Le laboratoire |
De par sa nature, le rayonnement gamma traverse facilement les récipients dans lesquels sont mis les échantillons à analyser et les détecteurs. Il est donc facile à détecter. De plus, un radio-élément donné émet à une ou plusieurs énergies bien précises, ce qui permet son indentification.Après avoir préparé et conditionné l'échantillon à analyser (lire le parcours d'un échantillon), il est mis une journée dans l'analyseur afin d'obtenir un spectre, c'est à dire la quantité de rayonnement gamma détecté par énergie. Cela permet d'identifier les émetteurs gamma présents dans l'échantillon et de les quantifier. (lire notre fiche technique pour en savoir plus)
L'ACRO possède deux chaînes de spectrométrie gamma et peut rechercher de très faibles contaminations.
La recherche d'émetteurs bêta purs est plus délicate à mettre en oeuvre car le rayonnement bêta est moins pénétrant et il est difficile de distinguer les rayonnements émis par différents radio-éléments.La recherche du tritium dans l'eau, par exemple, se fait par mesure indirecte. Le rayonnement bêta émis peut exciter une molécule du liquide scintillant ajouté à l'échantillon et cette molécule va émettre deux photons qui eux seront détectés. Si l'on est sûr qu'il y a pas d'autres radioéléments susceptibles d'émettre un rayonnement bêta d'énergie similaire, il est alors possible de quantifier le tritium présent dans l'eau.
Pour d'autres émetteurs bêta purs dans des matrices opaques (stontium 90 dans du lait par exemple), il faut d'abord isoler chimiquement le radio-élément avant de le quantifier. Cela nécessite la mise en oeuvre de protocoles chimiques spécifiques parfois très complexes.
L'ACRO propose la recherche du tritium dans l'eau. Pour d'autres émetteurs bêta plus difficiles à identifier, nous ne faisons la mesure que dans le cadre d'études spécifiques en raison du coût.
Pour mesurer la concentration en radon chez vous, nous vous envoyons un ou plusieurs détecteurs que vous placez dans la ou les pièces suspectées pendant deux semaines. En ce désintégrant le radon ionise l'air et va décharger un électret. La différence de voltage entre le début et la fin de la mesure nous permet d'en déduire la concentration moyenne. (lire notre fiche technique pour en savoir plus).Alors que les systèmes de mesure traditionnels avec film nécessitent généralement des durées de mesure de plusieurs mois pour de faibles concentrations, avec notre système, il est possible d'avoir le résultat en deux semaines. Pour des études de grande envergure, l'ACRO utilise aussi des films Kodalpha.
L'ACRO propose un kit radon de deux détecteurs comprenant l'envoi et l'analyse pour 55 euros TTC. Le détecteur supplémentaire est à 10 euros TTC (gratuit pour les adhérents). La période recommandée est de deux mois entre le 15 septembre et le 30 avril.
Ces méthodes de mesure sont conforme à la norme AFNOR NF M 60-766 de décembre 1999.
| Année |
Intercomparaisons |
Matrice
d'essai |
Eléments
mesurés avec succès |
| 1991 |
ACRO / LDA50 / Cogéma-La
Hague |
Sols et sédiments |
137Cs, 60Co
et 40K |
| 1997 |
Réseau OPRI (éch.
63 SH 300) |
Eau |
137Cs, 40K et 3H |
| 1998 |
Réseau OPRI (éch.
64 L 300) |
Lait en poudre |
90Sr, 40K,
137Cs, 54Mn et 110mAg |
| 1999 |
Réseau OPRI (éch.
65 SR 300) |
Sédiments lacustres |
40K, 210Pb,
226Ra, 228Ra, 235U, 238U,
228Th et 230Th. |
| 2000 |
Participation à l'exercice international d’intercomparaison
de mesures in situ (NORCO 2000) |
||
| 2000 |
Réseau OPRI (éch.
66 SH 300) |
Eau |
3H |
| 2001 |
Réseau OPRI (éch. 67 L 300) | Lait entier |
40K, 134Cs,
137Cs, 51Cr et 129I |
| 2003 |
Réseau IRSN (éch.
71 SH 300) |
Eau souterraine |
3H |
| 2003 |
ACRO/LASEM Brest |
Vases et algues marines |
7Be, 40K,
131I, 137Cs, 238U ch et 232Th
ch |
| 2004 |
Réseau IRSN (éch.
72 SH 300) |
Eau |
Alpha total, bêta total et 3H |
| 2004 |
Réseau IRSN (éch. 74 AL 300) | Algue marine |
40K, 60Co, 129I, 125Sb et 137Cs |
| 2005 |
Réseau IRSN 2ème semestre 2005 (éch. 76 EE 300) | Eau |
60Co, 134Cs, 137Cs, 241Am |
| 2006 | Réseau IRSN 2ème semestre 2006 (éch. 82 SL 300) | Sédiment | 137Cs |
| 2008 | Réseau IRSN 1er semestre 2008 (éch. 93 SH 300) | Eau | 3H |
| 2008 | Réseau IRSN 1er semestre 2008 (éch. 91 V 300) | Biologique | 40K, 60Co, 109Cd, 134Cs et 137Cs |
Dans le cadre des textes réglementaires récents concernant la gestion du risque radon dans les lieux accueillant du public, l’ACRO dispose d’un agrément relatif aux mesures de radon effectuées en vue d’un dépistage ou d’un contrôle pour vérifier les niveaux d’activité en radon définis en application des articles R.1333-15 et 16 du code de la santé publique (niveau N1).
Cet agrément délivré par la « Commission Nationale d’agrément des organismes habilités à procéder aux mesures d’activité volumique du radon dans les lieux ouverts au public » est publié au Journal Officiel n° 200 du 28 août 2004 page 15448 et prend effet au 15 septembre 2004 pour une durée de 12 mois. Il a été renouvelé une première fois le 15 septembre 2005 pour une durée de trois ans, puis une deuxième fois jusqu'au 15 septembre 2011, voir Décision Officielle de l'ASN.
Télécharger notre plaquette de présentation sur le dépistage obligatoire du radon (380 ko)
Textes de référence :
Articles R.1333-15 et R.1333.16 du code de la santé publique.
Arrêté du 15 juillet 2003 relatif aux conditions d’agrément d’organismes habilités à procéder aux mesures d’activité volumique de radon dans les lieux ouverts au public.
Arrêté du 23 octobre 2003 portant nomination à la Commission nationale d’agrément des organismes habilités à procéder aux mesures d’activité volumique du radon dans les lieux ouverts au public.
Circulaire DGS/SD 7 D n°2001-303 du 20 juillet 2001 relative à la gestion du risque lié au radon dans les établissements recevant du public (ERP).
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