Gestion des déchets radioactifs
: les leçons du Centre de Stockage de la Manche (C.S.M)
Centre Sans Mémoire, Centre Sans
Avenir ?
Rapport d'étude réalisé à la demande de
Greenpeace France
23 mai 2006
Synthèse : les leçons du CSM
« Le passé
était mort, le futur inimaginable », George Orwell,
1984
Pour le CEA, qui a en eu la
responsabilité durant toute sa phase active, « le site de la Manche, après
vingt-cinq ans de bons et loyaux services, figure désormais
comme une référence technique internationale dans le
stockage des déchets ». A l’heure où est
débattu l’avenir des déchets nucléaires
français, il nous paraît important de tirer les
leçons de la gestion de ce centre.
Parce que le stockage des déchets y a
précédé la réglementation en la
matière, ce centre ne satisfait plus aux normes actuelles
concernant le stockage en surface. On y a stocké et
entreposé tout et n’importe quoi, sur les crêtes des
nappes phréatiques et sans aucune protection vis à vis
des intempéries. Pour les déchets les plus anciens,
l’inventaire est des plus fantaisistes et fort probablement en dessous
de la réalité. Mais le plus grave, est que les centres du
CEA se soient débarrassés rapidement de tous les
déchets gênants avant chaque durcissement de la
réglementation. La Commission Turpin l’a bien mis en
évidence à propos du plutonium. Ce délit
d’initié est extrêmement choquant car c’était dans
ce même organisme qu’étaient élaborées les
connaissances impliquant de revoir les procédures. Pas vu, pas
pris. Plus de 10% des volumes stockées sur le centre sont
d’origine étrangère malgré la loi française
qui interdit cette pratique.
De part les éléments à vie longue qu’il contient
en grande quantité et les toxiques chimiques, le Centre Manche
ne sera jamais banalisable et est là pour
l’éternité. Son statut se distingue donc du Centre de
l’Aube (qui ne reçoit que des déchets triés
respectant des critères stricts) et s’apparente plus à ce
que pourrait être un stockage souterrain à l’abri des
regards qui est supposé accueillir tous les déchets
gênants. La barrière géologique ne constitue qu’un
décalage temporel dans l’apparition des problèmes.
A cause de sa gestion empirique, il porte atteinte à
l’environnement. Suite à des incidents à
répétition qui viennent s’ajouter à un relargage
diffus en continu, les nappes phréatiques et de nombreux
exutoires sont fortement contaminés en tritium. Force est de
constater qu’une information sur cette pollution chronique a longtemps
manqué et encore aujourd’hui, un bilan précis de son
impact reste à faire. Pour autant, la situation pourrait
s’aggraver à long terme car les emballages des déchets
les plus anciens, qui contiennent aussi les éléments les
plus nocifs, ne sont pas garantis sur de si longues périodes.
Lorsqu’une nouvelle contamination sera détectée, il sera
trop tard.
Cependant, il n’est pas prévu de démanteler ce centre,
même partiellement. L’argument généralement
avancé, outre le coût économique, est que le risque
sanitaire lié à l’opération serait
supérieur au risque lié à son impact sur
l’environnement. Surtout, il n’y a pas d’autre solution pour les
déchets extraits qui ne sauraient être acceptés au
Centre de l’Aube. Il est donc plus confortable pour les
opérateurs du nucléaire et les pouvoirs publics de
considérer ce problème comme réglé.
Comment léguer alors ce centre aux générations
futures ? Comment en transmettre la mémoire si même notre
génération ne sait plus ce qu’il contient exactement ?
Surtout, comment leur permettre d’avoir une opinion sur son avenir qui
diffère de celle qui est prévue actuellement ? Ces
questions fondamentales doivent être prises en compte pour tous
les autres déchets radioactifs.
Cet exemple du Centre de Stockage de la Manche montre qu’une gestion
passive à long terme basée sur l’oubli est vaine. La
réversibilité supposée des stockages à
venir ne fait que reporter de quelques générations le
dilemme de la fermeture, sans le résoudre.
