tout le pays

L’ACRO a détecté du césium 134 et 137 dans toutes les urines des enfants de la ville de Fukushima qu’elle a contrôlés. Les prélèvements ont été faits par des associations locales avec lesquelles nous sommes en contact. Les niveaux étaient faibles, mais montrent que la contamination interne existe et doit être prise en compte. Les données officielles (traduites en anglais ici) font état de cas avec de plus fortes contaminations. En revanche, la limite de détection des autorités est trop élevée pour pouvoir se faire une idée du nombre de personnes contaminées. Il est important que le suivi officiel soit plus rigoureux.

Des retombées radioactives ont été retrouvées très loin en quantité significative. Du thé radioactif au-delà des normes a été détecté jusqu’à Shizuoka, à environ 300 km de la centrale. De la paille de riz, qui sert à alimenter le bétail, a aussi été retrouvée jusqu’à Iwaté, plus au Nord. L’eau a concentré cette pollution dans les cours d’eau et les stations d’épuration dont les boues sont radioactives. Le pays ne sait pas comment faire face à tous ces déchets radioactifs nouveaux.

Certaines de ces boues ont été incinérées, entraînant une contamination locale importante. L’ACRO a mesuré une contamination en césium dans un sol de l’arrondissement de Kôtô-ku de Tôkyô qui nécessite une surveillance radiologique. De la paille de riz contaminée a été vendue jusqu’à Mié, à 600 km de la centrale, rendant la viande de bœuf radioactive. Le fumier a servi à faire du compost à Shimané à l’autre bout du pays.

La chaîne alimentaire est contaminée

La chaîne alimentaire est donc touchée et la crise provoquée par la découverte de viande de bœuf radioactive au-delà des normes sur les étals a montré que les contrôles officiels n’étaient pas suffisants. Le pays importe près de 60% de sa nourriture, mais est autosuffisant en riz. L’agriculture dans les zones évacuées est suspendue. Au-delà, elle est fortement perturbée, de nombreux aliments ne pouvant pas être mis sur le marché (pour le césium radioactif (césium 134 + césium 137), les autorités japonaises ont fixé à 500 Bq/kg la limite au-delà de laquelle un aliment ne peut pas être vendu). Heureusement, la plupart des aliments vendus en supermarché sont peu ou pas contaminés. Les aliments qui ne passent pas par les circuits commerciaux échappent aux contrôles.

Les végétaux peuvent être contaminés de deux façons. D’abord par les feuilles directement exposées aux retombées. Le transfert est élevé, mais cela ne dure que le temps d’une récolte. Si l’accident de Tchernobyl avait eu lieu en juin, une grande partie de la production de blé en France n’aurait pas pu être consommée. L’autre mode de contamination est via les racines. Le taux de transfert est généralement faible, mais dans les zones très contaminées, cela rend la production d’aliments impossible pendant des décennies à cause du césium 137 qui a une demi-vie de 30 ans. Le thé de Shizuoka devrait pouvoir être consommé sans problème dans l’avenir.

La culture du riz est plus problématique : une étude de l’université de Tokyo, en collaboration avec la province de Fukushima, a montré que le césium s’enfoncerait plus vite dans le sol que ce qui était généralement admis, rendant une décontamination des terrains quasiment impossible. De plus, les fortes pluies de juin et les typhons ont lessivé les sols et concentré la radioactivité dans les rivières. Celle-ci risque ensuite de diffuser lentement dans les rizières où elle va rester piégée. Une surveillance accrue s’impose pendant de longues années.

Le milieu marin est aussi très touché

À toute cette contamination terrestre, s’ajoute une forte pollution radioactive en mer. Outre les rejets aériens qui ont aussi contaminé l’océan sur une grande surface, TEPCO a dû faire face à une forte fuite d’eau très radioactive qui a contaminé durablement la côte. Au même moment, la compagnie a rejeté volontairement de l’eau moyennement radioactive, ce qui a provoqué une confusion et un tollé.

