L’irradiation
Définition
L’irradiation est la conséquence directe de l'exposition externe
d’un corps (inerte ou vivant) à des rayonnements ionisants (R.I.).
Réalisée de façon contrôlée, l’irradiation
trouve des applications dans différents secteurs tels que l’industrie
agroalimentaire (assainissement et conservation des aliments) ou encore
le milieu médical (radioexpositions externes lors des radiographies).
Mais lorsque les conditions d’irradiation ne sont plus maîtrisées
(accident de transport de source radioactive ou accident de criticité [1]
par exemple) ce phénomène prend une autre ampleur et on le
considère essentiellement par rapport à ses effets au niveau
biologique et physiologique généralement dus à de
fortes doses de rayonnements. Pour des doses plus faibles, de l’ordre de
celles induites par l’irradiation naturelle (rayonnements cosmiques, telluriques
et radioactivité interne du corps humain) d’une moyenne de 2,4 millisievert
par an (2,4 mSv/an, Equivalent de dose efficace), on parle plutôt
d’exposition, étant donné la difficulté à établir
une relation entre ces rayonnements et d’éventuels effets sur la
santé. En ce qui concerne l’utilisation médicale des rayonnements
ionisants, on considère que les doses reçues font partie
du rayonnement artificiel tolérable c’est à dire qui peut
être justifié (dose moyenne d’irradiation due aux activités
humaines : 0,9 à 1 mSv/an, dont 0,7 mSv/an dus aux radio-diagnostiques).
Quels sont les rayonnements mis en cause ?
Lors des accidents par irradiation, les rayonnements électromagnétiques
(photons gamma et X) sont le plus souvent impliqués, essentiellement
parce qu’ils ont une grande distance de parcours dans l’air (plusieurs
centaines de mètres pour les hautes énergies). De plus, possédant
un certain pouvoir de pénétration, ils peuvent traverser
des matériaux qui auraient arrêté les rayonnements
alpha ou bêta. Ce pouvoir de pénétration peut ainsi
impliquer ces rayonnements électromagnétiques dans des irradiations
plus ou moins profondes de l’organisme, en fonction de leur énergie.
Comment s’en protéger ?
La première façon de se protéger des rayonnements
ionisants est de s’éloigner de la source. En ce qui concerne le
rayonnement alpha et les bêta d’énergie inférieure
à 65 keV (Kilo electronVolt), le risque d’irradiation externe n’existe
pas car ces rayonnements ne peuvent franchir la couche cornée de
la peau ; ils n’irradient ainsi aucun tissu vivant. De plus, n’ayant qu’un
faible parcours dans l’air, ils sont naturellement stoppés avant
d’atteindre le corps, même pour des distances source-cible de quelques
centimètres. Quant aux photons gamma, ils auront une probabilité
d’atteindre leur cible d’autant plus faible que celle-ci sera éloignée
de la source (l’intensité du rayonnement décroît selon
l’inverse du carré de la distance).
La deuxième protection consiste à placer un écran
entre soi et la source. Une feuille de papier suffira pour stopper les
rayonnements alpha ; les particules bêta seront absorbées
par quelques millimètres de verre, de plexiglas ou d’aluminium ;
le rayonnement X par quelques millimètres de plomb, mais pour les
photons gamma, il est nécessaire d’interposer au moins plusieurs
centimètres (voire quelques dizaines de cm) de matériaux
à densité élevée (plomb, béton, uranium
appauvri) afin d’atténuer efficacement le rayonnement. Un exemple
de ce type de protection existe dans les services hospitaliers de radiologie
dans lesquels le personnel manipulant est protégé par des
tabliers et des vitres de plomb.
Quelles peuvent être les conséquences d’une irradiation
?
Les premiers effets des rayonnements ionisants (R.I.) sur la matière
vivante sont dits non stochastiques ou précoces. Ils apparaissent
toujours (effets obligatoires) à partir d’une dose seuil [2]
au-delà de laquelle, la gravité de l’effet est proportionnelle
à la dose. Parfois, une réversibilité est possible
si les lésions ne sont pas trop importantes.