La protection des générations futures, fait l’objet d’un
consensus quand il s’agit de gestion des déchets
nucléaires. Mais dès qu’il s’agit de la
génération actuelle, le consensus disparaît... Le
public est le grand oublié du projet de loi sur les
déchets présenté par le gouvernement qui
méprise la consultation qu’il a lui même voulue. Or, si le
Centre Manche est un centre sans mémoire, c’est parce que sa
gestion était confinée et il est important de ne pas
renouveler ce huis clos.
Le bien-être des générations futures, pour
lesquelles le fardeau de la gestion des déchets doit être
limité, apparaît donc souvent comme un argument
utilisé sans réflexion pour faire accepter tout et
n’importe quoi. Leur laisser des moyens d’agir signifie garder la
mémoire de ce fardeau. Or, les exemples historiques montrent que
c’est grâce à la redondance de l’information gardée
sous plusieurs formes qu’elle peut être transmise de
générations en générations en faisant face
aux aléas. Il y a donc un impératif moral à
partager avec la population la connaissance sur les déchets
nucléaires. Les débats actuels sur le nucléaire
n’ont malheureusement pas mobilisé les foules car les citoyens
avaient le sentiment de n’avoir aucune emprise sur le processus de
décision. Pourquoi s’investir si les décisions sont
déjà prises ? Il importe donc de mettre en place un
mécanisme de démocratisation de la gestion des
déchets nucléaires pour en garantir la mémoire.
L’autre enjeu est de transmettre une mémoire qui traduit
honnêtement l’état des lieux, ce qui n’est pas le cas du
Centre Manche. Là encore, la démocratisation des
processus de décision avec une ouverture plus en amont, laissant
le temps à la société civile de s’approprier la
problématique est indispensable. C’est dans ce sens que tente
d’œuvrer l’ACRO depuis sa création.
En conclusion, la sauvegarde des générations futures en
matière de gestion de déchets nucléaires passe par
une meilleure gouvernance de la gestion actuelle, s’appuyant sur une
plus grande démocratie participative. Il serait dommage et
dangereux que le projet de loi actuel loupe ce coche pour dix ans
encore. D’autant plus qu’il y a malheureusement un immense retard
à combler et que les déchets comme ceux du Centre Manche,
dont le sort est officiellement réglé, sont encore
à prendre en compte.
Résumé de la 1ère partie : L’univers du Centre
de Stockage de la Manche
Le Centre de Stockage de la Manche a
été construit dans la partie Est de l’usine de
retraitement de La Hague, à un endroit qui s’appelle le «
Haut Marais », zone humide par excellence. C’est sans doute le
plus mauvais choix quand on sait que l’eau est le principal ennemi de
la sûreté. Les premiers déchets ont
été mis à même la terre, puis dans des
tranchées bétonnées, régulièrement
inondées. Certains de ces ouvrages ont été
démantelés, d’autres sont encore là, à la
crête des nappes phréatiques. La pratique ayant
précédé la réglementation, l’empirisme qui
a guidé l’édification de ce centre suscite
déjà de nombreuses inquiétudes qui devraient
s’aggraver dans l’avenir.
Les structures d’accueil et la qualité des déchets ont
évolué au cours du temps vers plus de rigueur. Mais,
avant chaque durcissement de la réglementation, le CEA a
renvoyé au CSM des déchets qui ne pourraient plus
être acceptés par la suite. Ce délit
d’initié est d’autant plus choquant que c’est dans ce même
organisme qu’étaient élaborées les nouvelles
règles. L’ACRO avait aussi dénoncé des pratiques
similaires juste avant la fermeture du site en 1994. De nos jours, le
centre Manche contient de nombreux éléments à vie
longue qui ne sont plus acceptés sur le centre de l’Aube qui a
pris le relais. Il y a notamment près de 100 kg de plutonium,
ainsi que de nombreux autres émetteurs alpha
particulièrement toxiques en cas de contamination. Si l’on
ajoute à cela les toxiques chimiques qui ne disparaîtront
pas avec le temps, dont près de 20 tonnes de plomb et une tonne
de mercure, le centre Manche ne pourra jamais être
banalisé. Au moment de sa fermeture, l’ANDRA annonçait
sans vergogne que ce centre pourrait être rendu à la
nature au bout de 300 ans et que la couverture était
définitive.