Les sous-sols inondés des réacteurs débordaient dans la mer et il fallait pouvoir pomper cette eau fortement contaminée. TEPCO a donc vidé des cuves pour faire de la place. Pour l’iode , ces rejets volontaires étaient dix fois plus faibles qu’une année de rejets de l’usine Areva de La Hague. En revanche, TEPCO a annoncé que la fuite d’eau du réacteur n°2 a entraîné un rejet estimé à 520 m3 d’eau très radioactive, soit 4 700 térabecquerels (1 térabecquerel représente un million de millions de becquerels) ou 20 000 fois l’autorisation de rejet annuel. Ce seul rejet mériterait d’être classé au niveau 5 ou 6 de l’échelle internationale INES.

La centrale de Fukushima étant proche du point de rencontre de deux courants marins, cette pollution devait être rapidement emportée au large et les autorités se voulaient rassurantes. Mais il n’en est rien. Des mois plus tard, les analyses faites par l’ACRO pour Greenpeace sur des poissons et algues prélevés à des dizaines de kilomètres de la centrale montrent une contamination persistante. Certains de ces échantillons dépassent la limite fixée en urgence par les autorités japonaises pour les produits de la mer. Les fonds marins sont aussi contaminés.

Si les algues et les poissons sont contaminés, l’eau de mer doit l’être aussi. Mais les analyses effectuées par les autorités japonaises ne sont pas assez précises : en dessous de la limite de détection de quelques becquerels par litre, il est annoncé “non détectable”. Or il est nécessaire d’avoir des limites plus basses, car la vie marine a tendance à concentrer cette pollution. La pollution en iode peut être 1 000 fois plus forte dans une algue que dans l’eau. La société d’océanographie du Japon a aussi réclamé des mesures plus précises sur l’eau de mer. Les données sur le strontium sont trop rares.

Un impératif : multiplier les mesures indépendantes

Les rejets continuent. Actuellement, suite à la fusion des trois cœurs de réacteurs qui ont percé les cuves, TEPCO refroidit le magma en injectant de l’eau par le haut et qui ressort via les fuites dans les sous-sols après avoir été fortement contaminée. Il y en a 120 000 m3 dans des structures qui n’ont pas été prévues pour stocker l’eau. TEPCO tente, tant bien que mal, de décontaminer cette eau avant de la réinjecter dans les réacteurs et ose parler de « circuit fermé ». Une partie s’évapore car les réacteurs sont encore très chauds, une autre s’infiltre partout.

Fin avril, TEPCO estimait à 1 térabecquerel par heure (1 million de millions de becquerels par heure) les rejets de la centrale. Ils seraient en baisse. Les rejets étaient estimés à 6,4 fois plus début avril. Fin juillet, TEPCO estime à environ 1 milliard de becquerels par heure les rejets aériens actuels des 3 réacteurs accidentés. Ce chiffre est estimé à partir des mesures faites à l’extérieur à partir de balises. TEPCO est en train de construire comme une tente par-dessus le réacteur n°1 pour contenir les effluents gazeux. Les autres suivront. Elle prévoit aussi d’installer une barrière souterraine pour retenir les fuites vers la mer.

Face à une telle situation, malheureusement durable, l’accès à la mesure de la radioactivité est primordial. On ne compte plus les initiatives en ce sens. Des universitaires sont en train de finaliser une cartographie dans un rayon de 80 km autour de la centrale. Un groupe Facebook a fait analyser de nombreux échantillons de sol de Tokyo… On trouve sur Internet de nombreux relevés de débit de dose ambiant fait par les autorités ou des amateurs. L’ACRO est en contact avec plusieurs projets de vrais laboratoires indépendants pouvant distinguer la pollution radioactive de la radioactivité naturelle. Dans certains cas, nous avons juste fourni du conseil technique. Dans d’autres nous avons installé le laboratoire, testé et qualifié les détecteurs, formé les utilisateurs. Afin de favoriser l’entraide technique et la coopération nous avons aussi initié un réseau. Et pour que ces projets soient pérennes, nous avons lancé une souscription pour ouvrir un laboratoire aussi sophistiqué que le nôtre sur place qui prendrait le relais du soutien technique que nous fournissons actuellement. Cela en collaboration étroite avec les associations avec lesquelles nous sommes en contact depuis de très nombreuses années.

