Résultats des mesures ACRO au Japon (mise à jour du 7 mars 2012)

 

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Suite à la catastrophe de Fukushima, l'ACRO a étendu son observatoire citoyen de la radioactivité dans l'environnement au Japon.
Nous avons reçu des échantillons en provenance des provinces de Fukushima et de Miyagi qui mettent en évidence une contamination alarmante.

MARS 2011 :
Prélèvements de sol et eau (31 mars 2011)

AVRIL 2011 :
Légumes et des champignons prélevés dans la région de Sendai le 2 avril 2011 par l'équipe de tournage de "Compléments d'enquête" (France 2).
Sols en différents points au Japon (prélevés du 12 au 18 avril 2011)
Eau de mer prélevée à Soma, Préfecture de Fukushima (16 avril 2011)
Légumes achetés le 22 avril 2011 dans un supermarché d'Osaka

MAI 2011 :
Algues prélevées par Greenpeace International (du 5 au 9 mai 2011)
Herbe de la préfecture d'Ishikawa (14 mai 2011)
Sol, légumes et eau du Sud de la province de Miyagi (14 -18 mai 2011)
Sols des environs de Tokyo, (15-17 mai 2011)
Urines d'enfants vivant à Fukushima, (19-21 mai 2011)
Environs de l’usine d’incinération des boues de station d’épuration de Tokyo , Koutou-ku (22-25 mai 2011)

JUIN 2011 :
Sols et pâture des préfectures de Fukushima et Miyagi (5 mai 2011 – 4 juillet 2011)
Eau du robinet des provinces de Fukushima et Miyagi (8 juin 2011 – 19 juin 2011)
Légumes de la ville de Fukushima (18 juin 2011 – 20 juin 2011)

JUILLET 2011 :
Légumes et lait de la ville de Fukushima et de Miyagi (3 juillet 2011 – 5 juillet 2011)
Poissons collectés par Greenpeace (23 mai et 23-24 juillet 2011)
Suivi de la contamination et nouvelles analyses d'urines d'enfants  (juillet 2011)
Sols des préfectures d'Hokkaido, Kanagawa, Miyagi et Fukushima
(28 juin - 31 juillet 2011)
Pommes de terre de la province de Fukushima (juillet 2011)

AOUT 2011 :
Poissons et algues du Tohoku collectés par Greenpeace (19-22 août 2011)

SEPTEMBRE 2011 :
Poissons et algues du Tohoku collectés par Greenpeace (13-14 septembre 2011)

OCTOBRE 2011 :
Poissons et algues du Tohoku collectés par Greenpeace (12-13 octobre 2011)

NOVEMBRE 2011 :
Urines et poussières d'aspirateur (septembre - novembre 2011)
Etude sur des champignons de Kawamata dans la province de Fukushima (novembre 2011)

DECEMBRE 2011 :
Poissons et huitres du Tohoku (novembre - décembre 2011)

JANVIER 2012 :
Aliments de Ichinoseki dans la province d’Iwaté (mai 2011- janvier 2012)
Poussières d'aspirateur en provenance du Tôhoku (janvier 2012)

FEVRIER 2012 :
Urines d'enfants en provenance de différentes régions du Japon (février 2012)
 

Voir tableaux ci-dessous

 


 

PRELEVEMENTS ENVIRONNEMENTAUX - PREMIERE CAMPAGNE : RESULTATS ACRO

 

Commentaires :

- Lire le communiqué de presse du 11 avril 2011 au format html ou pdf.
- Lire le rapport d'analyse de la première campagne de prélèvements

 

 

 

 


 

PRELEVEMENTS DENREES ALIMENTAIRES - DEUXIEME CAMPAGNE : RESULTATS ACRO

 

Commentaires :

Les analyses montrent que les quatre échantillons (champignons et légumes) collectés dans la région de Sendai (80 km de Fukushima Daiichi) sont contaminés par des radioéléments artificiels caractéristiques des rejets de la centrale.
Les teneurs en césium mesurées dans les trois légumes (chou chinois, Komatsuna et Tsubomina) sont supérieures aux limites fixées par la réglementation Japonaise (500 Bq/kg) et sont impropres à la consommation.