L’inventaire des déchets stockés n’est pas connu avec
précision. Durant les premières années, seuls les
bordereaux des expéditeurs faisaient foi. Une tempête a
effacé une partie de cette mémoire et les informations
concernant les premières années ne sont pas fiables.
Certaines structures d’accueil non plus et une partie des
déchets échappent au système de surveillance mis
en place. Un employé de l’ANDRA à la retraite va
jusqu’à évoquer des risques d’effondrement. En cas de
problème, ce sont les nappes phréatiques qui seront
touchées et il sera trop tard pour agir. Selon nos estimations,
ce sont plus de 10% des 527 217 m3 de déchets stockés qui
sont d’origine étrangère, en violation flagrante de la
législation française. Alors que la question du stockage
en surface est officiellement considérée comme «
réglée », il est légitime de s’interroger
sur l’avenir du centre Manche. Il est tout aussi nécessaire de
tirer les leçons de ses déboires pour les autres
déchets en attente de solution.
Sans la vigilance citoyenne des associations et les
révélations d’un lanceur d’alerte qui a envoyé
anonymement des documents à l’ACRO, c’est le plan de l’ANDRA qui
aurait été avalisé par les autorités. La
commission pluraliste qui a enquêté après les
révélations de l’ACRO en 1995 a estimé que ce
stockage est irréversible. En se basant sur une étude de
l’ANDRA, elle estime en effet qu’aucune reprise des déchets
n’est raisonnable en raison des coûts sanitaires et financiers.
Surtout, il n’existe aucune solution pour une partie de ces
déchets qui ne sauraient être acceptés au centre de
l’Aube.
Les exigences en matière d’environnement ont changé
durant les 25 années d’exploitation du centre Manche. Ces
exigences devraient évoluer encore plus sur des échelles
de temps impliquant plusieurs générations. La
réversibilité des stockages est donc une contrainte
morale qui découle du principe de précaution. Elle est
généralement pensée comme un moyen de rendre les
projets socialement plus acceptables par les autorités. Mais la
réversibilité n’est pas seulement un problème
technique et doit conduire à repenser entièrement la
gestion des matières radioactives de façon
démocratique. L’option d’un entreposage pérennisé
avait les faveurs du public lors du débat national, mais est
malheureusement ignorée par les autorités qui
préfèrent une stratégie basée sur l’oubli.
Il en est de même pour l’avenir du centre Manche. Il est
prévu, qu’après la phase de surveillance actuelle, une
nouvelle couverture soit mise en place afin de passer à une
phase plus passive. La décision de ne pas reprendre tout ou une
partie des déchets est basée sur des études de
l’ANDRA qui n’ont pas été contre-expertisées dans
le détail. Nous avons, vainement, demandé à la
commission de surveillance du centre de promouvoir la mise en place
d’une réflexion pluraliste qui aurait à se pencher sur
les risques évoqués avant de décider de fermer
définitivement le site. Cette revendication nous tient
particulièrement à cœur avant de décider de
léguer une telle menace aux générations futures.
Résumé de la 2ème partie : La pollution des
écosystèmes aquatiques par le tritium
Par le passé, la
Sainte-Hélène qui s’écoule non loin du Centre de
Stockage de la Manche (CSM) avait une teneur en césium-137, de
100 à 1000 fois plus élevée que dans les autres
cours d’eau voisins. Cette anomalie s’accompagnait de l’existence
d’autres produits de fission et de teneurs impressionnantes en
plutonium : les sédiments contenaient plus de 140 Bq/kg de
plutonium-238, soit 5000 fois plus que dans ceux du Rhône en aval
des installations de Creys-Malville (Superphénix). Le CSM en
était à l’origine. Depuis les causes ont
été maîtrisées et il ne subsiste plus que
les vestiges de ces anciennes pollutions massives.
Mais de tout temps, du tritium (hydrogène radioactif) fût
trouvé. Aujourd’hui encore, de nombreux cours d’eau,
aquifères, résurgences, puits sont concernés.