Un projet aussi ambitieux prend du temps à se mettre en place. En attendant, l’association a analysé gracieusement de nombreux échantillons dans son laboratoire en France. Pour nous permettre de continuer, l’ACRO a besoin de votre soutien financier.

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Catastrophe de Fukushima – Nouvelles données sur la contamination des enfants japonais

Communiqué de presse et résultats

福島県の災害 – 日本の子供の汚染に関する新たなデータ

Version anglaise

Fukushima disaster – New data on the contamination of Japanese children

Fukushima disaster – New data on the contamination of Japanese children

福島県の災害 – 日本の子供の汚染に関する新たなデータ

French version

福島県の災害 – 日本の子供の汚染に関する新たなデータ

福島県の災害 – 日本の子供の汚染に関する新たなデータ

Version française

Fukushima disaster – New data on the contamination of Japanese children

Fukushima’s kids treated as nuclear workers

ACRO, July 2011

All the children of Fukushima City that had their urine samples tested at ACRO’s laboratory were contaminated with radioactive fallout from the nuclear accident located approximately 60 km away.

ACRO analysed the urine of 10 children to answer to the questions of the parents about internal contamination and the results are without any ambiguity: all samples are tainted by cesium 134 and cesium 137 at concentrations ranging from 0.4 to 1.3 becquerel per liter.

This means that all these children have internal contamination by cesium 134 and 137 and were most probably also contaminated by other short-lived radionuclides like iodine 131. As they all live in a town 60 km from the NPP and eat food from the local supermarkets, other children living closer to the NPP or eating vegetables from the garden might be more contaminated.

At this stage, it is difficult to evaluate the internal contamination and the health consequences from these data. We should learn how and when these children were contaminated. By the food? By breathing?

But these results should encourage the Japanese authorities to systematically measure the internal contamination of people who have been exposed to the radioactive plume and those living in contaminated territories and are therefore probably subjected to chronic contamination. This can be accomplished without technical difficulty. However, only external exposure is taken into account now.

Let me explain. All matter around us, water, air, earth … and we are made up of atoms. Some of these atoms are called “radioactive”. They can emit radiation which can be seen as the firing of a small shell, even smaller than the atom itself. These small shells are dangerous because they can penetrate the human body as when you go to an X-ray.

A radioactive atom has no target. If it is next to us, it is likely that the shells go far away. But if you eat contaminated vegetables, drink polluted water and breathe air polluted by radioactive atoms, the shells fired by the atoms in the body will do damage every time! Thus, contaminated food may not be dangerous if it is on the plate before us and become dangerous if swallowed.

To define evacuation zones, the Japanese authorities only take into account the soil contamination that cause external radiation, ie the shells fired on the outside of the body. But we must add the internal contamination which is currently completely omitted from the calculations of radiation exposure. As soil and vegetables grown on site are also contaminated, this internal contamination might continue.

This also reinforces the idea that the limit set by the Japanese authorities to determine evacuation areas is too high. It is fixed at 20 millisieverts per year, which is strongly criticized by many organizations including ACRO. The sievert is the unit used to measure the damage caused by radiation on the body. This limit is two times more than the French one in case of nuclear accidents and twenty times higher than the maximum allowable limit for the public under normal circumstances.

The limit of 20 millisieverts is the one that applies to the most exposed nuclear workers. Their exposure doses would be monitored and be entitled to medical care. As nuclear workers, children of Fukushima would have a limit of 20 millisieverts. As nuclear workers, school children would be equipped with dosimeters to measure external radiation dose they receive. But unlike these workers, the children did not choose to be in that environment.