Lire le rapport d'analyse de la deuxième campagne de prélèvements

 


 

LEGUMES ACHETES DANS UN SUPERMARCHE A OSAKA : RESULTATS ACRO

 

Note : la provenance exacte des légumes est inconnue


 ND : Non Détecté


 

ANALYSES DE SOLS PRELEVES AU JAPON (12-18 avril 2011) : RESULTATS ACRO

Commentaires :

L’ACRO a reçu des prélèvements de sol effectués en différents point du Japon par des préleveurs japonais. A l’exception de la terre de Kobe, tous ces échantillons sont contaminés par de nombreux radioéléments qui proviennent des retombées de Fukushima.
Les activités massiques très élevées relevées dans la paille s’expliquent pas le fait que la paille est très légère : la même quantité de polluant retombant sur un mètre carré va entraîner une contamination au kilo beaucoup plus forte avec de la paille qu’avec de la terre.
Les premières mesures que nous avons faites sur la terre provenant de Fukushima avaient montré que l’iode 131 était prépondérant. Mais comme il a une demi-vie assez courte (8 jours), il disparaît relativement vite : les valeurs relevées lors de cette campagne sont plus basses que celles en césium.
En revanche, le tellure 129m se désintègre en iode 129 qui a une demie-vie très longue : 16 millions d’années. Il faudra surveiller cet élément dans les environs de la centrale.
A moyen terme, c’est le césium 137 qui va poser le plus de problèmes : les contaminations massiques relevées sont toutes sous la limite de 5 000 Bq/kg fixée par le gouvernement japonais pour la culture du riz.
Si l’on calcule la contamination en césium 137 en Bq/m2, toutes les valeurs relevées dans la préfecture de Fukushima sont supérieures à la limite de 185 000 becquerels par mètre carré qui ouvre le droit à la migration en Biélorussie.
La contamination relevée dans la province de Miyagi est aussi assez élevée, confirmant les fortes contaminations que nous avions relevées sur les légumes de cette préfecture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANALYSE D'EAU DE MER PRELEVEE LE 16 AVRIL 2011 (Soma, Préfecture de Fukushima) : RESULTATS ACRO

Commentaires :

En temps normal, aucune contamination de l’eau de mer ne devrait être mesurée.
Les éléments trouvés à Soma, situé à plus de 40 km au Nord de la centrale, proviennent de la centrale de Fukushima. Ces polluants ont la propriété de se concentrer dans les êtres vivants.
Ainsi, la concentration en iode dans les algues peut être 1 000 à 10 000 fois plus élevée que dans l’eau de mer. C’est 10 à 100 fois plus chez les poissons et coquillages. Le césium peut être 10 à 400 fois plus concentré en fonction des espèces.

 


 

ALGUES PRELEVEES EN MER DU 5 AU 9 MAI 2011 PAR GREENPEACE INTERNATIONAL : RESULTATS ACRO

Lire le communiqué de presse de Greenpeace
Lire le rapport d'analyse (en anglais)
Autres résultats d'analyse (prélèvements marins Greenpeace)

Les algues prélevées par Greenpeace International jusqu'à 80 km au Sud de la centrale de Fukushima sont toutes contaminées à des niveaux alarmants, sauf une collectée au large.
La concentration en iode 131 dépasse largement la limite de 2 000 Bq/kg fixée par le gouvernement japonais pour la mise sur le marché des aliments.

La contamination en césium 134 et 137 est aussi significative et dépasse toujours la limite de 500 Bq/kg fixée par les autorités japonaises.

Ces algues ont été prélevées presque un mois après le colmatage de la fuite du réacteur n°2 qui a contaminé massivement la mer. Cela montre que, contrairement à ce qui avait été annoncé, la pollution persiste.

Si les algues sont contaminées à de tels niveaux, l'eau de mer doit l'être aussi. Mais les analyses effectuées par les autorités japonaises ne sont pas assez précises : en-dessous de la limite de détection de 4 Bq/l pour l'iode 131, 6 Bq/l pour le césium 134 et 9 Bq/l pour le césium 137, il est annoncé "non détectable". Or il est nécessaire d'avoir des limites plus basses, car la vie marine a tendance à concentrer cette pollution. La pollution en iode peut être 1 000 fois plus forte dans une algue que dans l'eau.
 


