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Derniers numéros :

  • Acronique du Nucléaire #132 Mars 2021

    Au sommaire

    1. Edito
    2. Bilan chiffré pour le 10ème anniversaire de la catastrophe de Fukushima
    3. Fukushima : Ces cancers de la thyroïde qui n’auraient pas dû survenir
    4. Fukushima +10 : Contamination radioactive de la poussière d’aspirateur : une étude du laboratoire citoyen Chikurin
    5. Revue de Presse

  • acronique du nucléaire #131, décembre 2020

     Edito / Surveillance de la Loire par l’ACRO (suite) / Surveillance de l’ACRO du plateau de la Hague /
    L’ACRO démissionne du Comité d’Orientation des recherches (COR) de l’IRSN / Centrale de Flamanville : état des lieux des réacteurs / revue de presse

  • acronique du nucléaire #129/130, juin/septembre 2020

    Pour une reconnaissance du tiers secteur de la recherche / L’avenir du nucléaire suspendu à une piscine dont personne ne veut / L’arme nucléaire, “quoi qu’il en coûte”… / Vers une prise en compte du risque de contamination de l’eau potable en cas d’accident nucléaire grave / Surveillance des plages de Seine-Maritime / Surveillance des rivières normandes en 2019 / Revue de presse.

  • acronique du nucléaire #128, mars 2020

    Le retraitement à tout prix! / L’héritage de Tchernobyl et la voie navigable E40 / Revue de presse.

2015



“ACROnique du nucléaire” #109, juin 2015


De la radioprotection à la radio-coercition

L’ACRO publie le témoignage exclusif d’un salarié sous-traitant du nucléaire qui lance « un cri d’alerte » : en sortie de zone nucléaire (appelée « zone contrôlée »), les travailleurs doivent passer devant des portiques de contrôle dont l’objet est de détecter une éventuelle contamination radioactive corporelle ou interne à l’organisme. Il s’agit d’instruments de protection qui sont devenus source de sanctions : « Cet appareil de contrôle est devenu la hantise des salariés, la guillotine de fin de journée ou d’une pause bien méritée… En effet, le déclenchement de ce portique plus de 2 fois dans le mois lors d’un arrêt de tranche, par le même salarié, provoque la convocation à un entretien préalable, suivi d’un avertissement. C’est inadmissible ! »

Et d’ajouter : « D’un appareil qui nous « tranquillisait » auparavant, nous tremblons quand nous arrivons devant. Pire qu’un radar ! Et que font maintenant les salariés sous-traitants ? Et bien, ils vont tricher et c’est là que l’environnement ne sera plus vert… »

L’ACRO dénonce ce dévoiement de la radioprotection qui n’est, de sources syndicales, pas isolé. Il ne faut pas que l’on arrive à inverser la charge de la responsabilité d’une contamination. Celle-ci résulte avant tout d’une faute de l’entreprise. Ici, le coupable est « le sous-traitant smicard ! »

L’association a déjà porté l’affaire dans les groupes de travail officiels liés à la radioprotection des travailleurs et attend une réponse ferme des autorités face à cette dérive inacceptable.