Dès l’ouverture du centre, on a voulu stocker de grandes
quantités de tritium. Dans 6 petites cases de l’ouvrage
dénommé TB2, l’équivalent de trois,
peut-être 15, années de rejets tritiés de
l’ensemble du parc électronucléaire français
actuel a été entreposé. Les estimations varient
avec les époques, soulignant la méconnaissance du contenu
des déchets.
Mais ce tritium n’a pas daigné rester à sa place, et ce
fût le point de départ, en octobre 1976, d’une
contamination massive des eaux souterraines et superficielles. Tout ce
qui pu être repris l’a été, et les quantités
stockés ont été réduites de manière
drastique.
Cet incident à mis en exergue, outre des dysfonctionnements et
une inadaptation du procédé de stockage, la diffusion du
tritium à travers les colis et ouvrages. Ce
phénomène, qui a débuté dès la
réception des premiers déchets tritiés, existe
encore de nos jours et cessera quand il n’y aura plus de tritium dans
les colis.
Parce que le gestionnaire du centre s’est refusé à
protéger correctement les déchets des intempéries
durant les 25 années d’exploitation, y compris durant la
période où il déployait des solutions sur son
centre de l’Aube, la situation s’est aggravée à La Hague.
La lixiviation des déchets par les eaux de pluie a
augmenté considérablement les relâchements.
Le CSM s’est donc toujours « vidé », et se «
vide » encore de nos jours, de son tritium par d’autres voies que
celle de la décroissance radioactive, principe fondamental de
l’élimination des déchets nucléaires. L’analyse
des données postérieures à 1986, les seules
disponibles, tend à suggérer qu’au moins 20% du tritium
stocké se seraient « évanouis » dans
l’environnement à la date d’aujourd’hui. Dans une note
datée du 18/12/92, le gestionnaire estimait même à
1850 TBq [130% de l’inventaire tritié du site (ndlr)]
l’activité perdue dans le sol à la suite de l’incident de
1976.
Libéré des ouvrages, ce tritium suit principalement les
voies naturelles de l’eau. Il tend à rejoindre les
aquifères sous-jacents mais également
l’atmosphère. Il est donc voué à être
« éliminé », d’une manière ou d’une
autre, par dilution et dispersion dans le milieu naturel. Dans
l’année qui suit l’incident d’octobre 76, la contamination des
eaux souterraines a pu avoisiner les 600 000 Bq/L et celle des eaux de
la Sainte-Hélène plus de 10 000 Bq/L. On pense le pire
passé. En 1983, on atteint 6 millions de Bq/L dans un
aquifère! Expérimentation ? Incident ? Accident ? Le
public et les riverains ne savent toujours pas. Tout comme à
l’époque ils ne savent pas qu’il est procédé
à des rejets dits « concertés » dans la
Sainte-Hélène, lesquelles conduisent en octobre 1982
à une contamination des eaux de l’ordre de 50 000 Bq/L.
Le dernier colis livré, la couverture mise en place, les
indicateurs témoignent alors de l’avènement d’un
processus d’amélioration de la qualité radiologique des
eaux souterraines.
En l’absence de rejets industriels ou d’aléas, la teneur des
eaux en tritium doit être de l’ordre de 1 Bq/L. Sur le plan
sanitaire, l’OMS considère depuis 1993 que les eaux
destinées à la consommation humaine ne devraient pas
avoir une teneur en tritium supérieure à 7800 Bq/L.
Quant à l’Europe, à partir de 1998, elle s’est
fixée pour objectif que ces mêmes eaux ne dépassent
pas 100 Bq/L.
En 2005, La pollution n’a pas encore disparu. Elle a globalement
diminué. Pour autant la contamination des eaux souterraines
contrôlées peut encore atteindre 190 000 Bq/L. Et 20% des
aquifères contaminés ne témoignent pas de la
diminution attendue si on conjugue la décroissance radioactive
au renouvellement des eaux. Fait étrange, certains tendent
même à augmenter.