For a worker’s nuclear internal contamination must be exceptional. For some of the children in Fukushima, this may be routine…

It is therefore imperative that families have access to the measurement of radioactivity. This is why ACRO has launched a subscription to open an independent laboratory for analysis of radioactivity in Japan.

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Les enfants de Fukushima sont contaminés

Communiqué de presse du 30 juin 2011
Télécharger la version pdf


A la demande de citoyens japonais, l’ACRO a analysé les urines d’une dizaine d’enfants vivant dans la ville de Fukushima, à environ 60 km de la centrale nucléaire. Les résultats sont sans ambiguïté : toutes les urines sont contaminées en césium 134 et césium 137 à des concentrations allant de 0,4 à 1,3 becquerels par litre.

Cela signifie que ces enfants, âgés de 6 à 16 ans, sont tous contaminés en césium 134 et césium 137 et qu’ils l’ont probablement aussi été en iode 131. Ce dernier élément disparaît plus vite et l’on ne le détecte plus.

Il est difficile à ce stade, d’évaluer la contamination du corps entier à partir de ces données. Mais ces résultats devraient inciter les autorités japonaises à mesurer systématiquement la contamination interne des habitants qui ont été exposés aux panaches radioactifs et de ceux qui vivent dans les territoires contaminés et qui sont donc vraisemblablement soumis à une contamination chronique. Cela peut se faire sans difficulté technique (par anthropogammamétrie).

Les résultats de la mesure de la contamination interne devront ensuite être pris en compte dans l’évaluation des doses reçues par la population.

Cela nous conforte aussi dans l’idée que la limite fixée par les autorités japonaises pour déterminer les zones d’évacuation est trop élevée. Elle est de 20 millisieverts pour la première année, ce qui est fortement critiqué par de nombreuses organisations dont l’ACRO. En effet, elle est deux fois plus élevée que la limite française en cas d’accident et 20 fois plus élevée que la limite maximale admissible pour le public en temps normal.

Or, le calcul de dose effectué par les autorités japonaises pour déterminer les zones d’évacuation ne prend pas en compte cette contamination interne qui est due à l’exposition directe au panache radioactif et/ou à l’alimentation contaminée. Et cette contamination interne vient s’ajouter aux autres voies d’exposition aux radiations dues à la pollution radioactive. Il est donc impératif d’abaisser la limite due aux autres voies d’exposition.

L’ACRO a reçu de nouveaux échantillons du Japon qu’elle continue d’analyser gracieusement en attendant de pouvoir ouvrir un laboratoire sur place dès qu’elle aura rassemblé les fonds nécessaires. Toute aide financière est la bienvenue.

Les résultats sont en ligne ici

Version anglaise

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The children of Fukushima are contaminated

Press release, June 30th, 2011 (Download pdf)


ACRO has analyzed urine of children living in Fukushima-city located at about 60 km of the Fukushima NPP. There is no ambiguity on the results: all samples are tainted by cesium 134 and cesium 137 at concentrations ranging from 0.4 to 1.3 becquerels per litre.

This means that these children between 6 and 16 years old are all contaminated by cesium 134 and cesium 137. There were also probably contaminated by iodine 131 that disappears quickly and cannot be detected now.

It is difficult to evaluate the contamination of the whole body from these data. It is a strong incitation for the Japanese authorities to systematically measure the internal contamination of the people exposed to the radioactive plumes and of the people living in the contaminated territories. This can be easily done (by anthropogammametry).

The results of the measurement of the internal contamination should then be taken into account in the evaluation of the dose absorbed by the population.

 This reinforces our opinion that the evacuation threshold fixed by the Japanese authorities is too high. Many NGO’s, including ACRO, have criticized this limit that is fixed at 20 millisieverts for the first year. It is 2 times larger that limit fixed by the French authorities in case of an accident and 20 times larger than the usual maximum permissible dose for the public.

 This internal contamination is due to the exposition to the radioactive plume and/or to the tainted food. It should be added to the other ways of exposition of the population due to the radioactive pollution. The limit of the permissible dose due to these other ways of exposition should be decreased.