Les rayonnements électromagnétiques (X et gamma) qui
sont par nature peu ionisants (c’est à dire qu’ils ne délivrent
pas toute leur énergie aux cellules qu’ils rencontrent) peuvent
néanmoins être à l’origine de lésions relativement
importantes. Ces lésions, qui dépendent de la dose reçue,
dépendent également de l’étendue de l’irradiation.
Parmi les victimes, on distingue ainsi généralement celles
ayant subi une irradiation localisée à dose élevée
de celles ayant subi une irradiation corporelle globale.
L’irradiation localisée : elle est le plus souvent due
à la « prise en main » d’une source radioactive qui,
suite à un égarement, est ramassée (irradiation de
la main) puis mise dans une poche (irradiation de la cuisse ou de la partie
du corps la plus proche).
Le premier effet visible s’apparente à une brûlure de
la peau (érythème) accompagnée de nausées,
puis successivement avec l’augmentation de la dose on observe une épidermite
sèche (inflammation de la peau), une épidermite exsudative
(suintement pathologique), jusqu’à la nécrose des tissus
pour des doses extrêmement fortes (plusieurs dizaines de grays, Gy).
Si dans ce dernier cas, heureusement rare et généralement
observé pour des accidents de « contact », l’amputation
est parfois inévitable, les traitements les plus couramment effectués
s’assimilent à ceux, classiques, des brûlures du second degré.
En ce qui concerne l’observation des premiers symptômes, le temps
nécessaire à leur apparition est de quelques heures dans
le cas des très fortes doses, alors qu’un retard (faussement rassurant)
a lieu dans la plupart des cas.
L’irradiation corporelle globale : il peut s’agir de l’exposition
accidentelle à une source radioactive, mais les cas les plus flagrants,
ayant permis de mieux connaître la symptomatologie, restent l’accident
de Tchernobyl et les explosions atomiques japonaises.
Les signes cliniques précurseurs que sont nausées, vomissements,
céphalées, douleurs parotidiennes (glandes salivaires), sécheresse
buccale et diarrhées, deviennent persistants avec des doses de plus
en plus fortes (4 à 6 Gy). Pour des doses dépassant 10 Gy,
le pronostic vital est généralement très réduit.
Dans le cas de doses non létales, le principal problème
est d’ordre hématologique. La numération régulière
de la formule sanguine permet généralement de suivre la décroissance
des lymphocytes (globules blancs), suivie après plusieurs jours,
de la chute des plaquettes, entre autres. Des aberrations chromosomiques
peuvent également être observées par l’intermédiaire
d’un caryotype réalisé à partir des lymphocytes, leur
nombre étant fonction de la dose.
Cette étude des effets biologiques des R.I., appelée dosimétrie
biologique, qui cherche à préciser les conditions d’irradiation
(dose reçue et volume réellement irradié, notamment
vis-à-vis de la protection de la moelle osseuse), constitue un examen
d’autant plus important que la personne irradiée ne portait pas
de dosimètre.
Les traitements appliqués pour des doses reçues ne permettant
pas la réversibilité spontanée de la chute des lymphocytes
par exemple sont généralement des transfusions de plaquettes
ou de leucocytes [3]. L’utilisation
de facteurs de croissance hématopoïétiques peut aider
au redémarrage des cellules de moelle osseuse et dans certains cas,
des greffes de moelle peuvent être pratiquées.
Ceci nous amène donc à classer certains tissus en fonction
de leur sensibilité vis-à-vis des rayonnements ionisants.
D’une manière générale, les tissus à renouvellement
rapide (divisions cellulaires nombreuses) sont les plus sensibles aux radiations
et les effets produits sont alors précoces. Sont classés
selon leur radiosensibilité décroissante les tissus suivants
:
- les tissus embryonnaires
- les organes hématopoïétiques [4]
- les gonades
- l’épiderme
- la muqueuse intestinale
- le tissu conjonctif
- le tissu musculaire
- le tissu nerveux |
+ radiosensibles
- radiosensibles
|
Au niveau des gonades, des stérilités temporaires ou permanentes
à partir de certaines doses peuvent être observées.