Herbe de la préfecture d'Ishikawa (14 mai 2011)


Sol, légumes et eau du Sud de la province de Miyagi (14 -18 mai 2011)

Télécharger le rapport d'analyse (en anglais)

Commentaires :

Tous les légumes récoltés au Sud de la province de Miyagi sont contaminés à des niveaux qui autorisent leur mise sur le marché.
Les sols des fermes où ont été faits les prélèvements de légume sont aussi contaminés à des niveaux qui autorisent la culture du riz. Dans tous les cas, la contamination en césium est inférieure à 5 000 Bq/kg qui est la limite fixée par les autorités japonaises.
Cependant, il est important de noter qu’il n’y a pas de limite d’innocuité en ce qui concerne la radioactivité.
La contamination surfacique de la ferme F est supérieure à la limite biélorusse de 37 000 Bq/m2 qui implique un contrôle radiologique périodique.
Aucune eau n’est contaminée.

 

Environs de l’usine d’incinération des boues de station d’épuration de Tokyo, Koutou-ku (22-25 mai 2011)

Commentaires :

Les environs de l’usine d’incinération des boues situées dans la baie de Tôkyô sont fortement contaminés. Cette pollution vient très probablement en grande partie des fumées de l’usine d’incinération qui a brûlé des boues radioactives. La contamination surfacique des sols en césium 137 est supérieure à la limite biélorusse de 37 000 Bq/m2 qui implique un contrôle radiologique périodique.
La contamination des végétaux est aussi élevée. La forte différence entre les herbes sèches et la mousse vient du fait que les résultats sont exprimés par kilo de matières.
Il conviendrait de faire une étude plus détaillée de la contamination de cette zone.

 

Sols des environs de Tokyo (15-17 mai 2011)

Commentaires :

Tous les échantillons de terre prélevés dans les environs de Tôkyô sont contaminés par les retombées de la catastrophe de Fukushima à des niveaux significatifs.
Dans la ville de Kashiwa (province de Chiba), la contamination surfacique des sols en césium 137 est supérieure à la limite biélorusse de 37 000 Bq/m2 qui implique un contrôle radiologique périodique.
Il conviendrait de faire une étude plus détaillée de la contamination de cette zone.

 

 


Urines d'enfants vivant à Fukushima (19-21 mai 2011)

Communiqué de presse ACRO html ou pdf
Télécharger le rapport d'analyse (en anglais)


± 2σ

 


Sols et pâture des préfectures de Fukushima et Miyagi (5 mai 2011 – 4 juillet 2011)

Télécharger le rapport d'analyse (en anglais)

Commentaires :

Tous les sols sont contaminés par les retombées de la catastrophe de Fukushima par du césium 134 et du césium 137.  Toutes les contaminations massiques sont inférieures à la limite de 5 000 Bq/kg fixée par les autorités japonaises pour la culture du riz.
Les deux premiers échantillons de sols (de Gyufun et Ochiba) ont été prélevés en serre, à l'abri de la pluie, et sont donc moins contaminés.
En deux endroits la contamination surfacique dépasse les 37 000 Bq/m2 qui nécessite une surveillance régulière en Biélorussie.
La pâture est aussi contaminée par les césiums 134 et 137, mais à des niveaux qui permettent le pâturage.


 

Eau du robinet des provinces de Fukushima et Miyagi (8 juin 2011 – 19 juin 2011)

 

Légumes de la ville de Fukushima (18 juin 2011 – 20 juin 2011)

 


Légumes et lait de la ville de Fukushima et de Miyagi (03 juillet 2011 – 05 juillet 2011)

 


Poissons du port d'Onahama, province de Fukushima (23 mai 2011 et 23–24 juillet 2011)

Ces poissons ont été prélevés par Greenpeace auprès de pêcheurs du port d'Onahama.

Ils sont tous contaminés, certains ont une concentration totale en césium radioactif qui dépasse 500 Bq/kg, la limite fixée par les autorités japonaises pour la nourriture.

Si les poissons sont contaminées à de tels niveaux, l'eau de mer doit l'être aussi. Mais les analyses effectuées par les autorités japonaises ne sont pas assez précises : en-dessous de la limite de détection de 4 Bq/l pour l'iode 131, 6 Bq/l pour le césium 134 et 9 Bq/l pour le césium 137, il est annoncé "non détectable". Or il est nécessaire d'avoir des limites plus basses, car la vie marine a tendance à concentrer cette pollution.

résultats poissons
± 2σ

 


Suivi de la contamination des urines de 10 enfants de la ville de Fukushima (mai - juillet 2011)

Lire le communiqué de presse de l'ACRO
 

Commentaires :

A la demande de citoyens japonais, l’ACRO a analysé les urines de 18 enfants japonais de la province de Fukushima et de Tokyo et ses environs.  