Results online here

French version

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Iitate-mura : un village fortement contaminé à 40 km de la centrale de Fukushima

Communiqué de presse du 11 avril 2011 (Télécharger la version pdf)


La situation des quatre réacteurs nucléaires de la centrale de Fukushima est loin d’être sous contrôle et des rejets dans l’atmosphère et dans la mer se poursuivent. Mais, un mois après le début des quatre catastrophes nucléaires, les conséquences sont déjà dramatiques bien au-delà de la zone d’évacuation des 30 km.

A la demande de citoyens japonais, l’ACRO, laboratoire associatif d’analyse de la radioactivité créé il y a 25 ans, juste après la catastrophe de Tchernobyl, a analysé gracieusement des échantillons de terre et d’eau en provenance des municipalités de Iitate, de Kawamata et de Fukushima, situées entre 40 km et 50 km au Nord Ouest de la centrale accidentée.

Les résultats des analyses effectuées par l’ACRO, dont le laboratoire est agréé, démontrent une situation alarmante : le sol des fermes et des champs de riz est fortement contaminé en tous les points où des prélèvements ont été faits. De l’iode 131, des césiums 134, 136 et 137… et de nombreux autres radioéléments ont été détectés. Les résultats complets sont ici en français et en anglais.

La contamination par l’iode 131 est prépondérante. Les niveaux sont tels qu’il serait prudent d’évacuer le village d’Iitate : au lieu dit Maeda, nous avons détecté 1,9 millions de becquerels par mètre carré.

Malheureusement, cette situation alarmante va perdurer, à l’instar de ce que l’on a observé dans les territoires contaminés de la région de Tchernobyl. Car si l’iode et la plupart des autres radioéléments détectés vont disparaître rapidement par décroissance radioactive quand les rejets auront cessé, ce n’est pas le cas du césium 137 qui a une période radioactive de 30 ans, c’est-à-dire qu’il diminue de moitié tous les 30 ans.

Le sol des fermes et des champs de riz est aussi fortement contaminé en césium 137 partout où des prélèvements ont été faits. A titre de comparaison, le gouvernement japonais vient de fixer à 5 000 becquerels de césium 137 par kilogramme de terre la limite au-dessus de laquelle il ne sera pas possible de cultiver le riz. Tous les sols de Iitate mesurés par l’ACRO sont au-dessus de cette limite. Seul le champ de riz d’Iisaka dans la commune de Kawamata est en dessous. C’est le lieu dit Maeda situé dans la commune d’Iitate qui est plus contaminé avec 39 600 becquerels par kilogramme de terre.

A titre de comparaison avec la situation en Biélorussie, où un droit à la migration avait été instauré à partir d’une contamination radioactive de 185 000 becquerels par mètre carré et un droit au relogement à partir de 555 000 becquerels par mètre carré, nous avons aussi exprimés nos résultats dans cette unité. Presque toutes les zones contrôlées par l’ACRO sont au-dessus de ces limites.

Une cartographie précise des retombées des rejets aériens est impérative.

Cette contamination provient des dépôts secs et des pluies, comme en témoignent les niveaux relevés dans de l’eau de pluie prélevée dans une bassine.

Dès le 12 mars, l’ACRO a mis en ligne un suivi en continu des évènements au Japon. Quand il est devenu évident qu’il s’agissait d’une catastrophe de grande ampleur, nous avons lancé un appel à souscription pour venir en aide aux populations japonaises confrontées à la pollution radioactive. Nous sommes plus que jamais convaincus de la nécessité d’aider au développement au Japon d’une expertise citoyenne similaire à celles exercées par l’ACRO en France et par les habitants des zones polluées en Biélorussie. Nous continuons donc à faire appel à la générosité pour favoriser son émergence.

Enfin, dès l’annonce de l’arrivée des particules radioactives en France métropolitaine, nous avons mis en place une surveillance de tout le territoire national à l’aide de notre réseau de préleveurs volontaires. Les résultats sont aussi en ligne ici.

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