Chez l’embryon ou le fœtus, c’est le stade du développement qui
conditionne les effets, à savoir que la radiosensibilité
est maximale entre le 9ème et le 60ème jour. Les conséquences
possibles sont la mort intra-utérine, l’apparition de malformations
ou encore la mort néo-natale et post-natale. Passé le 60ème
jour (croissance fœtale), ce sont des malformations nerveuses ou encore
des cancers qui peuvent être ainsi induits.
Après avoir vu les effets précoces d’une irradiation sur
l’organisme, il convient de s’arrêter sur un deuxième type
d’effets qui sont appelés stochastiques ou aléatoires. Ces
effets se manifestent longtemps après l'irradiation (plusieurs années)
et peuvent être causés soit par une irradiation aiguë
soit par une exposition chronique à de faibles doses d'irradiation.
Leur apparition chez un individu est d'autant moins probable que le niveau
d'irradiation est faible, aussi n'apparaissent-ils pas systématiquement
chez toutes les personnes irradiées.
Parmi ces effets, les cancers représentent certainement les
conséquences les plus importantes de l’action des rayonnements ionisants
et, dans une moindre mesure, l'apparition d'anomalies génétiques.
Ces dernières résultent des lésions induites sur les
chromosomes (ADN) de la lignée germinale (irradiation des gonades)
pouvant entraîner des anomalies dans la descendance de l’individu
irradié. Lorsque la molécule d’ADN est touchée, ceci
engendre généralement des mutations qui peuvent apparaître
dans les cellules-filles lors de la division cellulaire. Toutefois, il
existe certains agents de protection comme les vitamines E et C, ainsi
que des mécanismes de réparation de l’ADN, de même
qu’il existe des systèmes de réparation cellulaire et tissulaire.
En ce qui concerne le risque de développer un cancer ou d’être
touché par une mutation génétique suite à une
irradiation, celui-ci reste très délicat à évaluer,
d’autant qu’il n’y a aucune forme de cancer spécifique des rayonnements
ionisants et que l’étude de l’effet des faibles doses est loin d’être
achevée.
La contamination
Définition
Comme l’irradiation, la contamination n’est pas un terme spécifique
au corps humain et s’applique également à l’environnement
: elle représente la présence d’une substance radioactive
dans un milieu ou au contact d’une matière où elle est indésirable.
Concernant l’être humain, on parle de contamination lorsqu’un
individu entre en contact direct avec une source radioactive et ce, de
deux manières différentes, mais parfois simultanées
:
-
par dépôt de substances radioactives (poussières) au
niveau de l’épiderme ou des cheveux : c’est la contamination externe
-
par incorporation d’éléments radioactifs à l’intérieur
de l’organisme : c’est la contamination interne. Les principales voies
de pénétration sont :
-
la voie respiratoire
-
la voie directe par blessure
-
la voie digestive
-
la voie transcutanée
Une fois le dépôt effectué, la deuxième étape
de la contamination correspond au transit du contaminant, depuis l’entrée
(poumons, plaie, tube digestif) vers le sang. On comprend alors que les
deux premières voies d’entrée sont les plus dangereuses et
le plus souvent impliquées dans les accidents de contamination (importante
vascularisation des bronchioles).
Vient ensuite l’intégration du contaminant dans le métabolisme
: l’organisme va l’utiliser dans différents organes, dits critiques,
de la même manière que ses homologues non radioactifs. Par
exemple, la thyroïde fixe indifféremment l’iode stable ou l’iode
radioactif. Parfois, c’est un autre élément qui est fixé
à cause de la similitude de ses propriétés. C’est
le cas du squelette qui fixe le strontium de la même manière
que le calcium. On dit alors que le strontium est un mimétique du
calcium. Parfois encore, il n’y a pas d’organe cible et l’élément
diffuse dans tout le corps : c’est le cas du césium qui peut être
fixé préférentiellement au potassium et se retrouver
dans tous les muscles.