Les urines des 15 enfants de Fukushima ont été ou sont contaminées par les retombées radioactives de la centrale accidentée située à une soixantaine de kilomètres. Ce qui signifie que les enfants eux-mêmes ont été ou sont contaminés. En revanche, nous n’avons détecté aucune contamination chez les 3 enfants de Tokyo et des environs.
Alors que les tests effectués par les autorités japonaises donnent environ un enfant de Fukushima sur deux contaminé, nous obtenons 100%. Cette différence s’explique par le fait que les mesures officielles ne sont pas assez précises et ne permettent pas de détecter toutes les contaminations.

 Les 10 premiers enfants sont les mêmes que lors de notre précédente campagne de mesure (résultats rendus publics le 30 juin). 9 d’entre eux ont quitté la province de Fukushima depuis. Un seul est resté (U2).
U6 a été évacué à la fin mars. Les enfants U3 et U4 ont été évacués dès la fin mai. 3 sont partis fin juin, début juillet et 3 autres au début des vacances scolaires après le 22 juillet.

Enfin, les 5 nouveaux enfants vivent à proximité de la ville de Fukushima. Mais un a été évacué fin mai (U14).

U11 et U12 fréquentent le même lycée et ont souvent des activités sportives sur le même terrain. La différence de contamination pourrait être due à la nourriture. 

Plus de quatre mois après les rejets massifs de radioactivité dans l’environnement, tous les enfants qui étaient à Fukushima au moment des prélèvements ont leurs urines marquées alors que leurs parents font des efforts pour limiter cette contamination interne. L’évacuation est un moyen de diminuer la contamination. Les variations de contamination interne entre les différents enfants pourraient être dues à la nourriture. 

Il est important d’effectuer une surveillance précise, systématique et régulière de la contamination interne des enfants de Fukushima. Les familles doivent avoir accès à la mesure pour les aider à réduire cette contamination.


± 2
σ

 

Analyses d'urines de 5 autres enfants de la préfecture de Fukushima (23-26 juillet 2011)


± 2
σ

 

Analyses d'urines de 3 autres enfants autour de Tokyo (juillet 2011)

 


Sols des provinces d'Hokkaido, Kanagawa, Miyagi et Fukushima (28 juin - 31 juillet 2011)

Commentaires :

A Kosugō, dans la ville de Shiraishi, située au Sud de la province de Miyagi à 75 km de la centrale de Fukushima, la contamination totale en césium est de 343 000 Bq/m2. En Biélorussie, la population aurait le droit de migrer.
Dans la ville de Kakuta, située dans la province de Fukushima à 66 km de la centrale, la contamination totale en césium est de 163 000 Bq/m2. En Biélorussie, cela impliquerait un contrôle radiologique périodique.
On trouve une contamination significative jusqu’à Yokohama située à environ 300 km de la centrale. La ville de Furano, à Hokkaido, est à 670 km de la centrale.

 

Pommes de terre prélevées dans la province de Fukushima (juillet 2011)

 


Poissons et algues du Tohoku (19-22 août 2011)

Poissons et algues prélevés par Greenpeace

 


Poissons et algues du Tohoku (13-14 septembre 2011)

Poissons et algues prélevés par Greenpeace

 


Poissons et algues du Tohoku (12-13 octobre 2011)

Poissons et algues prélevés par Greenpeace


ND : Non Détecté


ND : Non Détecté


Urines d'enfants et poussières d'aspirateur (septembre - novembre 2011)

Lire le communiqué de presse de l'ACRO (à partir du 15 décembre 10h)

Les poussières d’aspirateur toutes contaminées

L’ACRO a, à la demande de citoyens japonais, analysé les poussières d’aspirateur de 13 habitations situées dans un rayon de 200 km autour de la centrale. A l’exception d’Osaka, prise comme référence car située à 600 km de la centrale, toutes ces poussières sont contaminées en césium 137 et 134 suite à la catastrophe de Fukushima.

