Tous les trimestres, nous publions un dossier thématique, une revue de presse, des résultats d’analyse de la radioactivité…

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Derniers numéros

  • acronique du nucléaire #127, décembre 2019

    Hommage à André Guillemette, militant / Exploitation d’une mine déguisée en carrière située sur une anomalie uranium d’origine géologique (témoignage de Jessica Avendano, Présidente de Tournai-Villedieu_environnement (61) / Contrôles radiologiques au voisinage de la carrière de la Garenne de Villedieu / Explosion d’un missile au nord de la Russie en mer Blanche le 08.08.19 / Revue de presse.

  • acronique du nucléaire #126, septembre 2019

    Agir avec l’ACRO / Surveillance citoyenne de la radioactivité dans les eaux de la Loire et de la Vienne : contamination anormalement élevée à Saumur en janvier 2019, communiqué commun du 17/06/2019 / La Loire, un fleuve classé au patrimoine de l’Unesco, surveillé par l’ACRO / Tritium dans l’eau potable : plus de 6 millions de français concernés (…), communiqué ACRO du 17/07/2019 / Rumeurs et mises au point de l’ACRO / Revue de presse.

  • acronique du nucleaire #125, juin 2019

    En France métropolitaine, moins de 5% de la population bénéficiera de comprimés d’iode à la maison pour protéger sa thyroîde en cas d’accident nucléaire / Becquerel Tour /Débat sur les déchets et matières radioactifs / Ces matières dites valorisables jamais valorisées / Les déchets radioactifs issuq d’un accident nucléaire grave / Revue de presse.

  • acronique du nucléaire #124, mars 2019

    Communiqué ACRO sur la distibution d’iode / catastrophe de Fukushima, 8 ans déja / contrôles radiologiques dans le parc Bayard de St Nicolas d’Aliermont (site de l’ancienne horlogerie Bayard)

2015



“ACROnique du nucléaire” #109, juin 2015


De la radioprotection à la radio-coercition

L’ACRO publie le témoignage exclusif d’un salarié sous-traitant du nucléaire qui lance « un cri d’alerte » : en sortie de zone nucléaire (appelée « zone contrôlée »), les travailleurs doivent passer devant des portiques de contrôle dont l’objet est de détecter une éventuelle contamination radioactive corporelle ou interne à l’organisme. Il s’agit d’instruments de protection qui sont devenus source de sanctions : « Cet appareil de contrôle est devenu la hantise des salariés, la guillotine de fin de journée ou d’une pause bien méritée… En effet, le déclenchement de ce portique plus de 2 fois dans le mois lors d’un arrêt de tranche, par le même salarié, provoque la convocation à un entretien préalable, suivi d’un avertissement. C’est inadmissible ! »

Et d’ajouter : « D’un appareil qui nous « tranquillisait » auparavant, nous tremblons quand nous arrivons devant. Pire qu’un radar ! Et que font maintenant les salariés sous-traitants ? Et bien, ils vont tricher et c’est là que l’environnement ne sera plus vert… »

L’ACRO dénonce ce dévoiement de la radioprotection qui n’est, de sources syndicales, pas isolé. Il ne faut pas que l’on arrive à inverser la charge de la responsabilité d’une contamination. Celle-ci résulte avant tout d’une faute de l’entreprise. Ici, le coupable est « le sous-traitant smicard ! »

L’association a déjà porté l’affaire dans les groupes de travail officiels liés à la radioprotection des travailleurs et attend une réponse ferme des autorités face à cette dérive inacceptable.