Lorsque la quantité de radionucléides incorporée
est importante, on se comporte alors comme une véritable source
et on émet des rayonnements sur notre entourage.
D’une manière générale, les accidents de contamination
radioactive sont dus à une contamination préalable de l’environnement
: habitations, sols et aliments comme dans les régions autour de
Tchernobyl (Ukraine et Bélarus) ou au Brésil (Goiania-1987)
où une source de radiothérapie de 50 TBq de césium
137 a été dispersée et a contaminé l’environnement
et 100 000 personnes.
Irradiation interne
L’irradiation interne accompagne souvent la contamination et ce, à
cause des corps radioactifs ingérés ou inhalés qui
irradient de l’intérieur les organes sur lesquels ils se sont temporairement
fixés. L’irradiation des tissus, qu’elle soit interne ou externe,
produit le même type d’effets. En revanche, les rayonnements considérés
comme les plus dangereux, ne sont plus les X et les gamma, mais les rayonnements
dits particulaires. Les rayonnements particulaires (alpha et bêta)
possèdent un pouvoir d’ionisation (Transfert d’Energie Linéique)
plus élevé que celui des rayonnements électromagnétiques,
aussi délivrent-ils de façon certaine toute leur énergie
dans la matière qu’ils rencontrent et qui les arrête. En dosimétrie,
la dose équivalente H (en Sievert, Sv) dépend directement
de la nature du rayonnement puisque son calcul consiste en la multiplication
de la dose absorbée (en Gray, Gy) par un facteur de pondération
(Wr) caractéristique du rayonnement :
H(Sv) = D(Gy) * Wr
Wr est égal à 1 pour les bêta, gamma et X, alors qu’il
est de 20 pour les alphas. Cela signifie que, pour une même énergie,
le rayonnement a est 20 fois plus radiotoxique que les autres.
Par exemple, dans le cas des isotopes gazeux du radon (radon 222 et
radon 220), inhalés avec l’air ambiant, ce sont surtout les descendants,
émetteurs alpha à vie courte (polonium 218, polonium 214
et bismuth 212), qui vont causer des dégâts aux cellules et
qui peuvent, à terme, être la cause du développement
d’un cancer du poumon. On estime les doses annuelles moyennes dues à
l’inhalation des radon 222 et radon 220 et à leurs descendants à
60 et 10 µSv respectivement.
Conséquences
En ce qui concerne l’irradiation interne, les conséquences sont
du même type que lors d’une irradiation externe, c’est-à-dire
qu’il peut y avoir des effets au niveau cellulaire, tissulaire ou génétique.
Ils peuvent se déclarer rapidement ou tardivement (cancérogènes),
essentiellement en fonction de la dose et, mis à part dans les cas
extrêmes comme à Goiania en 1987, on meurt rarement des suites
d’une incorporation de radionucléides.
La différence avec l’irradiation réside dans la localisation
des effets. En cas de contamination interne, il est possible de connaître
la zone touchée si l’on connaît le radionucléide incorporé
(fixation préférentielle). Les dégâts seront
alors souvent localisés, au niveau d’un organe ou des tissus voisins.
Enfin, à la différence de l’irradiation externe, souvent
de courte durée, une contamination entraîne généralement
une irradiation interne des tissus pendant un temps beaucoup plus long.
Ce temps sera déterminé entre autres par deux facteurs :
la période physique et la période biologique de l’élément
incorporé (cf § suivant).
A la différence d’une source radioactive qui se trouve à
distance d’un corps et contre les rayonnements de laquelle on peut se protéger,
on voit qu’en cas de contamination interne, aucune protection n’est possible,
puisqu’on est porteur de la source. Il existe pourtant des moyens de faire
diminuer cette contamination, en éliminant directement la source
qui continue d’émettre. Ces processus de décontamination
n‘ont qu’une efficacité limitée, surtout devant des accidents
de grande ampleur.