C’est dans le district de Watari de la ville de Fukushima que la contamination est la plus forte avec presque 20 000 becquerels par kilo pour les deux césiums. Ce district, situé à une cinquantaine de kilomètres de la centrale, est connu pour être particulièrement contaminé et la vente de riz vient d’y être interdite.

Les habitations sont aussi contaminées de manière significative jusqu’à Ichinoseki dans la province d’Iwaté vers le Nord ou Kashiwa dans celle de Chiba vers le Sud, située dans la banlieue Nord de Tokyo. Dans ces deux villes, connues pour être particulièrement contaminées, bien que situées à environ 200 km de la centrale, la contamination des poussières atteint presque 6 000 becquerels par kilo.

Nous ne connaissons pas la date de collecte des poussières par chaque aspirateur. Au Japon, on enlève ses chaussures avant d’entrer chez soi.

 

Les urines des enfants encore contaminées

L’ACRO a continué à analyser des urines d’enfants à la demande de citoyens japonais. Même s’il n’y a plus 100% des urines analysées en provenance de Fukushima contaminées, ce qui est une bonne nouvelle, de nombreux enfants continuent à être contaminés à des niveaux qui ne baissent pas depuis nos premières analyses du mois de mai.

Certains de ces enfants vivent dans les habitations où l’on a contrôlé les sacs d’aspirateur. Mais il ne semble pas y avoir de corrélation claire entre la contamination des poussières et des urines. Cela nous conduit à pointer du doigt la nourriture comme principal mode de contamination interne des enfants.

Les urines les plus contaminées sont à Ichinoseki dans la province d’Iwaté à presque 200 km de la centrale accidentée.

 

Urines d’enfants du Kantô

Pour la première fois, nous avons trouvé une contamination des urines d’un enfant de Tokyo.

Cela provient très probablement de l’alimentation.

 


Etude sur des champignons de Kawamata dans la province de Fukushima (novembre 2011)

Commentaires :

Les champignons (Hiratake) ont été analysés en frais. Ils ont ensuite été trempés dans de l’eau pendant une demi-heure, puis cuits pendant 15 min en milieu acide (eau+vinaigre) ou dans une eau salée. En analysant l’eau issue de ces processus, il apparaît que seulement 11% du césium est passé dans l’eau de trempage. En revanche entre 31 et 32% du césium est passé dans l’eau de cuisson.

 


Poissons et huitres du Tohoku (novembre - décembre 2011)

Commentaires :

Ces poissons et huitres ont été rapportés par des journalistes français. La concentration en césium dans les poissons est inférieure à la limite maximale actuelle de 500 Bq/kg. Mais pour deux des poissons, elle est supérieure à la future limite de 100 Bq/kg.
 

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Aliments de Ichinoseki dans la province d'Iwaté (mai 2011 - janvier 2012)

 


Poussières d'aspirateur en provenance du Tôhoku (janvier 2012)

L’ACRO a aussi analysé de nouvelles poussières d’aspirateur en provenance des provinces Fukushima et Miyagi : nous confirmons que les poussières sont toutes contaminées à des niveaux élevés. A titre de comparaison, les autorités japonaises ont fixé à 8 000 Bq/kg la limite à partir de laquelle un déchet est considéré comme radioactif. C’est le cas de 2 de ces poussières qui ne peuvent donc pas être mises aux ordures ménagères.
Un contrôle systématique de la contamination des maisons nous paraît nécessaire.

 


Urines d'enfants en provenance de différentes régions du Japon (février 2012)

L’ACRO continue à faire face à une forte demande d’analyses d’urine en provenance du Japon et continue donc analyser gratuitement ces échantillons. Cette fois-ci, les urines viennent de provinces plus éloignées de la centrale Fukushima.
Les résultats montrent, qu’un an après le début de la catastrophe, les urines des enfants continuent à être contaminées. Ils mettent en évidence une contamination des urines jusqu’à Ôshû (province d’Iwaté) située à environ 220 km de la centrale. Dans la province plus proche de Miyagi, les urines des enfants sont aussi contaminées. C’est en particulier le cas à Marumori.

L’échantillon n°11 provient de la même petite fille d’Ichinoseki que la dernière fois. On note une baisse significative de la contamination. Les parents consommaient des légumes du jardin des grands-parents sans se douter que ceux-ci puissent être contaminés. Le test des urines fourni par l’ACRO leur a permis de changer leur habitude alimentaire et de mieux se protéger.

 

 

 

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