Durant toutes ces années, la pollution par le tritium devient
insidieuse. Elle se répand géographiquement sur le
versant nord. Elle atteint des puits, des résurgences et les
principaux cours d’eau drainant le bassin versant. Actuellement, tous
les cours d’eau (les Roteures, la Sainte-Hélène et le
Grand Bel) ont en commun d’être contaminés par le tritium,
à des niveaux variables compris entre une dizaine et plusieurs
centaines de becquerels par litre. Pour les deux premiers, les
résurgences le long du premier kilomètre apportent des
eaux bien plus contaminées qu’elles ne le sont dans le cours
d’eau au même endroit. A quelques centaines de mètres en
aval de la source de la Sainte-Hélène, on mesurait
jusqu’à 700 Bq/L de tritium dans une résurgence en 2003.
Et cette situation contraste peu avec celle observée par l’ACRO
il y a une dizaine d’années, cette fois au pied d’une maison
familiale. Dans le cas du Grand Bel, pollué à la source,
là encore la concentration en tritium des eaux n’a pas
évolué depuis 1994 ! Elle est invariablement de 750
± 100 Bq/L à la source.
Les constats de ces dernières années posent question.
Pourquoi la contamination par le tritium n’a pas décru
drastiquement comme on aurait pu s’y attendre si on conjugue la
dilution et la décroissance radioactive ? Ne considérant
que le phénomène de décroissance radioactive, les
niveaux auraient dû diminuer de 50% par rapport à 1994. Or
il sont sensiblement les mêmes à certains endroits, ce qui
suppose que la quantité de tritium mobilisé a
augmenté.
Certes, les eaux des résurgences et de cours d'eau ne sont pas
utilisées directement pour la consommation humaine, mais elles
le sont pour le bétail et même le jardin. Dans le cas
d'une vache alimentée de manière chronique avec de l’eau
tritiée, des transferts existent vers le lait. Ils sont
confirmés dans La Hague lorsqu’on se réfère aux
contrôles effectués sur le lait par un autre
opérateur du nucléaire que l’ANDRA, cette dernière
n’effectuant aucun contrôle de cette nature et ce depuis le
départ. Et le bilan des transferts ne s’arrête pas
là. Le tritium, hydrogène radioactif, «
s’échange » et entre dans la composition de la
matière organique, donc de la vie. Chair, graisse,
légume, etc. peuvent être concernés. Les voies
d’atteintes à l’homme se multiplient alors. Faut-il encore
vouloir les connaître.
Apurer la pollution des écosystèmes aquatiques est une
nécessité morale. Il n’est pas acceptable de voir le
gestionnaire d’un centre de stockage de déchets
nucléaires démissionner devant un élément
radioactif comme le tritium qu’il n’a pu contenir sur son site et
l’abandonner au pied des maisons, au fond des champs. Il est
obligatoire a minima d’étudier, comme le demande l’ACRO, la
possibilité de recourir à la méthode
éprouvée du pompage dans la nappe avec rejet en mer dans
l’espoir d’obtenir une diminution progressive de la contamination des
eaux de surfaces et de gérer de manière
contrôlée et organisée les flux de
radioactivité artificielle en direction de l’environnement.
Rapport d'analyse
Dosage du tritium dans les eaux
souterraines pompées le 23 mai
2006 au niveau du piézomètre 113 à
proximité du centre de stockage de la Manche.
Echantillon
|
Concentration en Bq/L
|
début
de pompage
|
13 200
± 900
|
fin de
pompage
|
16 800
± 1 100
|
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le rapport d'analyse (138 ko)
Dosage du tritium dans les eaux souterraines suite à un
deuxième prélèvement effectué par
Greenpeace Hollande le 8 novembre 2006 au niveau du
même piézomètre.
Echantillon
|
Concentration en Bq/L
|
Première
cuillère
|
18 700
± 1 100
|
Deuxième
cuillère
|
18 100
± 1 100
|
Après
pompage 1000 L
|
18 100
± 1 100 |
| Après
pompage 2000 L |
20 000
± 1 200
|
| Après
pompage 3000 L |
20 200
± 1 300
|
| Après
pompage 4000 L |
20 600
± 1 200
|