Décontamination
Lorsque la contamination est externe, on procède par lavages successifs
de la zone touchée mais plus généralement du corps
entier (douches). Si des poussières sont en cause, des adhésifs
sont parfois utilisés pour récupérer les contaminants,
dans les deux cas, les eaux de lavage comme les produits utilisés
doivent être gérés comme des déchets radioactifs.
Lorsque la contamination est interne, le but est de faire migrer les
particules radioactives vers les voies d’élimination naturelles.
L’efficacité des traitements va surtout dépendre de la précocité
de l’intervention mais également des propriétés du
contaminant.
On sait que chaque radionucléide se désintègre
au cours d’un période radioactive qui lui est propre. Beaucoup d’entre
eux ont des périodes trop longues pour ne compter que sur le temps
pour que l’activité disparaisse. De plus, dans le corps humain,
chaque radionucléide possède une période biologique [5].
Par la combinaison de ces deux facteurs (période physique et biologique),
on peut définir la période effective, comme le temps au bout
duquel la quantité de contaminant dans l’organisme est divisée
par deux.
Te = (Tb*Tp)/(Tb+Tp)
Te : période effective ; Tb : période biologique ; Tp
: période physique.
Exemples :
|
période radioactive |
période biologique |
période effective |
| iode 131 |
8 jours
|
30 jours (thyroïde)
|
6,3 jours
|
| plutonium 239 |
24000 ans
|
100 ans (os)
|
~100 ans
|
Dans le cas particulier de la médecine nucléaire où
des sources de radionucléides sont injectées à des
patients après l’intervention, on cherche à forcer l’élimination
par les voies naturelles. Ainsi, après une scintigraphie thyroïdienne
pour laquelle on aura reçu 20 MBq de Technétium 99m, il faudra
boire beaucoup d’eau pour que l’élimination par les voies urinaires
soit la plus rapide possible. On limitera également le temps de
contact avec l’entourage, pendant lequel on peut représenter un
danger, surtout auprès des enfants.
Enfin, on peut noter l’existence, pour certains radionucléides
particuliers, de traitements médicaux plus poussés, dont
le principe est de déloger le radionucléide de l’emplacement
où il s’est fixé : on nomme ceci la décorporation.
On peut citer par exemple comme agent décorporant, le Bleu de Prusse,
qui a été utilisé suite à l’accident de Goiania
au Brésil en 1987 et qui a permis d’éliminer notablement
le césium des personnes contaminées.
GLOSSAIRE :
-
Activité : Nombre de transformations nucléaires spontanées
qui se produisent dans une quantité d'un radionucléide pendant,
un certain temps. Dans le système international, l'unité
d'activité d'une source radioactive est le becquerel (unité
standard de mesure de la radioactivité équivalent à
une désintégration par seconde).
-
Dose absorbée : Quantité d'énergie absorbée
par la matière vivante ou inerte et par unité de masse. L'unité
de dose absorbée est le gray : dose absorbée dans une masse
de matière de 1 kilogramme à laquelle les rayonnements ionisants
communiquent en moyenne, de façon uniforme, une énergie de
1 joule.
-
Dose efficace : Pour les besoins de la radioprotection on définit
une grandeur appelée dose efficace qui essaie de tenir compte, chez
l'homme, des dommages radiologiques occasionnés. Une même
dose de rayonnement ne provoque pas les mêmes dommages suivant qu'il
s'agit d'irradiation ou de contamination, suivant le type de rayonnement
(alpha, bêta ou gamma) et enfin suivant la nature des tissus touchés.
L'unité est le sievert (pour les rayonnements gamma et beta, Wr
=1) ; La réglementation européenne fixe une limite annuelle
d'exposition de 1mSv/an pour le public ; cette limite a été
transposée en droit national en mars 2001.